Mutuelle santé senior : la dépression

L’âge avancé est quelquefois synonyme de l’altération de santé, de maladies chroniques infectieuses et de troubles psychiatriques. Parmi les maladies qui touchent fréquemment les seniors, on retrouve la dépression. Cet état mental se traduit par un sentiment d’impuissance et de désespoir ainsi que l’impression d’être dévalorisé en tant qu’individu. Le traitement de cette maladie est remboursé par la caisse de la Sécurité sociale ainsi que la mutuelle du moment où il entre dans le parcours de soins coordonnés. Tour d’horizon sur les symptômes, les causes, le traitement et les mesures à prendre pour bénéficier d’une meilleure prise en charge de cette pathologie.

Cette maladie qui nuit beaucoup à la qualité de vie de la personne atteinte touche 6 % de la population dans les pays développés chaque année. Une personne peut expérimenter cet état dépressif associé à une pathologie plus d’une fois dans sa vie. Les signes cliniques de cette maladie diffèrent d’une personne à une autre. En fait, on peut distinguer trois étapes : la dépression légère, modérée et sérieuse. Un patient dépressif peut évoluer vers une étape supérieure. Les symptômes de cet état sont l’anxiété, une profonde tristesse, l’absence d’intérêt pour toute activité, l’insomnie, les troubles de sommeil. Une personne dépressive ressent aussi une fatigue excessive, une perte d’énergie, la hausse et la réduction de poids, des migraines, irritabilité et des pensées du suicide. Cette pathologie dans son stade avancé peut occasionner de dépendance à la drogue, à l’alcool, la faiblesse du système immunitaire, un sentiment d’isolation, le suicide et les conflits avec sa famille ou ses collègues.
Beaucoup de personnes refusent de reconnaître cette faiblesse comme une maladie, et elles ne se soignent pas. Pourtant, les épisodes dépressifs peuvent être traités.

Cette maladie qui touche 15 à 20 % des seniors et notamment des femmes est une maladie assez complexe. Elle pourrait provenir de divers facteurs comme l’hérédité, le deuil, le divorce, l’isolement social, la faiblesse de revenus, la consommation excessive de l’alcool et de drogue. Des déséquilibres de l’hormone et de la biologie ainsi que le fait de cohabiter avec une personne atteinte d’une maladie grave peuvent aussi causer cet état dépressif. Les gays, lesbiennes, transsexuels etc. qui sont exposés à l’ostracisme ainsi que les personnes victimes de bestialités sexuelles peuvent aussi être plongées dans cet état de dépression. A ces causes s’ajoutent les carences en alimentation et en aliments nutritionnels comme le fer, l’oméga-3, les vitamines B6, B 12, D, une mode de vie incertain, ou un stress continu au travail. Le mauvais équilibre de neurotransmetteurs comme la sérotonine est aussi considéré comme l’une des causes de cette pathologie. A noter que cette maladie n’est pas héréditaire. Elle n’est pas aussi contagieuse.

D’abord, pour diagnostiquer cette maladie, le médecin s’informera sur les symptômes et l’état du patient afin de savoir si la cause de cette dépression est d’origine pathologique (par exemple, dérèglement de l’hormone ou de la thyroïde, ou d’autres affections).

  • S’il s’agit d’un état dépressif léger, il peut préconiser un suivi d’un psychothérapeute. Cette thérapie fera diminuer les symptômes de la dépression et l’apparition des récidives. Elle peut même guérir définitivement le patient. Ce traitement par la psychologie peut être individuel ou en groupe. Il peut être fait aussi en cabinet médical, en établissement de soins ou dans un CMP. Ce dernier est un établissement où on retrouve les psychiatres, les infirmières, les psychologues, les assistantes sociales etc.
  • S’il s’agit d’un cas modéré, le traitement avec la psychothérapie est associé à la prise des médicaments antidépresseurs. Ces derniers permettent d’alléger les différents symptômes de la dépression du patient. Les médicaments prescrits par le médecin varient en fonction de l’état de gravité, les recommandations d’utilisation et des symptômes du patient. Parmi les médicaments les plus utilisés, on peut citer ceux dans le groupe de ISRS comme le fluvoxamine, le pertraline le citalopram etc. et les IRSN comme le duloxétine, le venlafaxine. Le professionnel de santé peut aussi prescrire d’autres médicaments comme la miansérine. Si ce traitement s’avère inefficace, le médecin peut indiquer aussi d’autres antidépresseurs comme l’amoxapine, la doxépine, l’imipramine etc. Tandis que l’utilisation des médicaments comme la tianeptine n’est pas très courante car elle peut causer la dépendance chez le patient. En tout cas, l’effet des médicaments n’est pas immédiat. Il faut souvent attendre au moins 3 semaines pour voir l’évolution de l’état du patient. Le traitement dure au moins 4 à 6 mois pour s’assurer de la consolidation de l’état de la personne. L’arrête du traitement doit se faire après 6 mois à un an pour éviter la rechute. Si le traitement est interrompu précocement, le patient pourrait récidiver.
  • Dans le cas des dépressions graves, c’est-à-dire, une personne suicidaire, son entourage doit envoyer rapidement le patient à un hôpital psychiatrique où il sera encadré et pris en charge par un psychothérapeute. Ce traitement prévoit le recours aux électrochocs en cas de récidive d’un suicide. Le patient ayant une situation complexe devrait être aussi hospitalisé.

A noter que la moitié victime de ce trouble psychiatrique récidive toujours d’une manière plus sévère dans l’avenir. Ces symptômes de la dépression peuvent aussi durer des semaines, voire des années et affectent non seulement l’humeur et le comportement de la personne mais aussi sa santé, son système immunitaire et son corps.

L’Assurance maladie rembourse le traitement de la dépression s’il entre dans le cadre d’un parcours de soins coordonnés. Le patient bénéficiera ainsi d’une prise en charge de ses consultations et ses soins médicaux. L’Assurance maladie prend en charge la psychothérapie dans un établissement public ou dans un cabinet privé s’il y a une consultation au préalable du médecin privé.
L’assurance maladie prend en charge aussi les médicaments associés au traitement de la dépression s’ils sont prescrits par le médecin traitant dans le cadre du parcours des soins coordonnés.
Concernant le remboursement des psychiatres conventionnés du secteur 1 et 2, l’assurance maladie les rembourse les consultations à hauteur de 70 % s’il s’agit d’une affection de longue durée.
Pour compléter le remboursement de la Sécu, il convient de souscrire à une mutuelle santé.
L’assurance complémentaire santé seniors prend en charge le ticket modérateur et les autres frais de santé à payer. Elle offre aussi un meilleur remboursement des différentes dépenses santé comme l’hospitalisation, les soins courants, les dépenses dentaires, optiques en fonction de la garantie souscrite par l’assuré.
Pour le remboursement des postes médicaux comme l’hospitalisation par exemple, il est conseillé de souscrire à une mutuelle senior proposant une prise en charge à 300 % de la BR tandis qu’une prise en charge à hauteur de 100 % de la BR est suffisante pour les médicaments et consultations dans le cadre du parcours des soins coordonnées.
Afin de trouver la mutuelle senior proposant le meilleur rapport entre les garanties et la cotisation, il est recommandé de recourir à un comparateur. L’outil  comparateur de mutuelles senior en ligne est en effet conçu pour aider les seniors à trouver en quelques clics l’assureur ou la mutuelle santé répondant à leurs besoins et à leur budget. Après cette comparaison, il leur suffit par la suite de vérifier d’autres détails comme le délai de carence, l’étendue de la prestation d’assistance etc.