Thélem Assurances TNS : complémentaire santé pour chefs d’entreprise et professions libérales

Thélem assurances, société d’assurance mutuelle régie par le Code des assurances, propose des solutions de complémentaire santé accessibles aux travailleurs indépendants et professions libérales. Les sources actuelles distinguent une gamme responsable Intégrale et une gamme non responsable Primordiale, dont le niveau exact doit être confirmé dans le devis. Cette différence influence notamment l’accès au 100 % Santé et la fiscalité recherchée par certains TNS. L’expression « chef d’entreprise » ne suffit toutefois pas à déterminer le statut TNS : le régime social réel du dirigeant doit être vérifié avant la souscription.

Thélem assurances est juridiquement une société d’assurance mutuelle à cotisations variables régie par le Code des assurances, identifiée sous le SIREN 085 580 488 et soumise au contrôle de l’ACPR. Il est donc plus précis de parler d’« assureur mutualiste » ou de « complémentaire santé Thélem » que de qualifier l’entreprise de mutuelle relevant du Code de la mutualité.

Les contenus professionnels Thélem s’adressent notamment aux artisans, commerçants et professions libérales. Pour ces dernières, l’assureur indique étudier la protection santé en fonction du régime obligatoire du professionnel.

Le statut social reste déterminant. Un gérant associé majoritaire de SARL, un gérant associé d’EURL ou un associé de SNC peut notamment relever du régime TNS. À l’inverse, le président d’une SAS ou SASU relève normalement du statut assimilé salarié. En SELARL, le gérant majoritaire peut relever du statut TNS alors qu’un gérant minoritaire est assimilé salarié.

Le micro-entrepreneur peut également avoir besoin d’une complémentaire destinée aux indépendants, mais son régime fiscal ne permet pas la déduction de ses charges professionnelles pour leur montant réel. Pour approfondir les différences de statut et de couverture, consultez la page consacrée à la mutuelle santé des TNS et indépendants.

La complémentaire santé doit enfin être séparée de la prévoyance. Thélem Prévoyance est une entité distincte : l’arrêt de travail, l’invalidité, le décès, les capitaux ou le maintien de revenus ne constituent pas des remboursements de frais de santé.

Les sources de marché actualisées en 2026 continuent de référencer deux familles de complémentaire santé Thélem : Intégrale et Primordiale. Intégrale est décrite comme une gamme responsable et solidaire avec quatre niveaux, tandis que Primordiale est présentée comme une gamme solidaire mais non responsable avec trois niveaux.

Cette nomenclature doit toutefois rester confirmée par le devis et le tableau contractuel Thélem remis au TNS. Si la documentation proposée au souscripteur n’utilise plus ces appellations, il convient de raisonner simplement en couverture responsable et couverture non responsable plutôt que de maintenir artificiellement d’anciens noms.

La différence ne porte pas seulement sur le niveau de remboursement. Un contrat responsable respecte un cadre réglementaire précis et peut intégrer les obligations du 100 % Santé. Une formule non responsable n’est pas soumise aux mêmes contraintes et ne produit pas nécessairement les mêmes conséquences fiscales pour un indépendant.

Pour lire les garanties, un pourcentage exprimé en % BR ou % BRSS correspond à la base de remboursement de l’Assurance Maladie et non au prix facturé par le professionnel. Il faut également distinguer forfait en euros, montant par jour, plafond annuel, frais réels, montant par équipement ou par oreille et fréquence de renouvellement.

Un taux élevé ne signifie donc pas automatiquement absence de reste à charge. Il faut savoir si la part de l’Assurance Maladie est incluse, connaître la base applicable et rapprocher le remboursement du prix réellement facturé. Pour approfondir ces unités, consultez les garanties et remboursements d’une mutuelle TNS.

Thélem santé TNS : Intégrale et Primordiale à distinguer

Famille Architecture actuellement référencée Contrat responsable 100 % Santé Point à vérifier
Intégrale 4 niveaux, Intégrale 1 à 4 Oui selon les sources actuelles Oui dans le cadre réglementaire Niveau exact et tableau du devis
Primordiale 3 niveaux, Primordiale 1 à 3 Non selon les sources actuelles Non intégré comme dans la gamme responsable Garanties exactes et intérêt réel du tarif

La nomenclature Intégrale/Primordiale reste référencée par les sources de comparaison actuelles ; le devis et le tableau contractuel Thélem remis au TNS doivent confirmer la formule réellement commercialisée. Aucun taux ou forfait par niveau ne doit être déduit d’un comparateur tiers.

En hospitalisation, la documentation santé Thélem confirme historiquement l’existence de garanties portant notamment sur les honoraires, les frais de séjour, le transport, le forfait journalier, la chambre particulière et le lit d’accompagnement. Les montants, durées et limites applicables en 2026 doivent cependant être lus dans le tableau correspondant à la formule réellement proposée.

Le devis doit notamment permettre de vérifier les honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste, les frais de séjour, le forfait journalier, la chambre particulière, les éventuels frais d’accompagnant et le transport. Il ne faut pas reprendre comme valeur universelle un maximum de chambre ou d’honoraires provenant d’un comparateur.

Lorsque la grille distingue les médecins adhérant à l’OPTAM ou à l’OPTAM-CO des praticiens non adhérents, cette différence doit être conservée. Un niveau élevé en % BRSS peut malgré tout laisser un reste à charge important si les honoraires facturés sont très supérieurs à la base de remboursement.

Les règles applicables à une hospitalisation générale ne doivent pas être étendues automatiquement à la psychiatrie ou aux soins de suite et de réadaptation. Le nombre de jours de chambre particulière et les conditions du lit d’accompagnement doivent également être vérifiés dans le contrat.

Pour les soins courants, le tableau doit être lu séparément pour les généralistes, spécialistes, actes techniques, imagerie, analyses, auxiliaires médicaux, pharmacie, appareillage et transport. Un remboursement renforcé pour les spécialistes ne permet pas de déduire le taux applicable aux analyses ou aux soins paramédicaux.

Thélem rappelle également que la prise en charge peut être dégradée en dehors du parcours de soins coordonnés. Cette conséquence relève des règles du système de soins et ne doit pas être présentée comme une exclusion spécifique créée par l’assureur.

Pour approfondir ce poste sans importer de montants dans la grille Thélem, consultez la page sur l’hospitalisation des travailleurs non salariés.

En dentaire, une formule responsable doit distinguer le panier 100 % Santé, les actes à tarifs maîtrisés et les prestations à tarifs libres. Le devis doit également préciser les garanties applicables à l’implantologie, à l’orthodontie, à la parodontologie et aux éventuels plafonds annuels.

Implant, pilier et couronne sont trois éléments différents et ne doivent pas être assimilés. Pour les actes peu ou pas remboursés par l’Assurance Maladie, un éventuel forfait doit être identifié précisément. Pour approfondir ces dépenses, consultez la page sur la couverture dentaire des travailleurs non salariés.

En optique, il faut distinguer l’équipement de classe A entrant dans le panier 100 % Santé, les montures et verres à prix libres, les lentilles et la chirurgie réfractive. L’unité est essentielle : un montant peut concerner un seul verre, deux verres, la monture, l’équipement complet ou une période donnée.

Le renouvellement normal d’un équipement optique s’inscrit dans les règles réglementaires applicables, avec des exceptions notamment selon l’âge ou l’évolution de la vue. Un forfait observé sur un comparateur ne doit pas être présenté comme garantie contractuelle Thélem tant qu’il n’est pas confirmé dans le devis.

En audition, une couverture responsable doit distinguer les aides de classe I relevant du panier réglementé et les aides de classe II à prix libres. La périodicité réglementaire doit être vérifiée par oreille, et un montant exprimé par aide ne doit pas être transformé en forfait pour une paire.

Le 100 % Santé repose sur une prise en charge cumulée de l’Assurance Maladie et de la complémentaire dans les limites réglementaires. Si Intégrale est bien confirmée comme gamme responsable dans le devis 2026, ce mécanisme peut lui être associé. Une formule Primordiale confirmée comme non responsable ne doit pas être présentée comme soumise aux mêmes obligations.

Les fauteuils roulants et autres véhicules pour personnes handicapées relèvent d’un dispositif distinct. Depuis le 1er décembre 2025, les VPH entrant dans le nouveau cadre sont intégralement pris en charge par l’Assurance Maladie obligatoire, devenue financeur et guichet unique. Jusqu’au 30 novembre 2026, une période transitoire subsiste selon les dates et la cohérence de la prescription, du devis et de la facture. Il ne s’agit pas d’un « 100 % Santé fauteuil roulant ».

Les médecines complémentaires doivent être lues selon la formule réellement souscrite. Des sources spécialisées 2026 décrivent un forfait pouvant concerner notamment l’ostéopathie, l’étiopathie, la chiropraxie, l’acupuncture, la diététique et la psychologie, mais le tableau Thélem applicable au devis doit confirmer la liste des disciplines et le plafond.

Les mêmes sources indiquent que certaines formules, notamment Primordiale et Intégrale 1, peuvent ne pas bénéficier du forfait concerné. Cette information ne doit toutefois être publiée comme règle contractuelle définitive que si elle est retrouvée dans la documentation remise au souscripteur.

Lorsqu’une condition de référencement du professionnel existe, elle doit être conservée avec précision. Les bases spécialisées évoquent notamment des identifiants ou registres de type FINESS, ADELI ou RPPS selon la profession et le contrat. Il ne suffit donc pas d’écrire qu’un praticien est « diplômé » sans vérifier les conditions exactes.

Un forfait annuel ne permet pas non plus de déduire automatiquement un nombre de séances. Le remboursement dépend du prix de la consultation, du plafond global, des éventuelles limites par acte et de la reconnaissance du professionnel.

La psychologie doit être distinguée de la psychiatrie et de Mon soutien psy. Le psychiatre est médecin ; le psychologue peut éventuellement être couvert par un forfait complémentaire ; Mon soutien psy relève d’un dispositif de l’Assurance Maladie avec des psychologues conventionnés.

En septembre 2026, Mon soutien psy prévoit généralement un entretien d’évaluation et jusqu’à 11 séances de suivi par année civile, avec accès direct possible à un psychologue conventionné. Depuis le 12 juin 2026, cette limite est supprimée pour les mineurs atteints d’une ALD hors ALD 23 lorsque les séances s’inscrivent dans leur protocole de soins. Cette exception ne concerne pas l’ensemble des assurés.

Carte Blanche est le réseau de soins encore référencé avec Thélem par des sources de comparaison récentes. Il doit être présenté comme un réseau de professionnels partenaires pouvant proposer, selon les conditions en vigueur, tiers payant, services ou tarifs négociés. Carte Blanche n’est ni l’assureur ni une garantie de remboursement supplémentaire.

Le tiers payant limite l’avance de tout ou partie des frais chez certains professionnels selon les droits de l’assuré. La télétransmission facilite quant à elle les échanges entre l’Assurance Maladie et la complémentaire. Ni l’un ni l’autre ne garantit que toutes les dépenses sont intégralement remboursées.

Un service de télémédecine est documenté dans la complémentaire santé Thélem ; son opérateur et ses modalités doivent être vérifiés dans la notice actuelle. D’anciens contenus mentionnent un opérateur précis, mais il ne doit pas être présenté comme partenaire 2026 du contrat TNS sans confirmation récente. Une téléconsultation ne garantit pas non plus la délivrance d’une ordonnance.

La documentation santé décrit également des prestations d’assistance, par exemple une aide ménagère, la garde d’enfants, la garde d’animaux ou la livraison de médicaments. Ces services sont liés à des événements prévus par la notice, comme une hospitalisation ou une immobilisation selon le cas ; leurs durées, plafonds et déclencheurs doivent être contrôlés.

Thélem dispose enfin d’un espace assuré et de services de gestion à distance. Des contenus Thélem documentent notamment le suivi des remboursements, la gestion des contrats et l’accès à certaines attestations, sans qu’il soit nécessaire d’inventer des fonctionnalités santé supplémentaires.

Services santé Thélem : fonction et point de vigilance

Service Fonction À vérifier
Carte Blanche Réseau de professionnels partenaires Périmètre et avantages actuels
Tiers payant Limiter l’avance de frais Professionnels et postes couverts
Télétransmission Échanges avec l’Assurance Maladie Activation et régime obligatoire
Télémédecine Consultation médicale à distance Opérateur 2026 et modalités
Assistance Aide après certains événements Déclencheurs, durées et plafonds
Espace assuré Suivi et gestion du contrat Fonctionnalités santé actuelles

Un réseau de soins, un service d’assistance et un remboursement contractuel correspondent à trois notions différentes. Les services peuvent faciliter l’accès aux soins ou réduire certains coûts sans modifier automatiquement les plafonds du tableau de garanties.

La qualité de travailleur indépendant ne suffit pas à rendre automatiquement une complémentaire Thélem déductible. Pour les garanties de remboursement de frais de maladie concernées par l’article 154 bis du CGI, il faut notamment vérifier le statut TNS, le régime fiscal et le respect des conditions du contrat responsable.

Si le devis confirme qu’Intégrale correspond toujours à une couverture responsable et éligible au dispositif fiscal, les cotisations concernées peuvent être traitées dans le cadre applicable sous réserve de la situation personnelle du TNS. À l’inverse, une formule Primordiale confirmée comme non responsable ne doit pas être présentée comme ouvrant automatiquement droit à la même déduction santé.

La formulation correcte est la suivante : lorsque le statut du TNS, son régime fiscal et le contrat remplissent les conditions prévues par la loi, les cotisations éligibles peuvent être déduites du bénéfice ou revenu professionnel imposable.

Il s’agit d’une déduction de l’assiette imposable, et non d’une réduction directe d’impôt, d’un crédit d’impôt, d’un remboursement fiscal ou d’une économie garantie.

Pour le plafond concerné par l’article 154 bis, la formule repose sur 7 % du PASS + 3,75 % du bénéfice imposable, sans pouvoir dépasser 3 % de huit PASS. Le PASS 2026 est fixé à 48 060 € et le PMSS à 4 005 €.

La borne maximale théorique correspondante atteint 11 534,40 €. Cette valeur constitue un plafond absolu théorique et non une somme automatiquement déductible : le disponible réel dépend notamment du bénéfice imposable, des cotisations déjà prises en compte et de la situation fiscale du professionnel.

Le micro-entrepreneur ne déduit pas ses charges professionnelles pour leur montant réel. Il peut souscrire une complémentaire Thélem, mais ne doit pas être présenté comme bénéficiant de la même déduction individualisée qu’un TNS soumis à un régime réel.

Le même principe de vérification s’applique aux professions libérales : l’intitulé professionnel ne suffit pas à établir l’avantage fiscal. Pour approfondir le dispositif général, consultez la page consacrée à la fiscalité Madelin des travailleurs indépendants.

La première vérification porte sur le statut social réel. Être chef d’entreprise ou exercer une profession libérale ne permet pas, à lui seul, de conclure au statut TNS. Cette qualification conditionne notamment le traitement fiscal recherché.

Il faut ensuite identifier la formule exacte proposée et vérifier si elle est responsable ou non responsable. Les appellations Intégrale et Primordiale restent référencées par des sources actuelles, mais le devis et le tableau Thélem en vigueur doivent confirmer la nomenclature et le niveau réellement commercialisés.

En hospitalisation, il faut contrôler les frais de séjour, honoraires, dépassements, distinction OPTAM/non-OPTAM, forfait journalier, chambre particulière et accompagnant. Pour les soins courants, généralistes, spécialistes, analyses, imagerie et auxiliaires médicaux doivent être lus séparément.

En dentaire, il faut distinguer panier réglementé, tarifs maîtrisés, tarifs libres, implants, orthodontie et plafonds. En optique, la monture, les verres, l’équipement complet, les lentilles et la périodicité doivent être vérifiés. En audition, il faut séparer classe I et classe II et conserver l’unité « par oreille » lorsqu’elle est prévue.

Les médecines complémentaires nécessitent également un contrôle de la formule, des disciplines, du plafond et des professionnels admis. Les services Carte Blanche, tiers payant, télémédecine et assistance doivent rester séparés des garanties financières proprement dites.

Enfin, le devis doit permettre de vérifier les exclusions, éventuels délais de carence, cotisation, services réellement disponibles et éligibilité fiscale. Une formule disposant de plafonds plus élevés n’est pas automatiquement la plus adaptée : le choix dépend du coût, des besoins de santé et de la situation sociale et fiscale du TNS.