Mutuelle santé senior : le cancer de la prostate

Différentes pathologies peuvent apparaître au fur et à mesure qu’avance l’âge. Le cancer de la prostate pourrait par exemple survenir à partir de 50 ans chez la gent masculine. Les facteurs génétiques, environnementaux, alimentation et le mode de vie peuvent être incriminés dans la survenance de cette pathologie. Pour rappel, le cancer fait partie des ALD bénéficiant de la prise en charge de l’Assurance-maladie à 100 %. Tour d’horizon sur les symptômes, les causes et les mesures préventives pour éviter l’apparition de cette pathologie mortelle.

Ce type de cancer représente la deuxième cause de décès par cancer chez l’homme. Elle touche notamment les sexagénaires mais l’âge moyen de diagnostic est de 70 ans et le décès à 80 ans. La plupart des cancers de la prostate sont des adénocarcinomes qui siègent dans les cellules du tissu de revêtement de la prostate.
En général, cette maladie ne produit pas de symptômes à son stade initial. Un homme portant cette pathologie pourrait ainsi ne pas avoir des troubles urinaires du fait de la distance entre la prostate et l’urètre. Mais ce n’est que lorsque la pathologie atteint un stade assez évolué que les signes comme les difficultés urinaires, la présence de sang dans l’urine ou dans le sperme ou les besoins fréquents d’uriner apparaissent. Le patient pourrait aussi ressentir une douleur au moment d’uriner et d’engourdissement dans les pieds. Lorsque la maladie est à un stade avancé, les douleurs s’étendent au niveau de l’anus et du rectum et provoquent des coliques néphrétiques. De plus, si la pathologie entraîne des métastases ou un envahissement de la tumeur d’autres parties du corps, l’état général du patient montrera des dégradations. Il perd l’appétit, maigrit et se sent toujours fatigué. Il peut aussi avoir des douleurs osseuses ou des raideurs au niveau des hanches et des cuisses et des douleurs lors de l’éjaculation. La toux qui ne disparaît pas malgré la prise des médicaments et l’essoufflement pourrait également indiquer la présence de cette affection. A noter que ces symptômes peuvent signifier le développement d’autres maladies comme l’adénome ou l’hypertrophie bénigne de la prostate.
Remarque : si la tumeur conduit au blocage de l’urètre, le patient pourrait avoir une insuffisance rénale. Et si la grosseur maligne comprime la moelle épinière, la maladie pourrait se compliquer et causer la perte de contrôle de la vessie.

  • La prédisposition génétique est souvent en cause dans l’apparition de cette maladie. Les personnes qui ont un membre de la famille ayant été victime du cancer de la prostate sont plus à risques. Les personnes qui portent de gènes BRCA1 et BRCA2 sont aussi prédisposées à cette pathologie. Selon les résultats de recherche, la race africaine est également plus à risque que les Caucasiens, contrairement aux Asiatiques qui sont les moins touchés par cette maladie. Toutefois, les Chinois et les Indiens qui migrent en Europe sont risquent autant de contracter ce type de cancer que les Européens. Ce qui pourrait laisser croire que les facteurs héréditaires ne sont pas les seules causes de cette maladie. Le régime alimentaire pourrait aussi augmenter le risque. L’alimentation riche en gras, en viande rouge et en viandes transformées (charcuterie, saucisse…) pourraient aussi favoriser le développement de cette affection.
  • La surcharge pondérale est un autre facteur entraînant le développement de ce type de cancer. Le fait d’avoir des affections non traitées de la prostate ou une inflammation de la prostate constitue également un risque accru lors de l’apparition de cette maladie.
  • La morphologie et l’environnement professionnel pourraient aussi prédisposer un patient à cette affection. Les recherches ont confirmé que les hommes de grande taille et ceux évoluant dans un milieu professionnel à risque comme l’exposition au cadmium, aux dérivés de caoutchouc et aux pesticides présentent un risque plus élevé de la survenance de cette affection.
  • enfin, les grands consommateurs d’alcool, ceux qui ont des éjaculations fréquentes et ceux qui ont subi une vasectomie figurent également parmi les personnes à risque.

Le dépistage de cette affection commence quelquefois par le toucher rectal. Lors du toucher, le médecin constate des nodules durs avec des contours non réguliers. Mais il existe aussi des cas où le cancer n’est pas palpable surtout s’il est à son stade initial. Pour corroborer le diagnostic, le professionnel de la santé effectue le dosage sanguin du PSA. Si le taux n’est pas normal, cela pourrait indiquer la présence d’un adénome, d’un cancer ou d’autres affections de la prostate. Si le taux s’élève rapidement, cela pourrait signifier un cancer mais s’il évolue lentement, cela indiquerait la présence d’un adénome. Le dosage annuel du PSA et le toucher rectal aident ainsi à détecter l’apparition de cette maladie. Ce dépistage est souvent une démarche individualisée et conseillée par son médecin traitant.
Si la consultation montre des grosseurs au toucher ou un taux élevé du PSA lors du dépistage, les biopsies de la prostate permettent de confirmer le diagnostic. Le médecin pourrait aussi prescrire une échographie de la prostate. Si les biopsies indiquent la présence de la tumeur maligne, le médecin oriente le patient vers un scanner de l’abdomen et du pelvien ou une IRM par voie rectale. En cas de métastases dans les os, le médecin pourrait prescrire une scintigraphie osseuse.
Selon l’évolution de la tumeur et l’âge du patient, le médecin pourrait choisir l’ablation de la prostate ou de la pulpe des testicules, la radiothérapie externe ou l’implantation des grains radioactifs dans la prostate. Le médecin pourrait aussi orienter le traitement vers la chirurgie assistée par le robot, le traitement hormonal, le traitement par ultrasons focalisés de haute intensité ou la cryochirurgie en fonction du développement de l’affection. Le traitement hormonal recourt aux médicaments comme les inhibiteurs des hormones LH-RH, les anti-androgènes stéroïdiens etc.
A noter que le traitement des hormones associé à la chirurgie ou à la radiothérapie est plus efficace qu’un traitement hormonal seul.

La sécurité sociale rembourse le traitement de cette maladie qui figure parmi les 30 ALD exonérantes. Toutefois, la prise en charge n’inclue pas les dépassements d’honoraires qui sont fréquents lors de la consultation d’un spécialiste, les frais de transport et les autres traitements de maladies en parallèle avec cette maladie (exemple, estomac, intestin…). A cela s’ajoutent la participation forfaitaire de 1 euro, le forfait hospitalier journalier, la chambre particulière..
Pour bénéficier d’une assurance santé qui complète ce remboursement incomplet, il est conseillé au senior de souscrire à une mutuelle santé. Cette complémentaire santé vise à pallier l’absence de prise en charge de la sécu pour certains postes de soins.
Afin de trouver la mutuelle santé senior la plus abordable en termes de coût et de garantie, le futur souscripteur peut recourir à l’outil de comparateur de mutuelles en bas de ce site. Cet outil gratuit les aide à mettre en concurrence en quelques clics les offres de mutuelles seniors sur le marché. Après avoir trouvé la mutuelle moins chère, il lui suffit de vérifier les détails comme le tiers payant, la rapidité du remboursement, le délai de carence…