Mutuelle santé pour chômeur : laquelle est la plus adaptée pour demandeurs d’emploi ?

La loi permet aux salariés au chômage suite au manque d’activité de l’entreprise de bénéficier du maintien de leurs garanties de mutuelle d’entreprise dans la limite de 1 an. Par ailleurs, les personnes au chômage suite à une compression d’effectifs ou une démission ont aussi droit à des aides qui leur permettent de payer les cotisations d’une mutuelle. Une question mérite toutefois d’être posée : quelle est donc la mutuelle la plus appropriée à une personne sans emploi ? On vous dit tout.
 

Notons d’abord qu’un chômeur indemnisé ou non par Pôle emploi peut maintenir ses droits du moment qu’il réside régulièrement en France. Dans le cas où il ne bénéficie pas des indemnisations de Pôle emploi, la PUMA (ancienne couverture maladie universelle) peut prendre en charge une partie de sa couverture santé.
Cependant, cette prise en charge est loin d’être suffisante. C’est la raison pour laquelle les chômeurs qui perçoivent des aides comme la CMU-C, l’ACS adhérent à une mutuelle santé complémentaire.
Voici les critères à prendre en compte pour une personne sans emploi qui souhaite souscrire à une mutuelle :

  • l’assurance santé complémentaire doit offrir un tarif compétitif.
  • le contrat doit offrir une couverture de base indispensables pour les postes de soins les plus courants comme l’hospitalisation, les consultations médicales (analyses, labo…) ainsi que les soins dentaires et optiques. Il est important de bien vérifier la garantie car, si elle est inutile, cela risque seulement de faire grimper la cotisation. Alors que l’essentiel est de bénéficier d’une assurance adaptée à coût pas cher.
  • avant la souscription au contrat, les détails comme le délai de carence (durée pendant laquelle les garanties du contrat ne s’appliquent pas), et le plafond de remboursement annuel sur certains postes sont également importants.
  • si la personne décide d’adhérer à une mutuelle offrant une couverture basique avec un remboursement à 100 %, il devrait ne pas consulter que les praticiens conventionnés pour éviter les dépassements d’honoraires non remboursés. Pour une consultation de 30 euros, par exemple, si le remboursement de la mutuelle est limité à 100 % de la BRSS, l’assuré aurait à payer les 5 euros restants.
  • il est également possible de se rattacher à la mutuelle d’entreprise de son conjoint ou de son partenaire pacs en tant qu’ayant droit. Le rattachement est également possible à la mutuelle individuelle de son conjoint. La première alternative est évidemment moins chère.
  • si l’intéressé a des problèmes de santé spécifiques, il aurait à choisir une couverture mutuelle « à la carte »qui prendra en charge ses dépenses santé courantes.

Remarque : si le chômeur a déjà une mutuelle santé individuelle avant son chômage, la compagnie d’assurance n’a pas le droit de résilier ce contrat. En revanche, il aurait à informer l’assurance de son changement de situation professionnelle.

 

Comme toutes les offres d’assurances en ligne, pour trouver la couverture la plus adaptée à son budget et à ses besoins, il est toujours recommandé de recourir à un comparateur de mutuelles. De plus, certaines mutuelles proposent une couverture plus étendue, mais avec une cotisation peu chère. Sur cette plateforme, nous avons mis en place un comparateur permettant de mettre en concurrence les divers contrats des mutuelles et sociétés d’assurances présents sur le marché. La comparaison est gratuite et elle se fait en quelques clics. Point besoin de recourir à un courtier pour décrocher le contrat le plus abordable. Il suffit par la suite de vérifier les détails comme le délai de carence, le plafond du remboursement, etc.

Même s’ils ne sont pas en activité professionnelle, les chômeurs ont besoin d’une bonne protection santé ce sera difficile de ne pas être protégé lorsque les frais de santé s’avèrent conséquents et qu’en plus, la personne ne perçoit aucun revenu.

 Que peut offrir la mutuelle ou l’assureur face à ce cas ? Est-il possible de continuer à bénéficier d’une complémentaire santé malgré le licenciement ? Quel est le prix de la cotisation pour cette catégorie d’assurés ? Y-a-t-il des formalités à remplir ?

 

Une nouvelle au profit de ces derniers est sortie le 1er juillet 2009, annonçant que les salariés licenciés peuvent continuer à bénéficier de leur mutuelle de groupe pour une durée déterminée, mais en respectant quelques conditions.

 

  • Quelles conditions ?

Ces droits de chômage concernent les salariés CDI et CDD pour la conservation de la mutuelle de l’entreprise. La durée de conservation des garanties de la mutuelle est de 1 à 9 mois maximum, mais cela dépend de la durée du contrat de travail dans l’entreprise. Exemple : si la durée de travail au sein de l’entreprise est de 4 à 5 mois, vous avez le droit de garder votre mutuelle pour une durée de 4 mois après la date du licenciement.

 

  • Quel coût pour le salarié licencié ?

Le salarié licencié est favorisé, puisque c’est toujours l’entreprise qui paie en partie la cotisation de la mutuelle. Ce dernier continue donc de bénéficier d’une couverture santé dont les garanties sont élevées (comme dans le cas des mutuelles d’entreprise). En tout cas, la cotisation qu’il doit verser est moins chère que s’il adhère à une mutuelle individuelle. Pour cela, il faudrait que l’ancien employé avance les 9 mois de cotisation, ce qui n’est pas acquis, vu que celui-ci se retrouve face à un problème financier. Entre temps, si l’employé trouve une nouvelle mutuelle ou un nouvel emploi, la totalité de ses cotisations avancées sera remboursée.
 

  • Quelles formalités à remplir ?

Il n’y en a aucune. Il faudrait juste que l’ancien employé informe son ancien employeur qu’il sera couvert par l’assurance chômage, c’est-à-dire qu’il continue de garder sa mutuelle santé. Il est aussi tenu à l’informer sur tout changement relatif à sa situation professionnelle tel que l’embauche dans une nouvelle entreprise, la fin des droits du chômage, etc.

Le fait qu’une personne soit au chômage ne veut pas pour autant dire que ses besoins en santé doivent être négligés. Au contraire, c’est d’autant plus important pour eux-mêmes si leurs revenus sont moins que suffisants. Il est ainsi plus prudent de souscrire à une mutuelle lorsqu’un cas de chômage se présente, même s’il est sûr de trouver un autre travail rapidement.

Si le chômeur n’a pas du tout les moyens qu’il faut, celui-ci peut prétendre aux aides de la CMU-Cou de l’ACS. Pour mieux choisir sa mutuelle adaptée, il est recommandé à une personne au chômage de faire usage d’un comparateur de mutuelle santé. En quelques minutes, les tarifs et les garanties des mutuelles partenaires et assureurs seront affichés. Ainsi, il serait plus facile de faire le choix sur l’offre de la mutuelle ou de l’assureur qui correspond à son budget et à ses besoins.

La nouvelle situation suite à un licenciement ou à une rupture conventionnelle est le chômage dont la période peut être plus ou moins longue selon les conjonctures. L’intéressé doit donc s’interroger sur la protection sociale. Le premier réflexe notable est de souscrire une mutuelle adaptée à la situation, surtout qu’il ne bénéficie pas des droits de portabilité de la mutuelle d’entreprise, pour une raison ou pour une autre. En tout cas, le nouveau chômeur peut ne pas s’inquiéter car l’Assurance Maladie a mis instauré des dispositifs afin de maintenir les prestations de santé et d’accéder à une assurance santé adaptée à la situation qui prévaut. C’est-à-dire que le chômeur peut continuer de bénéficier du remboursement de ses frais de santé, si son contrat a pris fin normalement.

Si le chômeur est indemnisé par le Pôle emploi, il jouit les mêmes prestations qu’avant la rupture, et ce, pendant la durée de l’indemnisation. Si le chômeur n’est pas indemnisé, il conserve les mêmes droits pendant une durée d’un an. Passé ce délai, il doit trouver une attestation de recherche d’emploi pour continuer à jouir lesdits droits.

Si le chômeur doit souscrire une complémentaire Santé durant la période sombre de sa vie, pendant les difficultés financières accrues, il peut bénéficier de l’aide au paiement d’une complémentaire Santé ou ACS, si son revenu est inférieur ou égal à 11 670€. Ce chiffre change s’il s’agit de deux ou de trois personnes en charge du chômeur. Le chômeur peut également bénéficier de la CMUC ou couverture maladie universelle complémentaire qui permet une prise en charge gratuite du reste à charge de l’assuré après indemnisation de la Sécurité Sociale. Le revenu du chômeur doit être inférieur ou égal à 80645€ pour une personne seule.