Mutuelle santé senior : la maladie de Huntington

Différents troubles moteurs et psychiatriques mortels dont certains sont d’origine génétique pourraient apparaître à partir d’un certain âge. La chorée de Huntington fait partie de ces pathologies. Cette maladie est caractérisée par la dégénérescence graduelle des cellules touchant les capacités fonctionnelles de la personne atteinte. L’assurance-maladie prend en charge le remboursement de cette affection incurable. Pour bénéficier d’une meilleure prise en charge afin de ralentir l’évolution de cette pathologie peu répandue, il est recommandé de souscrire à une mutuelle santé senior. Dans cet article, nous allons voir les symptômes, les causes, les traitements et les remboursements de cette affection.

Huntington à qui on doit cette affection est le premier médecin ayant décrit les signes indicateurs de cette affection au cours du 19ème siècle. Toutefois, la première identification du gène responsable ne date qu’en 1981 à Venezuela. Cette maladie affecte 1 sur 10 000 patients. Elle pourrait survenir à partir de 30 ans ou 40 ans à 50 ans. Il existe toutefois des cas précoces apparaissant dès 20 ans et des formes tardives à partir de 50 ans. La prévalence est identique chez les hommes et les femmes. En France, seuls 12 000 personnes parmi les 18 000 patients souffrant de cette pathologie montrent des symptômes. L’apparition des signes évocateurs est lente.

  • Au début de l’affection, le patient affiche des troubles de personnalité comme la démence ou la dépression. Les changements psychiatriques s’accompagnent plus tard des troubles de mouvements (chorée). Celle-ci est une suite des mouvements spontanés, inattendus, non réguliers et abrupts. Ils se manifestent souvent d’un côté du corps, au niveau des bras et du visage.
  • Le patient pourrait avoir des difficultés à faire des mouvements à cause de sa rigidité musculaire.
  • Le patient peut aussi faire de légères grimaces ou avoir des problèmes d’élocution. Lorsqu’une circonstance ou un évènement suscite des émotions assez fortes chez lui, les signes évoquant la maladie s’accentuent.
  • Le problème d’élocution (tics vocaux) peut s’accompagner des difficultés à mastiquer ou à ingérer les aliments entraînant ainsi un amaigrissement et une fonte des articulations chez le patient.
  • Les symptômes moteurs se caractérisent également par les postures bizarres, l’incapacité à marcher correctement, les clignotements intempestifs des yeux, la perte d’équilibre, l’incontinence ou la constipation.
  • Sur le plan cognitif, la personne atteinte de cette affection a aussi de difficulté à organiser sa journée ou ses tâches ou à fournir des efforts de concentration. On retrouve alors les signes fréquents dans la maladie d’Alzeihmer comme l’étourderie, la lenteur de la réflexion, les difficultés à communiquer convenablement.
  • Les proches du patient peuvent observer aussi chez lui des idées délirantes, une phase dépressive, une anxiété ou des problèmes à trouver du sommeil…
  • Lorsque les symptômes s’intensifient, la personne atteinte ne peut plus prendre soin d’elle-même et a besoin d’un tiers pour l’assister dans les actes au quotidien comme l’hygiène, l’alimentation. Cet état d’alitement peut conduire à une pneumonie.

Cette maladie est souvent due à la mutation IT15 qui fabrique la protéine huntingtine. La mutation génétique provoque l’apparition des dépôts au milieu de certaines régions du cerveau. La dégénération des neurones conduit aux troubles moteurs, psychiatriques et cognitives graves qui pourraient mener jusqu’à l’invalidité totale de la personne malade ou jusqu’à sa mort.

Au cours d’un examen clinique et interrogatoire, le neurologue tient compte des signes présentés par la personne malade et de ses antécédents génétiques et familiaux. Il peut ensuite effectuer le test génétique réalisé sur prescription médicale. Celui-ci consiste à faire un examen sanguin pour s’assurer que la personne malade ne contient pas le gène porteur de la maladie. Le test montre la présence du gène défectueux mais n’indique pas la possibilité d’évolution de l’affection. Toutefois, il peut révéler l’état de la précocité ou de la gravité de la pathologie. Le test tomodensitométrie ou imagerie par résonnance magnétique permet de visualiser les zones du cerveau endommagées. A noter que le patient peut accepter ou refuser ce test. En effet, certains malades asymptomatiques mais à risques n’acceptent pas souvent de réaliser ce test car ils savent qu’il n’est pas possible de guérir cette affection. Une femme qui envisage une grossesse alors qu’elle a une famille affectée par cette pathologie devrait aussi effectuer ce test car l’affection se transmet génétiquement. La loi encadre d’ailleurs ce diagnostic prénatal car la femme atteinte peut par la suite réaliser une interruption de grossesse si elle présente un fœtus porteur. Une fécondation in vitro est toujours possible pour les couples ayant ce problème.

Cette maladie n’est pas guérissable. Pourtant, il existe des traitements permettant d’atténuer les symptômes tout en facilitant la vie au quotidien des patients. Le médecin prescrit généralement des tranquillisants, des neuroleptiques et des médicaments psychotropes qui peuvent soulager les perturbations du système nerveux. Le traitement peut concerner aussi la rééducation par le traitement kinésithérapeutique, l’orthophonie, les séances de relaxation, et l’utilisation de la baignoire à ultrasons. Les chercheurs étudient aussi la faisabilité de la greffe de neurones du fœtus afin de ralentir voire d’arrêter la dégradation des neurones déficientes. Ils ont également fait la découverte de la capacité d’autoréparation du cerveau grâce à l’identification d’une nouvelle source de production de neurones. D’autres effectuent également un essai sur le blocage de la mutation du gène de la Huntington. La mesure préventive consiste à procéder à un test génétique avant d’envisager d’avoir un enfant si on a un membre de sa famille atteinte de cette pathologie.

Concernant le remboursement du traitement thérapeutique et des médicaments dans le cadre de cette maladie, l’assurance-maladie prend en charge les médicaments et les différents tests (génétique, urodynamique…). Il finance aussi l’accueil des malades atteints de Huntington dans des maisons d’hébergement reconnues pour patients ayant un handicap moteur. En revanche, sa prise en charge du traitement de prise en charge psychologique, psychiatrique en cas de dépression du patient, et l’achat d’un fauteuil spécial permettant le confort du patient est minime. Notons que ce fauteuil est conçu pour s’adapter aux mouvements choréiques et aux postures anormales. Le remboursement est aussi insatisfaisant voire inexistant pour le poste de soins comme l’ergothérapie et la kinésithérapie. Le premier traitement vise à aider le patient à s’installer confortablement au fauteuil ou au lit ou à l’aider à l’aménagement de son domicile. Tandis que la kinésithérapie l’aide à travailler son équilibre et à mieux prévenir les chutes.

La souscription à une mutuelle santé senior permet d’obtenir un meilleur remboursement des frais de santé non ou peu pris en charge par la Sécurité sociale à savoir les dépassements d’honoraires pratiqués par les médecins spécialistes, la chambre individuelle, le traitement de kinésithérapie, d’ergothérapie, de psychothérapie, de relaxation, de logopédie. Les complémentaires santé senior ne se valent pas tous en termes de taux de prise en charge de BR, de délai de franchise, de délai de carence et de volet d’assistance, il est recommandé de recourir à l’outil comparateur mutuelles santé sur ce site pour dénicher en quelques minutes l’assurance santé en adéquation à ses besoins et à ses attentes.