Santé des seniors  : la sclérose en plaques

L’âge avancé est souvent synonyme de diverses pathologies neurologiques. La sclérose en plaques fait partie de ces affections provoquant la dégénérescence du système nerveux mais cette maladie n’affecte pas uniquement les personnes âgées. En effet, elle peut toucher aussi les jeunes femmes de 20 à 40 ans. L’assurance maladie propose une prise en charge à 100 % de cette pathologie mais le forfait hospitalier et les dépassements d’honoraires sont toujours à la charge du patient. La souscription à une mutuelle santé senior s’avère intéressant pour bénéficier d’un remboursement plus complet de ses dépenses santé. Tour d’horizon sur les symptômes, les causes, le traitement de cette maladie ainsi que l’utilité d’une mutuelle santé senior.

Cette maladie auto-immune détruit progressivement l’enveloppe protectrice des nerfs du cerveau ainsi que la moelle épinière. Les syndromes de cette pathologie peuvent varier d’un patient à un autre en fonction de la zone du système nerveux atteinte par les plaques.
Les signes indicateurs de la présence de cette pathologie sont les suivants :

  • problème de vision : le patient a une vision double ou perd totalement ou partiellement la vue à cause de l’atteinte de nerfs optiques qui produisent des douleurs des yeux. La fréquence de ce cas est 20 %.
  • difficultés à faire des mouvements accompagné d’une perte d’équilibre et d’une grande fatigue.
  • le patient peut aussi avoir des tremblements à cause de ses jambes et de la faiblesse de sa main, de ses bras… ce qui pourrait conduire à la perte de coordination des mouvements et aux difficultés de la marche.
  • le patient peut aussi avoir des troubles voire une perte de mémoire et une difficulté à se concentrer
  • les symptômes comme les troubles urinaires, les troubles sensitifs comme l’impression de rigidité au niveau du bras, de l’abdomen du thorax, ou la sensation de chaud ou de froid etc. pourraient également apparaître.

Ces troubles n’apparaissent pas du jour au lendemain. Il faut souvent plusieurs jours à quelques mois voire années pour voir la progression par poussées de ces symptômes ou leur éventuelle disparition.
A noter par ailleurs que les symptômes de certaines maladies comme la tumeur du cerveau, la maladie de Lyme, l’insuffisance circulatoire du cerveau, la neuromyélite optique s’apparentent à la sclérose ne plaques. Seuls le diagnostic et les examens complémentaires peuvent réellement indiquer s’il s’agit ou non de cette maladie.

Cette maladie neurologique est causée par la destruction de la gaine de myéline, l’enveloppe protégeant les fibres nerveuses du cerveau. Ce qui provoque les lésions du système nerveux. Ces lésions se propagent dans le cerveau et dans la moelle épinière et le nerf optique. La dégénérescence du nerf intervient après la cicatrisation de la plaque. L’évolution de la maladie se traduit par l’apparition de nouvelles plaques ou la croissance des plaques déjà existantes.
Les chercheurs ont par ailleurs indiqué un certain nombre de facteurs de risque comme le fait de vivre dans les régions tempérées froides comme la Norvège, les facteurs génétiques ou encore la consommation du tabac.
La sclérose en plaques évolue par poussées en 3 niveaux avec la phase initiale qui alterne les poussées et le stade de répit, la phase secondaire progressive apparaissant au bout d’une dizaine d’années de l’apparition de la maladie, et la forme progressive d’emblée qui apparaît sur 15 % des cas. Cette forme est plus fréquente chez les personnes âgées de plus de 40 ans et peut se dégénérer en handicap.

Il n’est pas facile pour un senior de découvrir par lui-même les symptômes de cette pathologie. En général, c’est son entourage qui remarquera la multiplicité des signes inhabituels. Dans ce cas, l’établissement d’un diagnostic d’un neurologue est nécessaire. Celui-ci repose sur les signes cliniques et les examens complémentaires. Pour ce, le médecin traitant peut demander au patient de faire un examen ophtalmologique complet. Il peut aussi l’orienter vers l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) qui permet de visualiser l’état des régions du cerveau. Il peut aussi préconiser la ponction lombaire afin de savoir s’il y a une hausse des immunoglobulines (IgG). Cela indique une inflammation du système nerveux à cause de la présence d’une affection.
Concernant le traitement de la sclérose en plaques, le médecin peut mettre en place un traitement des poussées, un traitement de fond ou traitement des symptômes. Dans le premier cas, il recommande l’usage des médicaments corticoïdes suivi de repos et de kinésithérapie. Dans le traitement du fond qui s’applique souvent pour la phase initiale et la phase secondaire progressive, le médecin préconise l’utilisation des inflammatoires (immunomodulateurs et immunosuppresseurs) afin de ralentir l’évolution par poussées de la maladie. Et dans le traitement symptomatique des formes progressives, le médecin cherchent des moyens permettant d’atténuer les symptômes qui nuisent à la vie au quotidien du patient. A noter cependant qu’aucun traitement ne permet de guérir complètement cette maladie.
En complément de ces traitements, le patient devrait aussi suivre des séances de rééducation (kinésithérapie, ergothérapie, massage etc.) . Ces séances l’aide à améliorer rapidement sa qualité de vie tout en préservant son autonomie.

La sclérose en plaques fait partie des affections de longue durée (ALD) remboursées par l’assurance-maladie. La couverture du régime obligatoire inclut les traitements et soins en relation avec la pathologie (examens, consultations, hospitalisation, traitement de poussées, de fond, traitement symptomatiques, transports, aides techniques …). Cependant, comme la plupart des maladies remboursées par la caisse d’assurance maladie, le patient aurait à sa charge le forfait hospitalier s’il n’a pas souscrit à une assurance santé complémentaire. L’assurance-maladie ne prend pas aussi en charge les dépassements d’honoraires pratiqués par les professionnels de santé.
Par ailleurs, en cas d’invalidité, le patient aura à adresser à la CPAM en présentant un certificat médical. Le médecin remet un formulaire à remplir à la personne atteinte et à l’aidant, Le patient transmet ce formulaire au médecin puis ce dernier conseiller une pension d’invalidité selon l’état du patient.
Dans tous les cas, il est recommandé de souscrire à une mutuelle santé senior dès qu’on atteint un certain âge. Cette assurance santé complémentaire permet en effet de bénéficier d’un meilleur remboursement des actes non remboursés par la Sécurité sociale comme le forfait journalier, les dépassements d’honoraires, certains actes de médecines douces etc.
Afin de dénicher la mutuelle santé senior la plus intéressante en termes de rapport qualité-prix, les intéressés peuvent recourir à l’outil de comparateur de mutuelles en bas de ce site. Cet outil libre et sans engagement les aide à trouvee en quelques clics l’assureur proposant le contrat santé répondant à leurs contraintes budgétaires et à leur besoins. Il suffit seulement par la suite de vérifier d’autres détails comme le délai de carence de l’application des garanties, la possibilité ou non de l’accès aux réseaux de soins, la rapidité du remboursement, les services ou prestations inclus dans la garantie etc.

Comme on l’a déjà dit, le traitement permettant de guérir la SEP est inexistant. Cependant, il est possible de prévenir son apparition en maintenant un poids de santé idéal, en exposant la peau au soleil pendant une quinzaine de minutes par jour ,et en consommation plus d’aliments contenant la vitamine D.