Santé seniors après 50 ans : la perte de mémoire

Les atteintes mnésiques peuvent apparaître au fur et à mesure qu’une personne avance en âge. Chez le senior, le début de la perte de mémoire commence par le trouble d’inattention. Il oublie par exemple ses clés ou les noms de ses petits enfants. Ces signes peuvent être des oublis sans gravité. Mais si la personne âgée a fréquemment du mal à se souvenir d’un fait récent, ou à récupérer un événement passé, cette perte de mémoire doit être prise au sérieux. Tour d’horizon sur les symptômes, les causes et le traitement de cette pathologie.

La mémoire est la faculté de conserver les informations, les idées antérieurement acquises et les souvenirs des événements anciens et récents. Ainsi, si une personne oublie certains faits mais il parvient à s’en souvenir lorsqu’on lui donne des indices, il s’agit plutôt d’un problème de récupération. Cela pourrait être du à un trouble d’enregistrement d’une partie du cerveau responsable de mémoire. Une incidence qui pourrait survenir à cause du poids d’âge. Mais si malgré les indices, le sujet n’arrive pas à retrouver le souvenir, il s’agit réellement d’une perte de mémoire. Ce trouble de mémoire se traduit souvent par un oubli des événements biographiques importants dans sa vie et il pourrait être dû à une maladie (exemple maladie d’Alzheimer). En général, le trouble de stockage de mémoire apparaît avec le grand âge à partir de 60 à 70 ans et cette détérioration se fait d’une manière progressive. On distingue trois niveaux de cette pathologie :

  • la perte de mémoire rétrograde : le patient oublie les souvenirs antérieurs au début de sa pathologie ou les événements anciens.
  • le trouble de mémoire antérograde : le sujet âgé n’arrive pas à retenir les informations qu’on vient de dire. Il pose alors la même question mais oublie tout de suite la réponse qu’on lui fournit. L’amnésie ne touche en principe que les faits récents car le souvenir des faits anciens est intact.
  • le trouble de mémoire lacunaire : cet oubli des événements dure quelques heures pendant une crise épileptique par exemple. Mais les autres souvenirs sont conservés.

Bon à savoir : le trouble de mémoire diffère de trous de mémoire car ceux-ci peut arriver à tout un chacun. En effet, lorsqu’une personne a trop de stress, ou elle est surchargée de travail ou est anxieux, ces états émotionnels défavorisent le processus mental de rappel de souvenirs. Elle manque d’attention et sa fatigue perturbe la mémorisation. En revanche, le trouble de mémoire n’est pas une simple panne de rappel occasionnel des événements. Ce sont des oublis fréquents qui engendrent des problèmes dans la vie au quotidien.

Le sujet âgé qui souffre de perte progressive ou aigüe de mémoire peut perdre la notion de temps et de l’espace. Il ne sait plus la date du jour et les dates de naissance de ses enfants ni de l’écoulement du temps. Cet oubli pourrait survenir brutalement à la suite d’un traumatisme crânien.
Dans ce cas, l’incident s’accompagne souvent d’un état anxieux, agité et une accélération du rythme de paroles du patient. Mais dans le cas des oublis qui arrivent d’une façon chronique, il s’agit peut-être d’une maladie. Cette dernière peut avoir évolué au fil des années. Un des symptômes en est la désorientation du patient. Il fait signe de trouble de langage, de trouble de souvenirs et d’équilibre associés à des problèmes d’organisation. Cet état pourrait se dégrader vers la perte d’autonomie, ce qui peut nécessiter une assistance permanente.
La perte mnésique peut être d’origines diverses :

  • elle pourrait provenir d’une réaction de l’organisme à la prise de certains médicaments comme les somnifères, les analgésiques, les anxiolytiques etc. Ces médicaments sont susceptibles d’altérer le travail de la mémoire. Cela est d’autant plus possible que la personne avance en âge.
  • le stress, la grande inquiétude, la dépression, un trop grand fatigue, un passé douloureux peuvent également réduire la performance de la mémorisation. Il en est de même du manque de sommeil, ou de maladie comme le syndrome d’apnée du sommeil
  • A la suite d’un AVC, le patient pourrait également perdre la notion d’espace et du temps. Cela pourrait durer quelques heures ou quelques jours. Un symptôme qui s’accompagne d’une difficulté d’élocution.
  • les troubles de mémoire permanents peuvent être causés également par des pathologies cérébrales, une forme de démence dégénérative comme la maladie d’Alzheimer. Tandis que l’épilepsie est responsable d’une amnésie passagère.
  • le diabétique souffrant de diminution de taux de glucose dans le sang et qui est sous traitement d’insuline peut également souffrir de trouble de mémoire. Il en est de même pour les patients souffrant d’insuffisance rénale ou cardiaque dont le cerveau n’est pas suffisamment irrigué d’oxygène et d’éléments nécessaires à son bon fonctionnement.
  • enfin, les causes nutritionnelles et toxiques sont aussi susceptibles d’entrainer cette dégradation de souvenir des informations récentes ou passées. Cela concerne le patient souffrant de carence de vitamine, les alcooliques et les drogués, les personnes sujettes à des intoxications au monoxyde de carbone.

Il convient de rappeler d’abord que la mémoire d’une personne de 50 ans n’est pas aussi bonne qu’un jeune de 20 ans. Car au fil des ans, les cellules, les neurones subissent les effets de vieillissement. Le traitement dépend de la forme de désorientation du senior de plus de 50 ans. Pour tester la mémoire, le médecin ou le spécialiste fait des tests basés sur des listes de mots à souvenir et à restituer selon un certain ordre. Si le patient se rappelle de ces mots, il s’agit d’un problème de récupération. Mais dans le cas contraire, le médecin peut faire un examen détaillé du cerveau avec des IRM pour confirmer son diagnostic et éliminer toute autre cause. C’est au médecin ou au spécialiste de juger si les conditions cognitives du patient sont graves et quelles sont les mesures à prendre.
Par ailleurs, il est bon aussi de noter que cet affaiblissement des fonctions cérébrales de la mémoire peut être évité. Pour ce, il est conseillé de surveiller sa santé et son alimentation. Ainsi, le senior de plus de 50 ans qui a un problème du diabète, de cholestérol et de pression artérielle devrait faire un bilan sanguin au moins une fois par an et prendre régulièrement sa tension. Il en est de même pour ceux souffrant d’apnée de sommeil. Pour avoir une meilleure oxygénation du cerveau, il lui est également nécessaire de suivre un régime alimentaire équilibré (céréales, légumineuses, produits laitiers…) et riche en oméga 3 (sardines, thon…). Les fruits et légumes doivent se trouver en quantité suffisante dans l’alimentation (au moins 5 fruits et légumes).

Le sommeil suffisant de 8 h par jour aide également l’esprit à récupérer sa vitalité. Afin d’améliorer la qualité de sommeil, la personne âgée ne devra pas aussi rester devant l’ordinateur ou regarder la télé au-delà de 21 h. Naturellement, les breuvages excitants comme l’alcool, le café sont à proscrire le soir pour éviter les réveils nocturnes. Enfin, il est conseillé également de pratiquer un sport ou une activité physique afin d’améliorer sa qualité de sommeil. Les activités sportives comme la marche, la natation, le tai chu chuan etc. aident à maintenir ses performances physiques et intellectuelles.