Mutuelle santé senior et la maladie d’Alzheimer

Cette pathologie neurodégénérative apparaît la plupart de temps chez les seniors âgés de plus de 65 ans. Son taux d’incidence augmente avec l’âge dû à l’augmentation de l’espérance de vie. Pour l’heure, il n’existe pas de moyen médicamenteux permettant de guérir le patient atteint de cette maladie. De plus, l’assurance-maladie ne rembourse plus les médicaments utilisés dans le traitement de l’Alzheimer. La souscription à une mutuelle santé senior s’avère ainsi indispensable pour bénéficier une meilleure prise en charge des dépenses de soins. Le point sur les symptômes, les causes et le traitement de cette pathologie.

Cette maladie qui évolue lentement et d’une façon progressive affecte environ 1 million de Français. Cette croissance de nombre de patients est due à l’amélioration de la longévité de vie. Les symptômes les plus fréquents surviennent vers 65 ans, mais les signes avertisseurs peuvent apparaître bien avant 60 ans. A noter qu’au fur et à mesure qu’une personne avance en âge, elle peut avoir de légères pertes de mémoire, mais si elle ne souffre d’aucune affection dégénérative, elle se souvient encore des évènements qui ont marqué sa vie. Mais si elle commence à oublier le chemin qui mène vers sa maison, ou si elle oublie qu’elle vient de visiter son petit-fils dans la journée, il y a raison de s’inquiéter.
Voici donc les signes indiquant le développement de cette maladie :

  • la personne perd sa mémoire pour les tâches quotidiennes qu’elle doit faire mais elle se souvient encore des évènements anciens.
  • elle a de difficulté à se concentrer et à s’orienter et elle oublie les dates et les noms de gens. Ces symptômes peuvent s’accompagner de sautes d’humeur, d’un léger problème de coordination et de période de dépression ainsi que d’un comportement nerveux, anxieux et apathique.
  • dans la phase modérée de cette pathologie, elle oublie son histoire personnelle et n’arrive plus à reconnaître ses proches et les membres de sa famille. Ces symptômes s’accompagnent d’un changement de personnalité, d’un accès de colère et de changement d’humeur (elle peut se montrer à la fois anxieuse, triste, colérique, nerveuse, méfiante, hostile ou passive). Dans cette phase intermédiaire, elle a déjà besoin d’une personne qui l’aide pour les tâches comme le bain, la toilette… A ces altérations de l’humeur s’ajoutent aussi des signes comme la difficulté de s’exprimer, la modification de l’appétit, le trouble de motricité, la baisse de jugement et la perturbation du sommeil. A titre d’exemple, la malade peut ranger le stylo dans l’armoire à cause de sa confusion et l’amoindrissement de son jugement.
  • dans la phase avancée de la maladie d’Alzheimer, le patient a une perte de mémoire aigüe et une impossibilité de traiter les informations et les notions abstraites. Il a aussi une grande difficulté à s’exprimer et perd complètement la notion du temps, de l’espace et le souvenir des gens. Dans cette phase, le patient peut exprimer ses sentiments par les pleurs, les bougonnements. En revanche, dans cette phase sévère de la maladie, il a tendance à dormir plus fréquemment. Il perd aussi la capacité de parler, de se laver et de s’habiller. A ces signes s’ajoutent la perte de la contrôle de la vessie et la perte de poids.

A souligner que cette pathologie en soi n’est pas mortelle mais elle peut provoquer l’invalidité du patient dû à une chute si la malade développe des difficultés importantes de motricité.

La maladie d’Alzheimer survient lorsque les neurones sont morts dans différentes régions du cerveau. Cette mort de cellules provoque la perte de la mémoire et les différents signés évoqués ci-haut. Les causes de l’apparition de cette pathologie qui se répercute sur la mémoire, la faculté d’orientation dans le temps et l’espace ne sont pas encore bien identifiées. Mais il existe des facteurs de risque qui peuvent favoriser son développement.
En premier lieu, l’âge avancé est le facteur de risque le plus incriminé. Une personne sexagénaire est plus prédisposée à cette maladie qu’un quadragénaire. 5 % des personnes atteintes sont âgées de plus de 65 ans contre 20 % pour les octogénaires.
Le facteur héréditaire pourrait être invoqué aussi dans la survenance de cette maladie même si cela est plus rare. Dans ce cas, elle survient en général avant 60 ans et elle affecte d’autres membres de la famille.
Les personnes victimes d’une attaque cérébrale semblent être aussi prédisposées à la MA, notamment les femmes car elles ont une plus grande espérance de vie. Idem pour les personnes ayant un niveau d’éducation faible car le cerveau pourrait se détériorer lorsqu’il n’est pas stimulé.
Enfin, les fumeurs sont également des personnes à risque de contracter cette maladie
Remarque : les patients souffrant de la MA peuvent avoir une période de survie jusqu’à 20 ans mais la plupart vivre jusqu’à 10 ans après la découverte de la maladie. Les patients meurent souvent par des troubles médicaux.

Jusqu’à ce jour, il n’existe pas encore de traitement permettant de guérir complètement l’Alzheimer. Cependant, le ralentissement du développement de la mort de cellules dégénératives est possible si la pathologie est dépistée à un stade précoce. Pour ce, le traitement de réadaptation est le plus efficace. Cela permet de maintenir l’activité physique, d’améliorer les capacités sensorielles et la communication. Il requiert l’intervention d’un infirmier, d’un kiné, d’un ergothérapeute, d’un psychomotricien, d’une auxiliaire de vie et éventuellement d’un psychologue. La mise en place de ce traitement dans un stade précoce permet au patient de retrouver son autonomie. Dans une phase avancée de MA, ce traitement permet de prévenir les complications liées à cette pathologie. Il sert aussi à contrôler les problèmes de comportement comme le repli sur soi, la désorientation dans l’espace… Outre la réadaptation comportementale, il existe évidemment aussi des médicaments nommés « inhibiteurs du cholinestérase » ou mémantine. Ils peuvent aider dans la préservation de la fonction cérébrale et à lutter contre les trous de mémoire mais ils sont susceptibles de causer des effets indésirables graves comme les troubles digestifs, les chutes… De plus, ces médicaments ne sont plus pris en charge par la Sécurité sociale à cause de leur faible tolérance et leur action trop peu efficace.

La sécurité sociale prend en charge à hauteur de 100 % du BRSS les soins, traitement et examen liés à cette pathologie excepté les médicaments cités- ci haut. En revanche, les dépassements d’honoraires pratiqués par les professionnels de santé, le forfait hospitalier, l’assistance à domicile, les équipements pour faciliter le quotidien du paient ou le placement dans un ehpad ne seront pas pris en charge par l’assurance maladie.
Pour bénéficier d’un meilleur remboursement afin de compléter ce désengagement de l’assurance maladie, il convient ainsi de souscrire à une mutuelle santé senior. Cette complémentaire santé permet d’alléger les dépenses de soins et traitement de la MA. Pour trouver la mutuelle santé senior la plus adaptée, il faut recourir à un comparateur de mutuelles Cet outil gratuit présent en bas de ce site aide les seniors à dénicher en quelques clics l’assurance santé complémentaire qui correspond à leurs besoins et à leur budget.