Mutuelles étudiantes : sont-elles avantageuses ou inutiles ?

Cotisation hors de prix, délais de remboursement trop long… Ce sont les plaintes qui font le tour dernièrement. Actuellement, les étudiantes font l’objet de préoccupation du Sénat. Il est à savoir que ce type de mutuelle est classé en tant que régime spécifique et en même temps obligatoire. Une réforme est envisagée pour bientôt, de façon à ce que les failles de ce système puissent être rectifiées.

Les spécificités du système des mutuelles étudiantes

Selon le rapport sorti du Sénat, il est annoncé que le fonctionnement de la Sécurité sociale étudiante est trop compliqué. Plus précisément, le rapport indique que ce système est un peu trop lent et inefficace pourtant les cotisations imposées sont trop élevées.

En ce qui concerne les étudiants de l’Hexagone, ceux qui ne sont pas soumis au “système de Sécurité sociale” doivent impérativement adhérer à une mutuelle santé étudiante.

Ce régime est en application depuis 1948. Depuis son application jusqu’aux années 70, il n’y avait qu’une seule mutuelle sur le marché, c’est la Mnef. Celle-ci a cessé d’exister puis remplacée par la LMDE. Quelques années plus tard, une dizaine de sociétés mutualistes étudiantes se sont surgies sur le marché. Il est à noter que pour pouvoir s’inscrire à un établissement d’études supérieures, souscrire à une mutuelle étudiantes est une des conditions requises. À titre d’aperçu, la cotisation s’élève à 207 euros, pour l’année universitaire de 2012-2013.

La réforme est plus qu’une nécessité

En général, le rôle des mutuelles étudiantes est d’apporter une couverture santé supplémentaire. De ce fait, la concurrence se joue entre elles. Mais cette situation est inacceptable selon le rapport du Sénat. En effet, lors des rentrées, les mutuelles mettent en place un stand en exposant chacune ses avantages pour attirer le maximum de nouveaux élèves.

Les principes d’affiliation sont très compliquées. Celles-ci sont différentes en fonction de la profession des parents, l’âge de l’étudiant, sa sitnation familiale, etc. Du coup, l’étudiant serait restreint de l’affilier à un autre régime tandis que son cursus universitaire n’est pas encore à sa fin.

Le rapport sénatorial cafarde également le grand problème du temps d’attente, que ce soit dans les agences ou au téléphone et l’accueil physique. Le même problème se présente également pour la remise de la carte vitale et le traitement des documents. En somme, ce rapport mentionne qu’une réforme est incontournable.

Le cas échéant, il existe trois cas possibles :

•          Premièrement, il est nécessaire que ce système progresse. Dans d’autre termes, les mutuelles doivent proposer un efficace partage de travail pour minimiser les coûts de gestion.

•          Deuxièmement, aucune concurrence ne doit avoir lieu et il faut promouvoir une seule structure de Sécurité sociale étudiante.

•          Troisièmement, il vaut mieux appliquer une réforme plus profonde visant à annuler entièrement le régime délégué. Ce qui implique que l’étudiant sera soumis au régime de ses parents, mais à titre indépendant.