Santé des seniors : le tremblement

Cette pathologie est notamment attribuée à l’âge avancée ou à des facteurs héréditaires . Elle s’aggrave sur le long terme Il existe le tremblement essentiel et celui dû à la maladie de Parkinson Le premier concerne 5 % des seniors âgés de plus de 65 ans et se définit par son apparition dans les deux membres supérieurs et la tête de la personne atteinte. Le tremblement parkinsonien, quant à lui se différencie point par point de ce tremblement essentiel. Zoom sur cette pathologie, son traitement et ses préventions.

Rappelons d’abord que ce type de maladie prévaut dans tous les continents du monde. Les statistiques dépendent du niveau de traitement médical de chaque pays et de l’âge de sa population. Car cette pathologie apparaît souvent chez les sujets âgés. Mais il existe de cas rares de sa présence chez les sujets jeunes de 20 ans, dans ce cas, ces personnes sont susceptibles d’en développer à partir de 65 ans. Son origine est due à des circonstances émotionnelles. Le sujet a l’air nerveux. L’évolution de la maladie est progressive mais elle pourrait aussi survenir soudainement à la suite d’une intervention chirurgicale, ou d’un traumatisme psychologique. Le tremblement essentiel (TE) touche les deux membres supérieurs. Il commence d’abord à la main, et aux doigts puis l’autre côté est aussi touché. Le patient éprouve alors de difficulté à remplir ou à signer un chèque, ou à porter la cuillère à sa bouche. Il ne peut pas aussi faire un geste qui nécessite un effort d’attention et il se plaint d’instabilité lorsqu’il descend des escaliers. Au bout de quelques années, le tremblement touche le cou. Il ne provoque pas de gêne pour le patient mais on peut le remarquer. La tête et la voix du sujet sont également atteintes. Lorsqu’il chante, il peut apercevoir un léger tremblement de sa voix. Ce symptôme survient le plus souvent chez les femmes et peut arriver avant le tremblement de la main.
En ce qui concerne le tremblement parkinsonien, il est défini comme un tremblement de repos. Il arrive donc lorsque les muscles sont relâchés. Il s’observe sur les mains et les doigts du sujet. Mais les pieds, les lèvres et la mâchoire peuvent également être touchés. En revanche, le cou en est épargné. Son déclenchement peut arriver à la suite d’une sonnerie ou d’une porte qui s’ouvre. D’autres signes accompagnent le tremblement : augmentation de la tonicité de muscles, lenteur de mouvements.. Les zones touchées augmentent au fur et à mesure que la maladie évolue. Il existe également de forme mixte de TE et tremblement parkinsonien.
On distingue 4 stades de l’évolution de TE. A son début, les signes sont discrets. Il est difficile de les distinguer. Au deuxième stade de son évolution, le TE survient du matin au soir d’une manière peu étendue et sans que cela retentit sur le fonctionnement motrice de la personne. Toutefois, le patient peut avoir du mal à enfiler une aiguille. A son troisième stade, la pathologie provoque un handicap fonctionnel. Le sujet atteint ne parvient plus à écrire convenablement, à boire une tasse, à boutonner sa chemise, à faire de calcul mental etc. Dans sa forme la plus aigüe qui est heureusement moins fréquente, le malade est fortement handicapé par le tremblement qui touche ses bras et ses épaules. Il ne parvient plus à faire de gestes les plus simples. A ce tableau s’ajoutent la dépression et l’angoisse. Les signes de cette maladie apparaissent souvent au réveil et avant ou après l’effort physique de la personne atteinte. Les émotions ou la prise de certains médicaments comme les corticoïdes, ou les médicaments contre la dépression sont favorables au développement du tremblement. La caractéristique essentielle de ce type de tremblement et qu’il ne touche pas l’équilibre ou le tonus du muscle à l’inverse du tremblement parkinsonien qui fait perdre l’équilibre à la personne atteinte.
Dans l’ensemble, les signes évocateurs du TE s’aggravent lentement. Le tremblement s’amplifie au fil des ans et s’étend sur d’autres parties du corps. Aussi, au début, on observe un tremblement de l’attitude du sujet, mais lorsque la maladie évolue, la maladie impacte sur les actions du sujet. Par ailleurs, la fragilité physique et psychologique favorise la survenue de cette pathologie.
Bon à savoir : les tremblements peuvent débuter à tout âge, mais il survient souvent à l’âge avancé. Pour éviter la dégénérescence de la TE en tremblement parkinsonien et dans un cas aigu, le senior doit faire régulièrement de visite médicale. Pour éviter les dépenses santé dans le traitement des maladies liées au vieillissement comme le tremblement, il est conseillé au sujet âgé de se souscrire auprès d’une mutuelle santé senior. Cette souscription lui permet de bénéficier d’un meilleur remboursement en cas de traitement ou d’intervention chirurgicale.

Les facteurs génétiques sont établis dans les mutations de cette maladie. Le rôle des produits toxiques de l’environnement est également étudié par les chercheurs comme causes du tremblement. Aussi, ces derniers ont identifié un niveau important de neurotoxines pour les sujets souffrants de tremblement aigu. Cela est causé par la consommation excessive de viande de bœuf, de porc et de poulet. L’abus de l’alcool, de la caféine pourraient aussi causer la dégradation du cervelet qui pourrait être à la base du TE. Les médecins ont identifié une concentration de plomb dans le sang chez les seniors âgés souffrants de TE aigus. Enfin, le dysfonctionnement de la thyroïde, les effets secondaires de certains médicaments pourraient également déclencher le tremblement. A noter que pour diagnostiquer la maladie, les médecins font l’étude des symptômes et font un examen neurologique ou examen du cerveau. Celui-ci permet l’élimination d’autres causes du tremblement. Sinon, aucun test d’analyse de sang ou d’examen d’urine permet de déterminer le TE.

Le traitement de ces deux types de tremblement diffère. Dans tous les cas, l’automédication est à éviter. Pour le TE par exemple, il ne nécessite pas forcément la prise de médicaments. D’autant plus qu’il n’existe pas de thérapie efficace qui guérit ou arrête sa progression. Le traitement permet seulement de réduire l’amplitude des signes afin de permettre au patient d’être plus agile dans sa tâche au quotidien. Le médecin traitant peut préconiser le recours aux beta-bloquants comme le propanolol si les signes sont sévères. Il peut aussi prescrire le primodone qui est un sédatif utilisé dans le traitement de l’épilepsie. Si ces traitements ne permettent pas d’atténuer les tremblements, le médecin peut aussi ajouter d’autres médicaments utilisés dans le traitement d’épilepsie comme le topiramate, le léviteracem ou des médicaments dans le type de benzodiazépine. Enfin, si tous ces médicaments s’avèrent inefficaces, le professionnel de la santé peut tenter les médicaments pour traiter la psychose comme la clozapine par exemple. Au cas où le patient ne tolèrerait pas ces médicaments alors que les symptômes sont graves, il reste la technique de la simulation cérébrale profonde et le recours aux ultrasons focalisés de haute tension. La première technique est utilisée dans le traitement de la maladie de Parkinson. Ces deux alternatives permettent de réduire efficacement les tremblements.
Pour conclure, le tremblement essentiel n’est pas une maladie grave mais elle peut devenir handicapante dans l’exécution des activités de la vie quotidienne dans des cas sévères.