Les mutuelles et la prise en charge de l’obésité

La prédisposition à l’embonpoint est un fléau qui touche de plus en plus de personnes en France. Il est impossible de déterminer sa cause exacte, car il provient de plusieurs facteurs environnementaux, génétiques, économiques ou même socioculturels. Bons nombres de Français de tout âge souffrent d’une surcharge pondérale. Quelle est la prise en charge de la Sécurité sociale et de la mutuelle face à une personne souffrant d’obésité ? Existe-t-il une prévention contre l’apparition de l’obésité ? Le point sur ces questions.

Le taux ne cesse d’augmenter en Amérique, il s’élève à plus de 60%. Or, ce ne sont pas seulement les Américains qui figurent en tête de classement. Il semble que ce problème du surpoids n’épargne personne aussi en France. Il touche toutes catégories : des cultivateurs, des artisans, des cadres dans toutes les agglomérations. En effet, une étude datant révèle que le nombre des cas de personnes obèses a augmenté de 13 % sur 6 ans. Les hommes sont les plus concernés que les femmes et les enfants. Une autre étude en 2014 en ressort que 30% des Français ont un problème d’embonpoint tandis que 16% sont obèses. Outre l’habitude alimentaire comme le grignotage, le stress, le ralentissement d’activité physique, le problème hormonal, le mode de vie sédentaire sont des éléments favorisant cette épidémie.

Cet excès de masse grasse peut être néfaste pour les personnes atteintes car elle peut provoquer un risque de décès prématuré. Pour savoir si on est atteint d’obésité, il faut calculer l’indice de masse corporelle. Celle-ci s’obtient avec le poids (kg) / taille (m). Une IMC entre 25 et 30 signifie que la personne est en surpoids, entre 35 à 40, la personne souffre déjà d’une obésité sévère. Le risque de mortalité est plus élevé chez les obèses morbides ou obèses sévères.

Il existe quelques traitements plus ou moins extrêmes pour s’attaquer aux kilos superflus. On trouve comme traitement :

  • Les pilules anti-obésité sont censées faire fondre les masses de graisses. Les personnes qui les utilisent peuvent venir à bout de leurs kilos, mais les effets secondaires sont toutefois assez conséquents.
  • Il y a également la phytothérapie, les plantes diurétiques, les plantes appelées « coupe-faim » et les plantes qui bloquent l’absorption des graisses. Les effets indésirables ne sont pas également à exclure lors de l’utilisation excessive de ces produits. Certains médicaments sont retirés du marché français à cause de leur efficacité non démontrée.
  • Les cures thermales avec les massages kinésithérapeutiques accompagnés d’un traitement des maladies de métabolisme et de l’appareil de digestion.

Si toutes les méthodes ont échoué, il y a enfin une autre alternative : la chirurgie bariatrique. Celle-ci consiste à limiter les apports en calories assimilées par l’organisme par une opération chirurgicale. Une des techniques les plus utilisées est la séparation de l’estomac en deux parties. On retrouve également le ballon gastrique pour les obèses modérés.

Dans tous les cas, le patient doit changer ses comportements alimentaires pour espérer vaincre le surpoids. La négligence d’une activité physique peut également constituer un blocage à un effort d’amaigrissement. La lutte anti-obésité étant un effort qui se gagne sur la durée, le médicament idéal serait la chirurgie une bonne fois pour toutes. Toutefois, elle n’est pas efficace pour le cas d’obésité morbide, c’est-à-dire, celle dépassant le IMC 40.

L’Assurance maladie prend en charge certaines interventions liées à l’obésité. Tel est, par exemple, le cas de la chirurgie et l’hospitalisation dans un centre conventionné avec l’assurance maladie. 70% de cet acte chirurgical sont couverts par la sécurité sociale. Les consultations liées à l’opération sont également prises en charge au même taux. Pour plus de détails sur les 35 centres conventionnés existants en France, vous pouvez effectuer la recherche sur internet.

Dans le cas d’une cure thermale ou cure d’amaigrissement, si le traitement a aussi obtenu l’aval du médecin traitant, elle pourra bénéficier de remboursements. Il faut également qu’elle soit suivie dans un centre thermal agréé et conventionné par la Sécurité sociale. Le remboursement est relatif à la durée de 18 jours de traitement.

En revanche, l’Assurance maladie ne rembourse pas l’achat des suppléments vitaminiques et protidiques ainsi que les médicaments contenant la molécule ORLISAT.

Les autres frais annexes comme le dépassement honoraire, le coût du confort, le reste à la charge de l’assuré sont partiellement ou entièrement couvert par la complémentarité santé. C’est pour cette raison qu’il est conseillé de choisir une mutuelle efficace qui peut proposer une couverture santé satisfaisante. Les prestations de cet organisme dépendent des niveaux de garantie choisis par l’adhérent. A noter que le remboursement des quelques jours d’hospitalisation dans la chambre individuelle doit être couvert par la complémentarité santé.

Après l’opération, l’opéré doit avoir une bonne hygiène de vie et surveiller son alimentation. Il lui faut également prévoir les suivis diététiques pour avoir un poids stable. Cette option n’est nullement couverte par l’Assurance maladie, mais certaines mutuelles proposent la couverture des consultations de médecins nutritionnistes avec des forfaits annuels. Ainsi, si votre consultation est facturée à 50 euros, la Sécurité sociale couvre 70% du tarif de responsabilité, soit 17,5 euros environ. Le reste sera en partie ou totalement remboursé par la complémentarité santé.

Pour vérifier le montant de la prise en charge de la mutuelle, on doit toujours se référer au contrat. Certains contrats peuvent effectuer le remboursement de ticket modérateur lors des actes de chirurgie ou des séances thermales. Certains couvrent également les dépassements honoraires des spécialistes. Le choix d’une bonne complémentarité est ainsi crucial lors d’un traitement de l’obésité.

En règle générale, la mutuelle idéale est celle qui propose diverses formules pour ses assurés. Étant donné que la Sécurité sociale ne rembourse qu’une faible partie des dépenses de traitement des obèses morbides, la souscription à une mutuelle permet de faire face aux dépenses liées aux frais de santé. Mais attention, il importe de bien choisir l’organisme en fonction de ses réels besoins pour éviter de changer de mutuelle au fil des ans. En principe, celle capable d’offrir un taux de remboursement à un niveau élevé avec un délai acceptable est classée parmi les bonnes mutuelles. Notez aussi que l’outil de comparaison de mutuelle en ligne permet de dénicher un contrat qui pourrait vous satisfaire. Le comparateur en ligne est sans engagement et rapide. Ainsi, si vous souhaitez faire un traitement anti-obésité, prenez le temps de comparer les prestations des mutuelles en ligne avant de commencer un traitement.

La consultation des professionnels hors d’un centre de chirurgie conventionné n’est pas couverte par la Sécurité sociale ni la mutuelle. Dans le cas d’une pose d’un anneau gastrique, il faut que le médecin traitant prescrive la demande pour que les frais soient remboursés. Cela est aussi valable pour les autres traitements comme la cure thermale. Le ballon gastrique, quant à lui, n’est pas remboursé par l’Assurance maladie.

Les risques sont multiples face à l’obésité qui est d’ailleurs la finalité du surpoids. Il y a donc les risques de maladies cardiovasculaires dont l’AVC et les cardiopathies. Il y a aussi les risques de diabète, de l’arthrose, de certains cancers, et les troubles de ventilation se produisent fréquemment. L’obésité risque d’accumuler de graisse dans le thorax, et l’individu obèse est essoufflé en cas d’effort. Voire pendant le sommeil, il risque des arrêts spontanés et fréquents de la respiration.

Lorsque le surpoids persiste, les complications s’amplifient autant que l’IMC devient de plus en plus élevé. La production d’hormones sexuelles est perturbée. Notamment chez les femmes, il y a la perturbation du cycle et chez l’homme l’hypogonadisme. L’apparition de syndrome métabolique est un signe de complication avec l’hypertension artérielle, le diabète de type 2 et l’excès de mauvais cholestérol. Le pire est que le risque de décès s’accroît de 20% à 50%, voire plus pour les obèses. En attendant les maladies qui peuvent survenir d’un moment à un autre, les personnes obèses risquent des problèmes psychologiques, surtout qu’elles sont au stade de la résistance à l’insuline.

Tel qu’il est mentionné supra, l’obésité finit par entraîner différents types de cancers, tels que le cancer de l’utérus, le cancer du sein, le cancer des ovaires chez les femmes, tandis que chez les hommes le cancer de prostate est plus courant. Et pour les deux sexes, le cancer de colon et le cancer de la vésicule biliaire sont parfois inévitables. Des signes de complications de l’obésité peuvent survenir au quotidien, tels que le reflux gastro-œsophagien, les maux de tête, la fatigue, l’excès de transpiration, la goutte et les lithiases rénales.