Santé des seniors : troubles mnésiques névrotiques

Les troubles mnésiques et névrotiques ont une prévalence assez importante chez les sujets âgés bien que toutes les tranches d’âge de la population peuvent en souffrir. Les problèmes mnésiques se caractérisent par une impossibilité à se rappeler et à garder en mémoire un souvenir, une situation fréquente chez les personnes névrotiques qui ont des crises d’angoisse, d’hystérie ou de phobie. Cependant, ces problèmes peuvent également se manifester suite à des causes congénitales, des crises de nerfs (IMC) ou à un traumatisme crânien. Le développement de la pathologie d’Alzheimer ainsi que la consommation de boissons alcooliques pourraient également provoquer l’amnésie et la névrose. Explications.

La mémoire possède un nombre important de structures de cerveau. La lésion d’un circuit appelé hippocampo-mamillo-thalamo-singulaire entraîne un dérèglement du fonctionnement de la mémoire. En effet, ce circuit stocke et code les données. Chez les personnes présentant ce type de trouble, le stockage et le rappel mnésiques sont perturbés, ce qui fait que les informations sont perdues et elles n’arrivent plus à les réutiliser ou à les évoquer. On peut diviser les troubles de mémoire chez les patients en quelques types bien distincts.

L’amnésie antérograde
Il y a le syndrome de Korsakoff qui est fréquent chez les alcooliques chroniques. Le sujet a du mal à élaborer ses souvenirs récents s alors que les souvenirs anciens ne sont pas effacés.

L’amnésie rétrograde
Dans l’amnésie rétrograde, il ne se rappelle plus des faits anciens au début de sa maladie.

L’ictus amnésique
Dans l’ictus amnésique, un trouble de mémoire plus courant chez les seniors âgés de 50 à 70 ans, le patient ne parvient plus à se rappeler des choses qu’il vient de faire. Il ressasse les mêmes questions et refait les mêmes choses. Par contre, le senior se rappelle de son nom et de son identité. Heureusement que ce trouble bénin disparaît après quelques heures et ne laisse qu’une amnésie lacunaire.

L’amnésie lacunaire
Ce quatrième type de trouble est défini par une perte de mémoire à cause d’une perte de conscience, un problème de confusion ou un état épileptique.

Ces types de pathologies pourraient survenir chez les personnes alcooliques, chez les sujets âgés qui ont des crises d’hystérie ou de trouble de confusion ainsi que chez les patients qui souffrent de syndrome démentiel. Le recours à un traitement comme les antidépresseurs tricycliques, l’électrochoc, les médicaments contre les convulsions, les médicaments dans la catégorie de benzodiazépines peuvent également causer ces problèmes. Afin de déterminer le niveau de trouble de mémoire, le médecin traitant peut utiliser la méthode WAIS ou le test de rétention visuelle de Benton.

Quoi qu’il en soit, jusqu’à ce jour, les chercheurs n’ont pas encore pu trouver des médicaments qui améliorent ou augmentent la mémoire. En revanche, il est possible de diminuer les symptômes graves par l’utilisation des antidépresseurs ou des anxiolytiques. Dans tous les cas, lorsque le sujet âgé semble perdre la mémoire pendant un certain laps du temps ou plusieurs fois au cours de la journée, il serait prudent d’aller chez son médecin traitant qui diagnostiquera (ajouter : rapidement) les causes du trouble.

La souscription à une mutuelle senior est aussi une solution bénéfique pour les personnes âgées car cette assurance lui permet d’avoir un remboursement de ses dépenses de soins et traitements. Les comparateurs mutuelles seniors en ligne aident également à dénicher la mutuelle santé qui propose le rapport prestations tarif le plus satisfaisant.

La névrose est une pathologie caractérisée par des troubles nerveux sans lésions organiques pendant laquelle le sujet atteint est toujours conscient. Ce qui la différencie de la psychose. Le terme s’est substitué aux troubles névrotiques lesquels englobent entre autres les troubles obsessionnels compulsifs (TOC), les troubles anxieux et phobiques.

La névrose d’angoisse
Les névroses dues à l’angoisse sont les plus fréquentes. Le patient a des crises d’angoisses (TOC). Il a l’impression d’être serré dans un étau ou il a peur de devenir fou, de contracter une maladie grave, d’être sans secours etc. Cette crise peut se déclencher sans aucun facteur. Elle s’accompagne desymptômes tels que les palpitations, l’oppression au niveau du thorax, la sensation d’étouffement, les vertiges, lestremblements, les douleurs au niveau de l’abdomen ainsi que les spasmes. Il pourrait également vomir.

Pendant la durée de la crise de quelques heures ou de quelques minutes, il est agité, dépersonnalisé. Il présente également un trouble de conscience. La consommation excessive de l’alcool et la prise des anxiolytiques peuvent compliquer les troubles. Les crises pourraient même conduire au suicide. D’autres troubles comme l’hystérie, la phobie peuvent également apparaître. Les maladies telles que l’hypertension artérielle, l’asthme ou l’ulcère gastrique aggravent également la névrose d’angoisse.

La névrose phobique
En ce qui concerne la névrose phobique, il s’agit également d’un trouble nerveux qui pourrait apparaître chez les personnes avancées en âge bien qu’elle soit fréquente chez les jeunes femmes. Elles ont alors une crise d’angoisse qui se manifeste par la peur d’une situation qui ne présente pas un caractère dangereux. Elles ressentent cette peur lorsqu’elles vont partir de leur domicile, traverser la route ou entrer dans les lieux publics.

La névrose hystérique
La névrose hystérique, un autre type de trouble névrotique qui survient le plus souvent chez les femmes jeunes ou âgées est une sorte de trouble causée par des problèmes psychiques, somatiques, problème de dépendance etc. Le sujet aspire à accaparer l’attention. Il se plaît à dramatiser et à modifier le rôle de son interlocuteur. Il s’agit souvent de patient égocentrique, impulsif, intolérant à la frustration, n’hésitant pas à faire des crises de larmes ou de scènes pour faire entendre raison à son auditoire. Ces syndromes peuvent être causés par une dépendance affective, une envie insatiable d’être protégé et d’être réassuré ou par des troubles sexuels. Le sujet évite les rapports sexuels sans plaisir physique ou au contraire, il érotise ses rapports avec ses semblables.

Les signes d’aggravation de ce type de troubles sont la décharge d’émotions d’une manière théâtrale, la pâleur ou l’arrêt brutale de l’activité motrice. Des troubles moteurs tels que la paralysie d’un bras ou la paralysie généralisée, la surdité ou la cécité, les spasmes de la digestion, de la respiration et des voies urinaires pourraient survenir si les troubles ne seront pas traités.

La névrose traumatique
Les patients âgés pourraient également souffrir d’une névrose traumatique. Le sujet pourrait être témoin, acteur ou victime d’un événement traumatisant qui constituait un risque pour son intégrité physique. Cela peut être une guerre, un accident de la route, une explosion, un viol ou une maltraitance etc. Dans ce cas, les souvenirs l’envahissent continuellement et il a l’impression de revenir dans le passé pour revivre son vécu. Les cauchemars et les illusions le rendent hyper vigilants. Ils ont aussi un battement accéléré du cœur et des sursauts.

Dans tous ces types de troubles névrotiques et mnésiques, la consommation d’alcool, de cannabis ou le recours aux anxiolytiques aggravent les syndromes. Le diagnostic d’un médecin ou d’un psychiatre s’avère nécessaire pour aider la personne à sortir de ces troubles. Le professionnel de santé pourrait préconiser la psychothérapie ou un traitement antidépresseur dans le but de soulager les crises d’angoisse. L’entourage du patient âgé joue un rôle important dans l’atténuation de ces symptômes grâce à son assistance.

Les troubles névrotiques sévères peuvent être assimilés à des troubles graves de la personnalité et du comportement. Dans contexte, on peut utiliser diverses terminologies, à savoir :

  • troubles anxieux graves,
  • troubles profonds de la personnalité du genre paranoïaque,
  • dyssociale,
  • schizoïde,
  • anorexie mentale ou troubles du comportement alimentaire,
  • troubles addictifs graves,
  • dysharmonies évolutive, etc.

Les troubles névrotiques sévères sont classés dans la liste d’ADL 23 ou affection psychiatriques de longue durée.

Les manifestations sévères de troubles mentaux assimilés aux troubles névrotiques sont exonérées du ticket modérateur. En d’autres termes, le patient bénéficie du reste à charge zéro lorsqu’il engage des frais de soins. La Sécurité Sociale reconnaît l’exonération du ticket modérateur d’un patient démontrant des manifestations de type hystérique, de type obsessionnel, de type phobique, de type anxieux avec l’impossibilité de réaliser des projets, etc.

En tout cas, l’exonération du ticket modérateur requiert 3 ordres de critères médicaux, à savoir : le diagnostic de l’affection, l’ancienneté de l’affection et les conséquences fonctionnelles de l’affection. Le cadre juridique de ces critères médicaux est expliqué dans le Décret n° 2011-74-75-77 du 18/01/2011 et le n° 2011-726 du 24/06/2011.

En rapport au parcours de soins psychiatrique de longue durée, les troubles névrotiques graves, au même titre que d’autres affections psychiatrique de longue durée, ne bénéficient pas d’exonération de ticket modérateur si la durée de l’affection psychiatrique est inférieure à un an au moment de la demande, et encore moins s’il n’y a pas de conséquences fonctionnelles majeures sur la vie quotidienne du patient. A noter que les psychiatres conventionnés du secteur 1 peuvent être remboursés à 100% par la Sécurité Sociale pour les patients en ALD. Pour ceux du Secteur 2 ou non conventionné, les dépassements d’honoraires et le reste à charge sont pris en charge par le patient et sa mutuelle santé.