Santé seniors après 50 ans : de l’hypertension artérielle

L’hypertension artérielle est la deuxième cause du décès prématuré d’une personne après la dépendance tabagique. Il s’agit aussi d’un des facteurs de risques de troubles cardiovasculaires et d’autres complications sur le long terme. Cette maladie touche les hommes et les femmes, jeunes ou d’âge avancé. En l’absence de traitement, elle pourrait non seulement nuire à sa santé mais réduire aussi son espérance de vie. Dans l’article suivant, nous allons voir les symptômes d’une pression artérielle forte, le traitement et les mesures préventives pour éviter cette maladie.

Cette pathologie se caractérise par une tension artérielle supérieure à la normale en fonction de son âge. La pression artérielle est composée par la pression systolique et la pression diastolique. Selon les médecins, la tension artérielle normale d’une personne âgée de 20 ans devrait être inférieure à 120/80 mm Hg. Or, si le professionnel médical relève une fois une forte tension artérielle, cela ne veut pas dire que le patient est hypertendu. Mais s’il a une tension continue supérieure à la limite 140/ 90 mm de Hg, cela nécessite des traitements hypertenseurs. En effet, chez un hypertendu, la pression de sang est forte sur la paroi des artères en tout temps, alors que chez une personne en bonne santé, elle ne monte que lorsque cette dernière fournit des efforts ou elle se sent stressée. Notons ainsi que la tension artérielle est sujette à des fluctuations. Elle peut varier selon la posture de la personne, son état de stress, sa température, sa fatigue physique, son manque de sommeil etc. En règle générale, chez une personne en position allongée ayant une tension normale, elle affiche une baisse mais elle monte un peu pendant la journée, lorsqu’elle fait des travaux.
Les chiffres de l’OMS indiquent que 30 % des hommes entre 65 ans à 75 ans souffrent de cette maladie, tandis que la moitié de gent féminin de cette tranche d’âge sont hypertendues. Et dans le monde, une personne sur trois présente de symptômes d’hypertension artérielle. En France, 4 sur 10 des personnes âgées de plus de 65 ans sont des hypertendus et le pourcentage monte à 70 % pour les aînés de 80 ans.
Plusieurs facteurs de risques peuvent favoriser le développement de l’HTA. On retient entre autres l’âge (les personnes âgées sont des patients à risque), l’excès d’embonpoint, la dépendance à l’alcool et au tabac, le manque d’activité physique (travail sédentaire), l’excès du sel (accompagnés d’un régime alimentaire pauvre en fruits et légumes et en potassium). A ces éléments s’ajoutent l’état de stress permanent au quotidien (stress professionnel, perte d’un être cher…), la prédisposition génétique (avoir un ou des membres de famille hypertendus) ainsi que l’origine ethnique (les Africains sont plus prédisposés à la maladie). Le fait de cumuler plusieurs facteurs augmentent encore plus le risque de développer cette pathologie.

A son début, cette pathologie grave se développe insidieusement. Elle ne montre aucun symptôme. Le patient pourrait découvrir son développement lors d’un bilan médical ou d’autres motifs. Toutefois, il existe quelques signes évocateurs d’une tension artérielle anormale tendant vers la hausse. Le patient hypertendu sent souvent des maux de tête notamment au réveil (ces douleurs se situent au niveau de la nuque et à l’arrière d crâne). En se levant ou au cours de la journée, il peut avoir des vertiges et des engourdissements dans les pieds ou les mains. L’hypertension artérielle se caractérise également par l’absence de sommeil, les troubles de vue et les palpitations cardiaques. A ces signes physiques s’ajoutent les transpirations, le saignement nasal, le bourdonnement d’oreilles ainsi qu’un état de nervosité.

Comme on a dit que c’est une maladie silencieuse, le patient ne se rend pas compte de la présence de cette pathologie que lorsqu’il fait une consultation chez son médecin traitant. Pour diagnostiquer la HTA, le médecin entreprend deux fois la mesure de la pression artérielle de son patient. La première fois, il le prie de se mettre en repos en position allongée pendant quelques minutes. Après cela, il réalise une autre mesure en position debout pour s’avoir un diagnostic plus sûr. Ce n’est qu’au bout de 3 consultations rapprochées (au cours de 3 mois) que le personnel médical peut confirmer le diagnostic d’une HTA. Il peut aussi faire subir d’autres examens complémentaires à son patient afin de s’assurer que les autres organes ne sont pas atteints par cette pathologie.

Il s’agit d’un des facteurs de risques déclenchant les maladies cardiovasculaires et la démence (problèmes de cognition) chez les sujets âgés. Elle est aussi incriminée dans l’apparition d’attaques cérébrales (AVC), de l’infarctus de myocarde et d’insuffisance cardiaque. Or, chez les femmes ménopausées, le risque de présenter cette pathologie est plus élevé que chez les hommes de même âge. Cela est dû à la baisse progressive des œstrogènes. Ce qui a pour effet d’épaissir les parois des artères, les rendant moins souples. En plus, les femmes ménopausées ont tendance à prendre du poids et à avoir un excès du mauvais cholestérol. Or l’obésité favorise l’apparition de la HTA. A noter que les femmes qui attendent un bébé peuvent être aussi sujettes à des problèmes de haute pression sanguine à cause de la modification hormonale.

Pour éviter l’apparition de l’hypertension artérielle, les seniors âgés doivent mener un mode de vie sain. En premier lieu, le tabac est à proscrire. Ils doivent aussi adopter un régime alimentaire sain et équilibré, soit 3 repas équilibrés au quotidien, 5 fruits et légumes par jour. Les graisses, le sel, l’alcool doivent également être limités. En effet, les excès alimentaires ajoutés à d’autres facteurs favorisent la maladie, il vaut mieux donc privilégier dans son assiette les viandes maigres, les céréales etc. L’activité physique vient en complément de l’équilibre alimentaire. La pratique d’une activité physique comme la natation, la marche, le tai-chi, la danse, le jardinage etc. d’une trentaine de minutes 4 fois par semaine améliore la qualité de vie et la santé du senior. Une personne ayant un parent décédé avant 50 ans à cause de cette maladie devra aussi faire un dépistage annuel dès l’âge de 25 ans s’il montre les symptômes. Enfin, il est également essentiel de passer par un suivi régulier de sa tension, de son taux de cholestérol, de dépistage d’une apnée de sommeil etc à partir de 50 ans.
Concernant le traitement de l’HTA, elle dure en général pendant de longues années sauf si le patient fait signe d’amélioration permanent dans son état de tension artériellel. Les traitements consistent à la prescription d’une activité physique et d’une alimentation modérée d’apport en sel. Si au bout de trois mois, ces mesures n’arrivent pas à réguler la pression artérielle, le médecin peut préconiser un traitement antihypertenseur. Pour ce, le médecin peut recommander les médicaments dans les classes de bétabloquants, les inhibiteurs calciques, les diurétiques thiazidiques ou encore les inhibiteurs des alpharécepteurs. Ces derniers aident à réduire la contraction des vaisseaux. Le choix du traitement dépend de l’état du patient.
Bon à savoir : la souscription à une mutuelle santé senior permet d’avoir une prise en charge des consultations, bilans médicaux (électrocardiogramme, échographie etc.) et traitements (médicaments spécifiques…).