Dépense dentaire : la couverture prévue par l’assurance maladie

Depuis ces dernières années, les soins dentaires deviennent de plus en plus chers. Chaque année davantage, voire en une année, les patients sont obligés de payer du simple au triple. Outre la cherté des soins auprès des dentistes et chirurgiens, l’Assurance maladie du régime de base ne rembourse pas assez les dépenses engagées par les assurés. Selon la capacité budgétaire du patient, il peut souscrire une mutuelle santé, notamment une mutuelle dentaire pour compléter le remboursement effectué par l’assurance Santé. Le remboursement accordé par la Sécurité Sociale dépend du type de soins, par exemple les soins dentaires classique sont les plus mal remboursés, il y a même des soins qui sont pas du tout remboursés.

Il est important de déterminer la couverture prévue par l’assurance santé selon le type remboursement. En tout cas, avant de s’engager à n’importe quel soin dentaire, il faut absolument demander un devis des soins, pour éviter les mauvaises surprises telles que le surcoût inattendu ou l’arrêt spontané des soins pour cause de problème pécuniaire.

Les soins dentaires désignent ici les soins conservateurs et les soins chirurgicaux qui sont des actes médicaux les plus courants chez le dentiste. Les soins conservateurs consistent en détartrage où le patient peut revenir entre 3 à 4 fois chez le dentiste pour les finitions, en traitement de carie qui ne peut pas se faire en une seule fois, la dévitalisation qui dépend de l’état des dents. Les soins chirurgicaux consistent en extraction de dents et d’autres opérations plus sérieuses si nécessaire.

En général, les taux de remboursement des soins dentaires sont fixés à 70% de la BRSS. Pour se donner une idée, le détartrage chez le dentiste vaut 28,92€ en moyenne et le montant remboursé par l’Assurance Santé est de 20,24€ en appliquant le taux de remboursement 70%. Le traitement d’une carie varie de 16,87€ à 40,97€ en moyenne chez le dentiste. C’est la dévitalisation qui est la plus chère à raison de 81,94€ en moyenne pour une molaire et l’extraction est à 33,44€ en moyenne.

A noter pour les soins dentaires, les dépassements d’honoraires sont relativement rares. Les tarifs de convention sont presque respectés. Cependant, le patient doit souscrire une mutuelle dentaire plus performant s’il prévoir plusieurs soins dans l’année. Une garantie entre 150% et 300% peut couvrir le reste à charge, surtout que le patient n’a pas signé un contrat mutuelle responsable.

Les tarifs de convention ne sont pas respectés par les chirurgiens-dentistes s’il s’agit de prothèses dentaires et d’acquisition d’appareillages. A noter que le tarif de convention désigne le prix reconnu par la Sécurité Sociale où un taux de remboursement est fixé selon le type de soins dentaires. Les dépassements d’honoraires sont très fréquents car les chirurgiens-dentistes fixent en toute liberté les prix. A cet effet, il ne faut pas s’appuyer sur le remboursement de la Sécurité Sociale dont la couverture est infime par rapport aux dépenses réelles engagées par le patient.

A titre illustratif, la pose d’une couronne est remboursée à hauteur de 70% du tarif de convention qui est de 107,50€. Alors que le prix de la couronne varie entre 300€ et 900€, le montant remboursé n’est que 75,25€. L’exemple le plus flagrant est la pose d’un appareil dentaire entre une à 3 dents dont le tarif de convention est de 54,50€, le remboursement est de 45,15€, pourtant le prix réel payé par le patient peut aller de 300€ à 2000€. Presque toutes les prothèses dentaires, à savoir : l’Inlay-core, l’Inlay core à Clavette, les appareils dentaires par dent ou complet, le bridge, subissent le mal remboursement de la Sécurité Sociale.

Par-dessus tout, les tarifs varient d’un chirurgien-dentiste à un autre, d’une région à une autre, car il y a un décalage non négligeable entre les grandes villes comme Paris et les villes moyennes en Provence. Les tarifs diffèrent autant et surtout selon les caractéristiques de la prothèse. Si le patient souscrit une mutuelle dentaire à moins de 300%, le reste à charge pour une pose de prothèse dentaire s’avère lourd pour le budget familial.

Les implants dentaires consistent à remplacer une racine manquante et à fixer de dents artificielles en toute discrétion. A noter que chez le dentiste, l’implant dentaire est l’acte le plus cher, pourtant la Sécurité Sociale ne rembourse pas un centime d’euro pour ce genre d’opération

En outre, la Sécurité Sociale n’impose pas de tarif de convention, d’où la liberté des praticiens de fixer les prix, sans aucune réglementation de référence. Un implant coûte en moyenne entre 700€ et 1400€. Le prix peut allez au-delà selon le praticien, selon la région et selon les caractéristiques de l’acte à réaliser.

Si l’implant a besoin de couronne pour se fixer, c’est la couronne uniquement qui est remboursée à hauteur de 70% par la Sécurité Sociale dont la base est de 107,5€ et le montant remboursé est de 75,25€. Il est un peu difficile de trouver une complémentaire Santé qui accepte la prise en charge d’implants dentaires, sinon on accorde un forfait annuel par convention entre le patient et la mutuelle dentaire.

Concernant les actes d’orthodontie, le remboursement de la Sécurité Sociale est fonction de l’âge du patient. A moins de 16 ans, la Sécurité Sociale prend en charge une partie des dépenses. A plus de 16 ans, la Sécurité Sociale considère l’orthodontie comme un acte esthétique, aucun remboursement n’est accordé, sauf que l’assurance maladie trouve une raison exceptionnelle. Sur les comparateurs de mutuelles en ligne, il est possible de trouver une mutuelle santé qui accorde un forfait annuel en euros. A cet effet, une partie des cotisations est remboursée si toute l’année le forfait n’est pas consommé.

En ce qui concerne les gouttières dentaires qui sont des actes contre le bruxisme, si le tarif du praticien est de 300€ en moyenne pour une gouttière, la Sécurité Sociale accorde un remboursement de 121€.

La mise en place de la réforme est progressive à partir du 1er janvier 2020. Le premier lot de soins qui bénéficie le reste à charge zéro concerne certains soins prothétiques, et plus précisément les couronnes métalliques (ni or ni argent, ni autre métal précieux), les couronnes zircorne, les couronnes en céramique sur canine, incisive et première prémolaire, les bridges en céramique sur canine et sur incisive.

A titre illustratif, si la pose d’une couronne en céramique impose au patient un reste à charge à 195€ en 2018, la Sécurité Sociale prend en charge intégralement les dépenses engagées en 2020. Cependant, si le patient ne respecte pas les caractéristiques de matériaux mentionnées supra, il doit chercher une mutuelle dentaire pour prendre en charge ce que l’assurance maladie ne rembourse pas. Toujours est-il, les implants dentaires n’entrent pas dans la réforme et ne sont pas remboursés par l’assurance maladie. En 2021, tous les actes de soins dentaires remboursables par la Sécurité Sociale vont être considérés dans le but de réduire au maximum le renoncement aux soins dentaires des Français.