Mutuelle santé senior : l’infarctus

En prenant de l’âge, une personne pourrait être vulnérable aux pathologies liées au vieillissement comme la baisse de la vue et de l’ouïe, les affections neurologiques ou rhumatologiques, la fracture du col du fémur ou l’infarctus… Concernant cette dernière maladie, on enregistre par exemple 120 000 cas de personnes atteintes de cette pathologie cardiovasculaire. Apprenez à connaître les signes cliniques et les causes de cette crise cardiaque afin de mieux prévenir cette maladie sénile.

L’infarctus de myocarde touche un homme sur cinq âgé de 40 à 65 ans, mais les femmes et les personnes plus jeunes peuvent également être victimes de cette atteinte cardiaque. Les manifestations de la crise surviennent brutalement souvent la nuit ou lorsque la personne est au repos. Le patient ressent une douleur intense et menaçante qui lui serre poitrine. Cette sensation peut se propager aux autres parties du corps comme la gorge, la mâchoire, le bras gauche et la main gauche. Quelquefois, elle peut toucher aussi le dos ou le ventre de la personne.
La douleur dure dans une vingtaine de minutes. Elle s’apparente à une angine de poitrine mais plus forte. Des signes comme l’essoufflement, la palpitation, des sueurs, un hoquet persistant peuvent accompagner cette crise. Le patient peut montrer aussi une pâleur de visage et peut avoir une envie de vomir. Dans certains cas, des complications pourraient arriver entraînant la perte de connaissance de la personne. Sans intervention immédiate, cela pourrait aboutir à un arrêt cardiaque.
Ces signes évocateurs n’apparaissent pas obligatoirement chez les patients atteints de cette maladie. Un quart des cas ne montrent pas de signes typiques surtout chez les femmes. Le dépistage de la pathologie apparaît aussi quelquefois après la survenue de ce trouble grave.

Le myocarde est le muscle du cœur qui permet à ce dernier d’assurer la circulation sanguine des artères nourrissant le cœur. L’infarctus de myocarde apparaît lorsqu’une partie de ce muscle est détruite. Quand ce phénomène survient, le cœur ne peut plus assurer son rôle de pompe et il arrêt de fonctionner. L’arrêt du battement du cœur est une situation grave qui requiert une prise en charge rapide.
En fait, l’approvisionnement en oxygène du myocarde est indispensable pour le bon fonctionnement de l’organisme. Cela permet la bonne circulation sanguine et l’irrigation du cœur. Les artères coronaires prennent en charge cette fonction. Or, si la privation de l’oxygène dans le cas d’un infarctus de myocarde entraîne la mauvaise irrigation de la zone et la mort des cellules musculaires. Ce qui provoque les troubles de contraction du myocarde, produisant à son tour une insuffisance cardiaque, voire un arrêt cardiaque.
Cette pathologie du cœur et des artères est souvent causé par l’accumulation de graisses sur les parois des artères. Le cholestérol est nécessaire dans la fabrication des cellules et des hormones. En cas de hausse du taux de cette substance graisseuse dans le sang, elle peut se déposer sur les parois des artères et du cœur. Ce syndrome provoque la présence de dépôt qui empêche le sang de circuler et qui entraîne le durcissement des parois artérielles. Les plaques d’athérome (le dépôt) commencent alors à se détacher et déclenche le trouble de l’infarctus. La rupture d’une ce des plaques entraîne la formation d’un caillot qui part dans la circulation sanguine. Cela cause à son tour la réduction brutale ou l’interruption totale du débit sanguin. Le prolongement de ce phénomène engendre l’arrêt du cœur suite à la mort des cellules musculaires cardiaques.
Outre le mauvais cholestérol, les autres facteurs favorisant cette pathologie chez les seniors sont l’hypertension artérielle, l’excès d’embonpoint, l’hyperlipidémie, la consommation de tabac, les facteurs héréditaires, l’hypothyroïdie. Le stress, l’excès des globules rouges, l’embolie coronarienne, la prise de contraceptifs oraux. Une personne électrocutée pourrait aussi avoir cette crise.
Chez une personne jeune, cette crise pourrait survenir suite la pratique d’un sport à risque (parapente…) ou sport violent, une intoxication aigüe avec la cocaïne, l’ecstasy.

Cette maladie coronaire fait partie de la liste des 30 pathologies prises en charge par le régime général (à titre d’affection de longue durée ou ALD). Il s’agit des affections qui nécessitent un traitement dans la durée à cause de sa gravité et dont le coût du traitement est souvent onéreux. L’assurance maladie rembourse à hauteur de 100 % le traitement de cette pathologie. Le patient n’aurait pas aussi à s’acquitter du ticket modérateur pour les ALD.
En revanche, la sécurité sociale ne rembourse pas les dépassements d’honoraires des médecins ou professionnels de santé en charge du patient. Le remboursement de la sécu de la médecine douce n’est pas aussi satisfaisante voire inexistante pour certains traitements thérapeutiques comme la chiropraxie par exemple.
Les mutuelles seniors proposent un remboursement d’une partie ou de la totalité des séances thérapeutiques de médecine douce en fonction de la formule souscrite. Ce qui permet au senior de ne pas avoir un reste à charge important.
Pour dénicher la mutuelle senior qui a l’avantage de proposer des garanties satisfaisantes sur les actes non remboursés par la sécu, les intéressés peuvent recourir à l’outil comparateur de mutuelles présent en bas de ce site. Cet outil gratuit aide à mettre en concurrence en quelques clics les cotisations des mutuelles seniors et le pourcentage de leur remboursement. Après cette comparaison, il suffit de vérifier les détails comme le délai de carence, le tiers payant, la rapidité du remboursement…

Cette pathologie grave nécessite une prise en charge urgente. L’évacuation au plus vite dans la première heure vers un hôpital est le premier réflexe à avoir en appelant le 15, 12 ou 18. En attendant l’arrivée du secours, si quelqu’un peut procéder à un massage cardiaque ou un bouche-à-bouche, cela pourrait améliorer les chances de survie. L’emploi d’un défibrillateur est aussi une bonne solution.
La consultation médicale montre une chute inquiétante de la pression artérielle avec une réduction de l’écart entre la pression maximale et minimale. Le sang peut aussi s’accumuler au niveau des poumons entraînant un cas d’œdème aigu des poumons et une teinte bleutée des doigts et des lèvres. Dans tous les cas, le médecin doit effectuer un électrocardiogramme pour identifier l’importance et la localisation du trouble. Il peut aussi prescrire d’autres examens comme l’angioscintigraphie du cœur, l’échographie cardiaque Doppler. Le traitement du professionnel de santé consiste à l’administration de l’oxygène, des dérivés nitrés, d’un antalgique comme la morphine et d’un sédatif. Il peut aussi recourir à la thrombolyse, à l’angioplastie
Bon à savoir : le chance de survivre à la maladie est de 50 % si l’intervention médicale se fait dans la première heure suivant la crise. Si elle n’intervient que dans les heures suivantes, les chances de survie seront réduites à 30 %. Par ailleurs, la réapparition de cette pathologie peut s’accompagner d’une insuffisance cardiaque, des accidents thromboemboliques, de l’anévrisme ventriculaire…
Pour éviter la récidive, le patient nécessite une bonne hygiène de vie et la surveillance médicale pendant 2 mois pendant sa convalescence. Après cette crise, il doit arrêter la consommation du tabac, lutter contre ses surcharges graisseuses, corriger ses troubles de lipides et ses problèmes de tensions artérielles ou de diabète. Il doit aussi faire des activités physiques (golf, la marche, le vélo d’appartement…) et arrêter la prise des contraceptifs oraux s’il en prend. Enfin, il peut reprendre ses activités sexuelles lorsqu’il arrive à monter deux étages sans s’essouffler.