Santé des personnes âgées : la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est la plus connue des pathologies du système nerveux après la maladie d’Alzheimer. Elle touche 2 à 3% des sujets âgés de plus de 60 à 80 ans. On enregistre 150 000 cas de personnes victimes de cette affection en France dont la majorité sont des hommes. Pour le moment, il n’existe pas de traitement curatif pour guérir définitivement une personne atteinte de ce trouble neurologique. Les choix thérapeutiques s’articulent seulement autour de la correction des symptômes moteurs du patient. Le point sur les causes, les signes évocateurs et les éventuels traitements de cette affection de longue durée.

Les neurones moteurs logés dans la partie supérieure du cerveau nécessitent de dopamine pour fonctionner correctement. Or, chez les personnes touchées par la maladie de Parkinson, les cellules productrices de cette substance sont détruites. Le médecin découvre également une accumulation de dépôts de protéine baptisée synucléine dans d’autres parties du cerveau ou dans la moelle épinière des personnes atteintes de cette maladie. Les facteurs déterminant la maladie de Parkinson ne sont pas encore déterminés. Les chercheurs avancent une prédisposition génétique, notamment chez les personnes âgées de moins de 45 ans. Le facteur environnemental semble également entrer en jeu dans son déclenchement. On évoque ainsi des liens avec l’exposition à des métaux lourds comme le manganèse, le cuivre ou le plomb ou à des matières toxiques (monoxyde de carbone ou manganèse) ou des herbicides. D’ailleurs, la justice reconnaît ce lien entre l’utilisation de pesticide et l’apparition de la maladie de Parkinson avec le décret mis en vigueur le 10 mai 2012. Le cas de l’agriculteur touché par cette maladie qui est alors considéré comme victime d’une maladie professionnelle illustre cette reconnaissance de la justice. Outre la fragilité héréditaire et la présence de polluants environnementaux, un grave traumatisme peut être également à l’origine de cette maladie. L’effet secondaire des médicaments utilisés dans le cadre du traitement d’autres pathologies figure aussi parmi les causes. Citons entre autres l’halopéridol ou la métoclopramide, le premier sert pour le traitement des hallucinations et le dernier pour les nausées. Les études ont aussi révélé que l’ingestion des tisanes des feuilles et des racines de corossol sont associés à des affections apparentes à des syndromes de Parkinson. A noter qu’il existe quelques maladies du système neurovégétatif qui se traduisent par les mêmes symptômes que ceux de la maladie de Parkinson.

Les signes évocateurs de cette affection chronique sont caractéristiques même s’ils diffèrent d’un patient à l’autre. Ces signes physiques ne se ressemblent pas du côté droit et du côté gauche du malade. Les symptômes sont également variables en intensité dans le temps et les chocs émotionnels, le stress etc. peuvent augmenter leur gravité. Le début de la maladie pendant lequel il pourrait y avoir une phase dépressive commence 5 à 10 ans avant les premiers signes cliniques. Généralement, on pourrait constater des troubles de sommeil du patient, de dépression, de douleur de muscles, de difficulté d’aller à la selle, ou de fatigue excessive.
Les symptômes majeurs de cette maladie sont le ralentissement de mouvements du sujet âgé, la rigidité de ses muscles (bras, jambes, tronc), la difficulté à faire un mouvement ainsi que les tremblements qui surviennent lorsqu’il est au repos. Ce tremblement survient dans deux tiers des personnes concernées par la maladie. Le seul coté du corps du malade tremble lorsqu’il dort ou lorsqu’il fait des efforts physiques qui exigent l’usage des muscles. Par exemple lorsqu’il écrit. On peut aussi remarquer que l’écriture du patient devient plus petite. En ce qui concerne la rigidité musculaire, le patient fait de mouvements saccadés lorsqu’il effectue certains gestes, par exemple lorsqu’il fléchit les bras. Ces derniers ne se balancent plus normalement le long de son corps. Ce qui provoque un déséquilibre et une lenteur de sa marche. Il a également un problème à initier un mouvement. Il n’arrive pas à boutonner ses chemises, ou à nouer ses lacets. Dans certains cas, il peut rester immobile sur place pendant quelques minutes à piétiner le sol. Ces signes doivent alerter son entourage sur la nécessité d’une consultation chez le médecin traitant. Ce dernier oriente le malade vers les traitements adéquats après la confirmation de la maladie.
A remarquer qu’en dehors des symptômes moteurs indiqués ci-dessus, d’autres symptômes plus ou moins gênants comme les crampes, les mictions urgentes, les fourmillements peuvent également apparaître. Quand les crampes, les sensations d’immobilité arrivent au cours du sommeil du sujet âgé, cela trouble son repos. L’aîné pourrait aussi suer ou saliver abondamment, se sentir anxieux, déprimé ou irritable. Outre la réduction ou la perte de la perception des odeurs, le patient a également du mal à avaler du repas ou même sa salive. Il s’exprime d’une voix rapide et basse et son visage n’a aucune expression. Il lui arrive aussi de tomber en avant ou en arrière lorsqu’il se déplace. Enfin, dans des cas plus fréquents, le patient âgé pourrait être constipé. Mais l’incontinence urinaire pourrait également arriver dans des cas plus rares.

Aucun test définitif ne permet de s’assurer que la personne âgée soit effectivement atteinte de la maladie de Parkinson. Le médecin établit le diagnostic du patient en s’appuyant sur les symptômes. Le tremblement au repos ou quand la personne fait un effort de muscles est aussi le détail caractéristique qui retient l’attention du professionnel de santé. Il remarquera également les pas traînants du sujet âgé quand il marche, son dos voûté et l’absence de mouvements spontanés du bras. Outre ces signes cliniques, le médecin traitant peut également faire une analyse sanguine du patient pour s’assurer qu’il ne souffre pas d’autres maladies.

Le praticien prescrit souvent le recours à la lévodopa accompagné d’autres médicaments comme la carbidopa par exemple pour remédier au manque du neurotransmetteur. Dans la plupart des cas, le malade pourrait mieux maîtriser ses mouvements après avoir pris régulièrement la lévodopa qui une fois arrivé au cerveau, se transforme en dopamine. Il existe également d’autres médicaments tels que la pramipexole, la benztropine etc. Toutefois, les chercheurs n’ont pas encore trouvé une thérapie permettant de ralentir le développement de la maladie. Le traitement est individuel selon le cas de chaque patient. Le médecin traitant pourrait ainsi proposer l’intervention chirurgicale. Cette solution s’applique aux personnes souffrant de tremblements ou de troubles de mouvements dont l’organisme est non réceptif au traitement médicamenteux. En appliquant de décharges électriques aux parties du cerveau qui contrôlent le mouvement, les signes anormaux causés par la maladie de Parkinson sont atténués. Les recherches en cours des spécialistes sont axées sur les parties du cerveau qui constituent les meilleures cibles dans la stimulation du fonctionnement cérébral et sur le traitement de protection du cerveau.
La physiothérapie et l’activité physique régulière figurent parmi les moyens de retardement de perte du contrôle moteur. Les sujets âgés touchés par cette maladie doivent aussi adopter une alimentation riche en fibres et boire beaucoup d’eau car la prise de médicaments peut causer la constipation. Le nutritionniste peut fournir des conseils appropriés au patient. Enfin, la santé est un enjeu prioritaire pour les personnes âgées, il leur est conseillé de se souscrire à une mutuelle senior pour éviter de se ruiner avec les consultations et les dépenses santé. La mise en concurrence de différentes propositions de mutuelles est à recommander avant d’en sélectionner une.