Mutuelle entreprise : les maladies professionnelles dues au sulfocarbonisme

L’assurance maladie rembourse certaines pathologies et affections contractées en service s’ils répondent aux critères de reconnaissance du régime général. Ces maladies professionnelles sont notamment dues à des gestes répétitifs au travail, aux rayonnements thermiques ou ionisants et aux vapeurs et poussières de certains produits chimiques toxiques. Les risques psychiques résultant du contact avec le sulfocarbonisme font partie des maladies prises en charge par la sécurité sociale. Le point sur les conditions pour bénéficier la réparation financière ainsi que les mesures préventives à mettre en place.

Le sulfure de carbone est utilisé pour dissoudre ou fabriquer des substances organiques dans l’industrie pharmaceutique, dans la vulcanisation des caoutchouc ou dans la fabrication des insecticides. Les travailleurs exposés au sulfure de carbone peuvent souffrir de syndrome divers : problèmes digestifs, psychiques, neurologiques etc). A dose élevée, l’exposition peut causer la mort de la victime car il altère le système nerveux. A dose faible, il peut provoquer des atteintes neurologiques. Ceux qui font état des troubles neuropsychiques peuvent bénéficier de la réparation financière du régime général sous réserve de répondre aux critères de prises en charge. Ceux-ci se trouvent dans le tableau numéro 22 du régime général.
Voici les détails pour bénéficier de cette prise en charge :

  • les travailleurs concernés sont ceux qui préparent, manipulent ou emploient le sulfure de carbone et ses dérivés. Les maladies reconnues sont les symptômes aigues neuro-psychiques comme les vomissements, les diarrhées, délires, migraines et douleurs violentes de l’estomac. Le délai de la prise en charge pour ces signes cliniques est de 30 jours.
  • les travailleurs qui préparent la viscose et la fabrication utilisant la régénération de la cellulose via la décomposition de la cellulose sont concernés par les troubles psychiques aigues avec délires fictifs et confusion mentale bénéficient aussi d’une prise en charge de 30 jours.
  • les travailleurs qui extraient le souffre, ou qui font la vulcanisation à froid du caoutchouc en dissolvant le chlorure de souffre dans le sulfure de carbone, quant à eux, bénéficient d’une prise en charge de 1 an s’ils font état de problèmes psychiques chroniques comme la dépression.
  • les cas de polynévrites et névrites des travailleurs qui préparent la dissolution de caoutchouc dans le sulfure de carbone sont aussi pris en charge pendant 1 an.
  • Enfin le cas de névrite optique des ouvriers employant le sulfure de carbone comme dissolvant des résines, des cires, des matières grasses et d’autres substances bénéficient d’une prise en charge pendant 1 an.

Le régime agricole reconnaît aussi l’intoxication par le sulfure de carbone dans son tableau numéro 8 RA avec les mêmes durées de prise en charge. Les personnes assurées concernées sont celles qui manipulent et emploient le sulfure de carbone pour dégraisser le matériel agricole ou pour traiter les sols et les cultures. Ceux qui utilisent ce produit dans le stockage des produits agricoles sont également concernés.
Remarque : les préjudices physiques qui ne répondent pas à ces risques précis et à ces conditions de travail n’ouvrent pas droit à une indemnisation mais seulement aux prestations de l’assurance maladie. Pour bénéficier d’un remboursement plus satisfaisant de ses dépenses médicales, il est conseillé de souscrire à une mutuelle santé. En effet, la complémentaire santé a pour vocation de compléter la prise en charge de l’assurance-maladie. L’adhérent peut d’ailleurs choisir un remboursement optimal pour une garantie spécifique correspondant à ses besoins.
Il existe de nombreuses mutuelles et compagnies d’assurance qui proposent cette assurance complémentaire pour tous profils : salariés, TNS, professions libérales, seniors, étudiants etc. Pour dénicher celle qui propose le coût le prix abordable, vous pouvez recourir au comparateur mutuelles présent sur notre site. Cet outil est conçu pour faciliter la recherche d’une assurance santé complémentaire moins chère. Grâce à cet outil gratuit, il n’est plus besoin de se déplacer pour comparer le coût des contrats mutuelles sur le marché. N’hésitez pas à comparer rapidement en quelques clics votre assurance santé complémentaire.

Lorsque l’affection correspond à la désignation et aux manifestations indiquées ci-dessus, le patient doit apporter des preuves qu’il est exposé à ce risque. Les syndromes doivent être constatés pendant le temps d’exposition au risque ou pendant la prise en charge du régime général.
Pour bénéficier de la prise en charge, le patient doit faire une déclaration en 3 exemplaires et en déposer deux à la caisse d’assurance maladie. Cette déclaration doit expliquer les conditions de travail et la maladie professionnelle contractée en service. Un certificat médical rédigé par le médecin traitant doit accompagner cette déclaration. La caisse d’assurance maladie transmet ensuite une déclaration et un exemplaire de certificat médical à l’inspecteur de travail. Elle a 3 mois pour statuer sur le caractère professionnel de l’affection et 3 mois supplémentaires s’il lui faut mener une enquête en complément. Puis, elle remet une feuille de soins au patient pour la prise en charge des dépenses médicales. La reconnaissance d’une maladie professionnelle ouvre droit à des soins gratuits lors du recours au praticien ou au pharmacien et de versement d’indemnités journalières dès le premier jour de l’arrêt de travail jusqu’à la reprise du travail ou la guérison.

D’abord, on parle de troubles neuropsychiques lorsque l’une des fonctions du cerveau comme l’attention, le raisonnement, le langage, le mouvement, les perceptions visuelles ou auditives d’une personne est déficiente. Cela entraîne des symptômes comme l’état dépressif, la céphalée, les troubles de mémoire ou le manque de contrôle qui altère la qualité de vie au quotidien. Selon les recherches, la gent féminine est plus sujette à ces troubles. Les personnes qui consomment du tabac et qui sont en contact permanent avec les produits contenant le sulfocarbonisme et les autres produits toxiques sont aussi prédisposées à ces problèmes psychiques.
Les mesures préventives à préconiser consistent à respecter la règlementation sur le maintien des équipements de travail pour les travailleurs exposés au sulfure de carbone. Le chef d’entreprise doit aussi imposer des mesures de sécurité pour chaque poste et un contrôle du respect des consignes de sécurité. La sensibilisation des salariés sur la lutte contre le tabagisme, l’alcoolisme et les erreurs de l’alimentation aide également à prévenir la prédisposition à ces troubles. Dans tous les cas, les salariés exposés à ces risques professionnels doivent faire une visite médicale annuelle pour vérifier leur état de santé.

Le traitement habituel des lésions neuropsychiques tourne autour de l’usage des médicaments que ce soit des médicaments antipsychotiques, des antidépresseurs ou autres. Cependant, leur pertinence et l’efficacité de traitement médicamenteux restent encore faibles. C’est pourquoi le médecin traitant conseille le changement du régime alimentaire, le sevrage tabagique et l’arrêt du travail afin de maximiser les effets thérapeutiques des médicaments. Le recours à la psychothérapie est aussi conseillé dans le cas de dépression. Associé à un traitement médicamenteux, cette mesure thérapeutique s’avère plus efficace.
Bref, afin de bénéficier d’une prise en charge adéquate surtout lors d’un recours à un spécialiste qui pratique de dépassements d’honoraires, ou lors d’un traitement thérapeutique de médecine douce, il est utile de souscrire à une mutuelle santé.