Santé seniors après 60 ans : prescriptions des ordonnances de sport

Les études ont révélé que la pratique d’une activité physique est bénéfique pour les seniors. Non seulement elle ralentit le vieillissement et les garde en forme, mais elle permet aussi à leur organisme de produire des substances antidouleurs. La mesure sortie le mois de mars 2016 permettant au médecin traitant de prescrire une ordonnance de sport appuie cette recommandation. Cette mesure intéresse-t-elle les seniors ? Quelles sont les activités physiques préconisées ? Le point.

Les Français ont compris depuis longtemps l’importance des activités physiques. C’est pour cette raison que ladite mesure sur la prescription des ordonnances de sport a plutôt été bien accueillie par les Français. Selon les chiffres avancés par le baromètre Sport-santé de la FFEPGV, plus d’1 tiers des Français questionnées ont reçu un conseil de leur médecin sur la pratique d’une activité sportive. 72 % des patients qui ont reçu la recommandation de leur médecin ont mis immédiatement en pratique ce conseil. 31 % d’entre eux continuent dans cette voie. Le nombre des médecins qui prescrivent les ordonnances de sport a aussi augmenté de 8 % selon l’enquête. En 2015, ils étaient 28 % à préconiser cette pratique pour devenir 36 % 3 ans plus tard.

Le problème réside, toutefois, dans le fait que nombreux des médecins ne précisent pas quel type d’exercice d’endurance est compatible à l’âge et à l’état de santé du senior. Or, un sport inadapté peut entraîner des problèmes aussi graves qu’un traitement médicamenteux inapproprié. Quoi qu’il en soit, il est évident que les activités ne nécessitant pas des trop d’efforts sont les plus recommandées pour les seniors de plus de 60 ans. Parce qu’après cet âge, une part importante des sujets âgés ont l’habitude de prendre quelques médicaments par jour dû à divers soucis de santé. En effet, les seniors à partir de 60 ans sont sujets à la baisse de leurs fonctions physiques (perte osseuse, faiblesse de la masse musculaire, etc.) et immunitaires.

Les médecins privilégient les sports doux pour les personnes âgées de plus de 60 ans. La marche et la natation figurent en première place des activités les plus recommandées. Parce qu’elles n’auront que peu d’impact sur l’aggravation de la santé des patients. Au contraire, elles leur sont bénéfiques car, elles contribuent à la préservation de la masse musculaire et à lutter contre le surpoids. En effet, il faut dire que le plus important pour les seniors de plus de 60 ans, c’est de ne pas perdre du poids car cela entraîne le risque de dépendance physique.

L’excès du poids peut aussi causer les complications telles que les maladies cardio- vasculaires, le diabète, l’excès de cholestérol etc. L’essentiel est donc une adaptation thérapeutique suivie des exercices physiques adaptés à l’âge et à la santé de la personne. Selon les chiffres de FFEPGV, 65 % des médecins prescrivent la marche ou la promenade tandis que 45 % d’entre eux conseillent de la natation. La pratique du vélo suit ces deux activités physiques. 34 % des prescriptions conseillent cette activité. En revanche, seules 15 % des prescriptions recommandent le ressassement mental du corps via le stretching et le yoga. Les seniors ont donc le choix sur la pratique sportive qui lui convient le mieux. Mais une étude a démontré que le fait de sortir chaque jour, que ce soit pour promener son chien, ou faire la marche réduisent le risque de mortalité pour les personnes âgées. Et cela ne dépend pas de la condition sociale, de l’état de santé ou de la force physique du sujet concerné.

Si les médecins prescrivent non seulement les médicaments, mais aussi l’enrichissement de l’alimentation et l’ordonnance de sport, c’est qu’ils ont compris que ces trois formules ne peuvent pas être séparées dans le traitement. En effet, si le senior âgé ne privilégie pas une alimentation enrichie en énergie, en protéines, en fruits, légumes et calcium (sans toutefois augmenter le volume), il pourrait ressentir une fatigue s’il est sous traitement.

La conservation de ses bonnes aptitudes physiques dépend en partie du contenu de leur assiette. Plus leur régime alimentaire est riche et sain, plus ils retrouvent vite leur vigueur grâce à la pratique sportive. L’activité sportive comme la marche ou la natation permet en effet de garder la force musculaire qui tend à s’affaiblir avec l’âge. Elle préserve également l’autonomie de la personne et l’aide à lutter contre la perte d’appétit, un phénomène assez fréquent chez les sujets âgés qui vivent seuls. La pratique régulière d’un sport permet également à un senior âgé de surveiller son poids car l’obésité peut s’installer s’il ne bouge pas souvent de chez lui, alors qu’il a un appétit d’ogre.

Les médecins indiquent une heure de marche ou de natation par jour pour maintenir un bon état de sa santé. Évidemment, une personne ayant une santé défaillante ne peut pas marcher plus d’une vingtaine de minutes chaque matin. Elle a toutefois la possibilité de reprendre les exercices de marche après le déjeuner ou avant le coucher du soleil. A cet effet, la marche droite le long d’une ligne lui est conseillée. Lors de ses exercices, le senior devrait être à l’écoute de son corps. S’il sent qu’il n’arrive pas à monter les escaliers, il lui faut trouver une autre activité moins éprouvante. Il ne devrait pas aussi oublier de boire sa ration hydrique de 1,5 l minimum par jour et de consommer des aliments bénéfiques pour la santé. Dans tous les cas, le senior de plus de 60 ans devrait consulter son cardiologue ou son médecin traitant avant d’entreprendre des exercices physiques. Cela afin de s’assurer que sa santé peut tenir le coup. Par ailleurs, le sport aide l’organisme à lutter contre le vieillissement et les douleurs. Quand il est associé à un régime nutritionnel adéquat (légumes, fruits, vitamine D, calcium, pas d’alcool, moins de sel et du sucre etc.), les effets positifs seront visibles.

Les ordonnances de sport délivrées par les médecins pour les seniors de plus de 60 ans concernent la pratique des exercices physiques comme la marche ou la natation. Si ces exercices sont associés avec un traitement thérapeutique et diététique adapté, un ralentissement de l’évolution de certaines maladies dues au vieillissement pourrait en résulter.

La prescription d’une activité sportive adaptée sur ordonnance a été institutionnalisée depuis le mois de Mars 2017. Telle mesure est conçue pour reconnaître le sport comme étant un médicament, notamment à l’endroit des personnes attaquées par une affection longue durée ou ALD.

Des étapes sont à suivre pour la prescription d’une APA (Activité Physique Adaptée) dans le but de respecter le parcours de soins qui donne droit à des remboursements des dépenses engagées. En effet, il faut commencer par se rendre chez le médecin traitant qui utilise un formulaire dédié à la prescription. Le formulaire véhicule entre autres le type de professionnel d’encadrement, la durée des séances, le risque médical, et toutes autres préconisations adaptées à la pathologie et à la capacité physique du patient. Possiblement, le médecin peut recommander un bilan fonctionnel initial dont l’objectif est de bien préciser le parcours de soins. A noter que, malgré l’encadrement législatif de l’APA, la Sécurité Sociale ne prend pas en charge les frais y afférents. Pour éviter de régler soi-même l’intégralité des dépenses liées à l’activité sportive adaptée, il existe deux possibilités  de prise en charge, à savoir la prise en charge partielle ou intégrale par certains acteurs locaux et la prise en charge partielle ou intégrale par la complémentaire santé senior.

Le premier type de prise en charge propose des aides pour financer les APA où l’agence régionale de santé et des conseils départementaux ou communaux contribuent pour une durée de 3 ans sur la base d’une tarification solidaire. Le 2ème type de prise en charge doit être négocié auprès de la mutuelle santé proposant une telle garantie. Tout est possible si la mutuelle comprend que l’APA pratiquée régulièrement permet de limiter les rechutes de 40% et d’améliorer la survie de 40% également.