Hospitalisation a domicile personnes âgées (HAD) et prise en charge mutuelles

Un patient âgé est quelquefois admis en HAD en fonction de la gravité de son état de santé ou de ses contraintes de mobilité. Cette solution est en effet une alternative aux séjours hospitaliers classiques. La durée et le coût de telles prestations dépendent des soins dispensés. Ce service est fourni par des établissements de santé composés d’équipe soignantes qualifiées et multidisciplinaires. Les soins effectués dans ces établissements sont les mêmes que ceux dans un hôpital traditionnel, pourtant le patient et son entourage gagnent en confort et fatigue évitant les déplacements car le malade est hospitalisé chez lui. Quelles sont les conditions pour en bénéficier et qu’en est-il de la prise en charge de la mutuelle dans ce type de traitement ?

En principe, ce dispositif s’adresse à une personne âgée dont l’état clinique, la précarité de la situation financière, et ses conditions de logement lui permettent d’en bénéficier. L’assistance sociale fait elle-même l’enquête à propos de son logement. Il faut également qu’il réside dans une zone couverte par un établissement d’HAD. Cette structure s’occupe des soins palliatifs, des pansements, des traitements respiratoire, des traitements intraveineux ou même de chimiothérapie et des soins du cancer. Une équipe médicalisée (infirmier ou cadre infirmier, médecin traitant, l’aide-soignante…) et des acteurs intervenant pour les soins paramédicaux (diététicien, rééducateur…) peuvent y réaliser des prestations de soins. Parmi les personnes intervenantes, citons également le psychologue, l’assistante sociale de la structure. On en trouve un établissement autorisé à ce type de prise en charge dans chaque commune du territoire français. Actuellement, ils sont au nombre de 310 structures autorisées en France. Par ailleurs, les obligations de respect de droits de malades et des services de qualité sont les mêmes que pour un hôpital et un établissement en HAD. Ce dernier prend en charge toutes les pathologies traitées dans un hôpital classique bien que la compétence de son staff soit plutôt généraliste. Il envoie tous les matériels nécessaires au traitement au domicile du patient. L’éligibilité pour ce système dépend du médecin coordinateur. Toutefois, le médecin traitant peut également fournir une prescription, qui pourrait aider avec le consentement du patient dans l’admission en cette solution. Mais le patient n’est pas dans le droit de choisir l’endroit où il veut poursuivre ses soins sauf s’il se trouve en milieu urbain. Notons que les soins spécialisés ne sont disponibles que dans certaines communes. La personne âgée soignée à domicile peut y rester à durée indéterminée selon l’évaluation de sa santé mais en général, la prescription médicale est écrite pour un à 20 jours renouvelables.

L’assurance maladie et les complémentaires santé remboursent les dépenses liées à une hospitalisation à domicile, sauf le forfait hospitalier car la personne âgée suit des interventions des personnels médicaux chez lui. La prise en charge de l’assurance maladie est identique à un séjour en hôpital classique. Concernant le coût de ces structures en clinique privé conventionné, ils facturent leurs prestations au régime social selon les tarifs fixés par le ministre de la santé. La situation comme l’affection de longue durée offre une prise en charge de 100%, mais le remboursement des autres cas est à hauteur de 80%. Lors d’une hospitalisation à domicile, le patient âgé peut avoir la dispense d’avance de frais pour :

  • Les honoraires des médecins spécialistes, des infirmiers et des professionnels paramédicaux consultés pendant le séjour.
  • L’hospitalisation du jour et les frais des médicaments des pharmacies.
  • Le matériel médical et spécifique (lit médicalisé, fauteuil roulant…), ainsi que les analyses de labo et de radiologie suite à l’HAD.
  • Le transport en ambulance dans ce cadre.
  • Les frais généraux du service

En fait, cette solution est plus adaptée pour les cas lourds nécessitant de soins thérapeutiques personnalisés comme les pathologies neurologiques, les maladies cardio-vasculaires ou le cancer. Mais les types de maladies les plus traités sont : les soins palliatifs, la chimiothérapie, les pansements d’escarres, les traitements intraveineux. Le coût moyen par jour d’une journée en HAD se situe entre 86 à 500 euros par jour selon le protocole de soins. Les phases de soins terminales sont les plus onéreuses. Le tarif peut différer d’un établissement à l’autre mais le coût dépend des critères comme l’âge du patient, son milieu social, sa dépendance, l’existence d’une personne qui l’aide dans son entourage, la durée de séjour, les soins prodigués… Mais plus un malade âgé est retenu en HAD, plus le coût diminue. Notons qu’après la durée de 20 jours, le malade et ses proches doivent consentir au rallongement du traitement à domicile, si cela est nécessaire.

Il est courant de voir une personne âgée qui ne requiert plus de soins intensifs mais qui doit suivre un traitement particulier, ou un soin de réadaptation chez lui. Comme on l’a dit que le régime social rembourse le maximum pour ces services, mais la participation financière lors du séjour hospitalier et en HAD reste toujours coûteuse. D’autre part, l’assurance maladie ne rembourse pas les dépassements d’honoraires pratiqués par certains chirurgiens ou d’autres professionnels médicaux ainsi que le forfait hospitalier. Le ticket modérateur est également à la charge de la mutuelle. Il faut cependant être prudent car certaines complémentaires santé font une différence entre un séjour hospitalier classique et à domicile. Dans ce cas, elle refuse de couvrir le reste de la dépense. D’où l’importance de recourir à une mutuelle performante qui rembourse le maximum de reste à la charge du patient.

Sur internet, il est possible de dénicher une complémentaire santé qui correspond à son profil et à ses besoins. Pour ce, il suffit de faire appel à un comparateur de mutuelle et de remplir le formulaire en ligne. Ce moyen permet d’accéder à de nombreuses offres d’organismes de complément de santé. Grâce à cet outil, on peut réaliser des substantielles économies tout en ayant une assurance avec des garanties renforcées. En choisissant la bonne assurance santé dans ce cadre, le patient est sûr de recevoir les remboursements indispensables pour ses traitements. Lors d’un choix d’une mutuelle, il importe de bien vérifier les points suivants :

  • Le délai d’attente ou le délai de carence
  • La participation forfaitaire de 18 euros (si le malade a été auparavant en hôpital avant d’être admis en hospitalisation à domicile)
  • Le niveau de remboursement et les garanties proposées
  • Le remboursement des médecines douces et des soins préventifs (kinésithérapeute, massage…).
  • La rapidité du remboursement.

Si l’assurance maladie ne couvre que 80% des dépenses, le patient qui n’a pas souscrit à une mutuelle aurait alors à prendre en charge la totalité du reste. Ce qu’il faut prévoir encore un budget conséquent. Car la continuité de soins assurés dans ce mode d’hospitalisation peut flamber si le malade a des affections nécessitant des soins thérapeutiques complexes ou spécifiques. En résumé, l’admission en HAD requiert l’accord du médecin hospitalier si la personne est encore à l’hôpital ou la prescription du médecin traitant si le patient âgé se trouve chez lui. Le recours à une mutuelle est indispensable pour bénéficier d’une prise en charge satisfaisante.