Santé des seniors : les infections broncho-pulmonaires

L’inflammation de bronchites ou une infection d’une partie de poumons peut survenir à tout âge. Si elle est considérée bénigne, il faut la traiter car elle pourrait être mortelle en fonction de l’âge de la personne atteinte. Chez un patient en bonne santé, quelques médicaments peuvent arrêter le développement de microbes, si la maladie est causée par des bactéries. Mais chez les seniors âgés, les infections broncho-pulmonaires sont plus graves à cause de leur fragilité de santé mais aussi à cause des risques de transmission si les seniors sont en instituts d’hébergement. Le point sur ces infections respiratoires.

Notons d’abord que ces infections sont responsables de la moitié du décès des seniors âgés hospitalisés. La moitié des personnes hospitalisées pour les pathologies infectieuses sont aussi concernées par les infections pulmonaires. En France, on enregistre des morts suite à l’épidémie de grippe dans les collectivités et les syndromes infectieux respiratoires sont les premières causes de décès dans les collectivités pour les sujets âgés dépendants. Les morts suite à des maladies respiratoires arrivaient près des pathologies urinaires chez les ainés. C’est pourquoi, il est conseillé à toutes les tranches d’âge d’aller chez le médecin dès qu’il y des signes d’infections broncho-pulmonaires. Le signe clinique le plus connu d’une bronchite aigüe est la toux rauque, permanente et sèche (à son début) qui cause la douleur. Au bout de quelques jours, la toux produit des muqueuses purulentes qui peuvent contenir du sang. Le sujet atteint devient fiévreux. La bronchite s’accompagne des signes tels que l’asthénie, les problèmes de la digestion, les migraines, la douleur musculaire. Sous traitement, l’infection bénigne et la toux disparaissent progressivement au bout de deux semaines. Mais il se peut que la durée de la guérison soit plus longue, allant jusqu’à 3 mois, le temps nécessaire pour laisser les érosions épithéliales virales se cicatriser. Les bronchites aigües d’origine bactérienne ne sont pas fréquentes. Il s’agit le plus souvent d’une surinfection secondaire causée par une faiblesse passagère des défenses locales. Ce risque augmente chez les sujets âgés, les fumeurs, les personnes souffrantes d’asthme ou de bronchite chronique etc. Si le senior âgé tousse d’une façon permanente, il doit se rendre chez le médecin. Ce dernier pourrait identifier la possibilité d’une atteinte de coqueluche. La pneumonie, quant à elle, est une infection du parenchyme pulmonaire. Les alvéoles des poumons sont remplies de liquide. La maladie cyclique commence par une hausse brusque de la température accompagnée de frisson et de toux ou d’expectoration rosée. S’ensuit après la période de crise et de fièvre avec les sueurs abondantes et le retour d’urine. La prise des antibiotiques rend plus court la période fébrile de la maladie mais ne modifie pas son cycle biologique.

Les infections des bronches ou des poumons ont souvent des causes virales ou bactériennes. D’ordinaire, elles touchent l’organisme par inhalation. L’infection causée par les parasites est rare. Le virus de la grippe, celui de l’herpès ou le virus VRH peuvent être à l’origine des maladies pulmonaires. Les causes véritables de ces pathologies ne sont pas encore clairement identifiées mais certains facteurs favorisent leur apparition. A la première liste se trouve le tabac. La pollution de l’atmosphère et la pollution provoquée par les industries sont également responsables de ces infections. Les fumées causées par les produits toxiques, les produits chimiques comme le chlore ou l’amoniaque affaiblissent également le système pulmonaire des sujets à risque. On note également le climat humide qui favorise le développement de pneumonie notamment pour les personnes hypersensibles et allergiques et pour ceux qui ont des problèmes d’infection respiratoires permanents. La mucoviscidose figure également dans les facteurs favorisant cette infection. Plus rarement, la maladie ou l’infection des appareils voisins comme le reflux-gastro –oesophagien peut aussi provoquer la bronchite aigue. Enfin, on remarque que le sexe masculin est plus prédisposé aux infections pulmonaires. Les personnes sous traitement chimiothérapie ou VIH sont également vulnérables à ces infections. Ainsi, si le sujet âgé présente des signes de toux quinteuse, de crachat purulent, il doit se rendre rapidement chez le médecin pour éviter l’aggravation de la maladie. Si non traité, celle-ci est le point de départ d’insuffisance chronique de respiration avec insuffisance cardiaque ventriculaire droite. L’insuffisance chronique de respiration se caractérise par les troubles de conscience, le coma, les tremblements, les troubles du rythme cardiaque, la hausse de tension artérielle avec sueurs etc. La pneumonie, quant à elle, est causée par un microbe spécifique, appelé pneumocoque. L’âge, les pathologies chroniques comme le diabète, le déficit immunitaire, l’atteinte cardiaque ou cérébrale, la cirrhose, la consommation d’alcool etc. augmentent le risque d’attraper la pneumonie.

Lors de la consultation médicale, le médecin fait une radiographie de poumons pour identifier l’état des poumons. En auscultant le patient, il remarque des nombreux râles. Si la bronchite aigue est à un état avancé, le diagnostic montre les signes d’insuffisance cardiaque droite : les chevilles gonflées, le rythme cardiaque à trois temps lors de l’auscultation, la coloration bleue de la peau, le gonflement des grosses veines du cou etc. La radiographie des poumons montre un étirement des poumons aux sommets, une accentuation de trame bronchique, une dilatation des artères de poumons et un gros cœur. L’étude du gaz du sang fait état de la diminution de l’oxygène du sang et la hausse du gaz carbonique. S’il s’agit d’un état grave de bronchite comme l’insuffisance respiratoire aigüe, le patient âgé doit être rapidement hospitalisé. Pour traiter les poussées de toux aigues, le médecin peut prescrire l’utilisation des inhalateurs avec les bétaminiques. Il peut aussi opter pour l’antibiothérapie (amoxicilline accompagnée de l’acide clavulanique par exemple) ou des asséchants bronchiques. Il peut ainsi prescrire les quinolones antipneumocciques pour le traitement de pneumonie, ou encore les corticoïdes. Selon l’évolution de la maladie, le professionnel de santé peut aussi indiquer l’usage des anticoagulants ou le recours à l’oxygénothérapie. La kinésithérapie de la respiration permet également d’atténuer les crises de toux. L’hospitalisation est toujours nécessaire lorsque l’infection est grave. Le patient doit également arrêter sa consommation de tabac ou d’alcool. Pour ce, il peut mâcher de chewing-gum à la nicotine par exemple.
En outre, le patient souffrant d’infection pulmonaire doit respirer un air pur. Si son domicile est exposé à des fumées chimiques près des zones industrielles ou des vapeurs poussiéreuses, il lui sera conseillé de déménager à un autre endroit plus sain. La suppression des irritants bronchiques est ainsi utile.

Par ailleurs, le sujet âgé obèse doit perdre les kilos superflus pour éviter les problèmes d’aggravation des infections. Les exercices physiques sont également bénéfiques pour la conservation de la santé des ainés. On conseille notamment la marche à pied. Il doit aussi ne pas oublier à bien s’emmitoufler lorsqu’il fait froid pour se prémunir des courants d’air. Les séances de kinésithérapie de respiration l’aide également à l’apprentissage de la respiration et de crachat moins douloureux. Les vertus des cures thermales sont aussi reconnues dans l’amélioration du système immunitaire, tout comme le régime alimentaire approprié. L’aine doit refaire ses vaccins contre la grippe ou contre le pneumocoque. Enfin, rappelons que ² la souscription à une mutuelle senior constitue une alternative intéressante pour bénéficier d’un meilleur remboursement dans le traitement de ces infections.