Les risques de ne pas bien se soigner du à l’illettrisme numérique ( illectronisme )

Les difficultés à l’accès aux ressources électroniques sont liées au manque de pratique et de manipulation de ces nouveaux instruments numériques, et sont liées au contenu et à la vérification des informations transmises, mais certainement au scepticisme. Quoi qu’il en soit, l’illettrisme numérique risque de léser gravement les gens qui ont besoin de soins d’urgence, et non seulement eux mais aussi ceux qui ont besoin de se développer sur le plan social, culturel et économique. Le numérique est une nécessité incontournable, l’on va faire un état des lieux de l’illettrisme numérique puis on va voir en diagonal les solutions pour résoudre le problème.

Inévitablement en marche, la transformation numérique couvre l’économie, les entreprises, les sociétés civiles, le monde entier, tous les secteurs d’activités, y compris la Santé. La numérique avance avec une grande vitesse au risque de dépayser les organisations et les administrations qui n’ont pas eu le temps de s’adapter. Cependant, la phase de scepticisme et de l’attentisme est plus ou moins dépassée par certaines entreprises qui ont fini par comprendre que le numérique est incontournable. Ces entreprises ont manifesté un changement de mode de pensée pour acquérir la culture numérique.

Du moment que les entreprises considèrent le numérique comme un instrument pour ouvrir de nouvelles perspectives et pour répondre à de nouveaux besoins de la clientèle, inéluctablement, des évolutions se produisent au fil du temps. Ces évolutions dans le numérique garantissent le développement de nouveaux modèles d’affaires, de gestion de ressources, de valorisation des acquis.

Le numérique est quasi-incontournable si l’on veut atteindre le niveau supérieur, tant que son utilisation fait une tâche d’huile et se reflète dans la chaîne de création de valeur, dans le processus de métier. Les technologies numériques représentent une force et un avantage performants sur un marché quelconque, y compris la santé publique. Avec le numérique, l’entreprise arrive à produire de manière optimale, distançant les sceptiques aux nouvelles technologies qui ont du mal à suivre le rythme.

Que ce soit sur la qualité, la quantité, la distribution et la satisfaction des consommateurs, sans le numérique, les sociétés et les mutuelles ont du mal à démontrer leurs performance. En effet, la nécessité pour ces entités d’enlacer les technologies numériques devient de plus en plus évidente.

L’informatique n’est plus une mode ou un procédé pour une classe sociale. Elle est généralisée et devient une composante essentielle de toute stratégie de business et de prise en charge. Le moins qu’on puisse dire est que le numérique représente un moyen de survie pour tout le monde. Il n’y a pas d’amélioration d’expériences client ni optimisation de productivité sans la transformation numérique. C’est une nécessité incontournable, même les lieux au fonds fin de brousse n’arrivent plus à s’en passer. La nouvelle technologie est sur toutes les lèvres. Les appareils mobiles abondent sur les marchés. La mauvaise nouvelle est qu’il reste encore une grande proportion de la population qui se trouve dans l’illettrisme numérique.

Bien qu’une étude a estimé que d’ici 2025, plus de 100 milliards d’objets connectés vont se répartir dans le monde, aujourd’hui, l’on constate encore l’illettrisme numérique. Bien que le France est un pays suffisamment développé, plus de 25% des français ne sont pas tout à fait à l’aise avec le numérique. Ce constat est tiré d’une étude réalisée par CSA Research. Ce sont les personnes âgées de plus de 70 ans qui n’arrivent pas ou ne veulent pas s’adapter à ces nouvelles technologies.

L’étude mentionne que parmi les 25% de la population, n’étant pas à l’aise avec le numérique, une grande partie déclare ne disposer d’aucun outil pour se rendre sur internet, environ 10% des personnes interviewées, à titre d’échantillon.

Si 75% des Français utilisent régulièrement, voire quotidiennement, l’Internet, les personnes âgées ne sont pas très motivées, car plus de 40% des 70ans et plus n’ont jamais touché à ce dispositif. Telle situation marque un net écart générationnel, selon toujours l’étude qui travaille pour le Syndicat de la Presse Sociale.

L’illettrisme numérique représente un fléau socio-économique, du fait que les agents économiques qui sont encore septiques aux nouvelles technologies risquent de bloquer le développement harmonieux de certaines couches sociales. Le numérique est un moyen pour diminuer certains coûts d’exploitation et de gestion des informations. C’est justifié. Par contre, l’illettrisme contraint l’administration à utiliser les modèles à la veille d’obsolète. Si le numérique prône le zéro papier au niveau de l’administration, c’est-à-dire la dématérialisation effective, les pratiques démodées requièrent encore des supports physiques relativement onéreux, sans parler les moyens de transmission lents et moins sécurisés, car de droit et de fait, les personnes âgées ont le droit aux informations et aux services de base. Aux vues de ces désagréments, il faut prioritairement chercher des solutions pour éradiquer l’illettrisme numérique.

Effectivement, c’est urgent de se pencher à cette couche de population française qui est en difficulté vis-à-vis du numérique. Chaque jour davantage, la société française se numérise de plus en plus, et presque toute l’économie ne fonctionne qu’avec une application sur Smartphone, sur Internet, sur le numérique en général. Les objets connectés tendent à submerger les produits et les services classiques et manuels. Le gouvernement compte se moderniser en dématérialisant presque toutes ses démarches sur Internet. Estimé au nombre d’environ 14 millions de français qui sont encore malaisés avec les nouvelles technologies, c’est un vrai handicap pour suivre l’évolution et harmoniser la gestion des ressources disponibles. Cette fracture numérique est donc un problème dont le gouvernement se doit d’investir pour la réduire.

La ministre a proposé un plan pluriannuel pour former, dans un premier temps, 1,5 millions de personnes. Il s’agit d’identifier les publics, car c’est un préalable incontournable. Puis il s’agit de délivrer des « pass » numériques permettant une formation de 20 heures dans toutes les collectivités concernées.

Le mode opératoire est tel que les 20 heures de formations évaluées entre 50 et 100€ seront réparties à chaque Pôle d’emploi, Caisse d’allocations familiales, Assurance maladie et les Collectivités. Le budget alloué se trouve entre 75 et 100 millions d’euros. Cette pratique sera renforcée par la mise en œuvre des « hubs France connectés », par des lieux de médiation numérique. Pour ce faire la Banque des Territoires entre en jeu, pour un investissement de l’ordre de 5 millions d’Euros.

Ces initiatives publiques viennent renforcer les efforts des associations françaises et des mutuelles Santé conscientes de cette fracture numérique, et aussi ceux des géants du numérique engagés depuis des années, dans le but de former à l’usage des instruments numériques et soutenir les métiers qui utilisent les technologies numériques.

Tel qu’il est mentionné supra, ce sont surtout les séniors qui n’ont pas accès, volontaire ou non, à l’utilisation du numérique pour s’informer ou pour se former. Cependant, ils risquent de manquer les soins sanitaires adéquats car l’accessibilité en ligne pour chaque patient pour son dossier médical se généralise. D’autant plus que les professionnels de santé s’orientent globalement vers la dématérialisation de l’intégralité des prescriptions. Actuellement, au cas où un patient doit subir des traitements multiformes, la simplification du partage de l’information entre les professionnels de santé ne peut être que la télémédecine. C’est l’instrument indissociable au service de la prise en charge des patients.

En outre, Les mutuelles Santé sont joignables dans la plupart des cas par internet, ne serait-ce que pour comparer les contrats mutuelle , le choix de meilleure mutuelle, le suivi des remboursements. Le numérique est important pour le choix des professionnels de santé par rapport aux maladies, la réception des résultats d’analyse médicale, etc. Si le sujet ne peut accéder au numérique, il risque de manquer les meilleurs soins de santé, sinon la prise en charge est ajourné mal gré bon gré.