Maladies liées à l’amiante : indemnisation et remboursement

L’amiante est un isolant et résiste au feu, il est fréquemment utilisé en France. Malgré le fait qu’il représente un danger pour la santé, perçu depuis longtemps, son usage n’a été interdit qu’en 1997. Cette négligence peut conduire malheureusement à une hécatombe avec 100 000 morts d’ici 2025. Avant son interdiction, l’amiante était présent au quotidien vu qu’on peut le trouver sur le grille-pain, les plaques de fibrociment, les garnitures de frein, peintures et tant d’autres. L’amiante a été fréquemment utilisée dans le monde entier avant 1997.

Étant perçu comme un grand danger pour son utilisateur depuis le début du XXe siècle, l’exploitation de l’amiante s’élève malheureusement de plus en plus avant 1975. Par définition, l’amiante représente des silicates magnésiens ou calciques avec des propriétés chimiques réfractaires, parfois à substances hautement toxiques. L’amiante désigne, en effet, des minéraux à texture fibreuse que certaines industries utilisent dans ses matières premières. L’amiante est un terme générique. Pour les connaisseurs, l’amiante désigne 6 types de minéraux fibreux à l’état naturel. Au passage, on signale que la fibre se présente comme une particule mesurée en micromètre (µm). En général, la fibre mesure 9 µm X 3 µm. Une fibre d’amiante peut avoir différente longueur et largeur.

Les deux principaux groupes de fibres d’amiante sont la « serpentine » et les « amphiboles ». Les fibres de serpentine sont longues, souples et recourbées. L’amiante blanc est le principal type d’amiante serpentine. Il est utilisé notamment dans les secteurs manufacturiers. Tandis que les amphiboles sont raides et droites, cassantes et en forme d’aiguilles. On a identifié 5 sous-types d’amiante amphibole, pourtant l’utilité commerciale est plus ou moins limitée.

D’abord, la fibre d’amiante est 500 fois moins épaisse qu’un cheveu, cela facilite l’aspiration. Pourtant autant le nombre de fibres aspirées est grand et la période d’exposition est longue (le cas d’un ouvrier d’usine par exemple), le risque devient important. La maladie principalement contractée est le cancer de poumon, la plèvre dite « mésothéliome », la fibrose, les plaques pleurales, l’amiantose. Le danger de l’amiante est le temps relativement long de la manifestation du stade avancé et des symptômes, alors que le sujet est déjà atteint d’une maladie respiratoire grave, surtout s’il s’agit de l’amiantose. Les autres symptômes peuvent être remarqués plus tôt, lorsque le sujet subit d’essoufflement, de douleur thoracique, de toux ou de peu bleuâtre, etc.

Quand les voies respiratoires absorbent les fibres de l’amiante par l’air, le poumon sera enveloppé d’un tissu pulmonaire. Au fil du temps, que ça continue et que ce tissu reste enveloppé sur le poumon, des inflammations peuvent apparaître, il se peut même que la personne sera atteinte d’un terribles cancer, tel que le cancer du poumon ou le mésothéliome. Ce sont surtout les personnes qui travaillent dans le domaine de l’amiante qui en sont victimes. Plus précisément, ce sont des travailleurs qui utilisent des matériaux contenant de l’amiante ou ceux qui travaillent directement dans les usines qui fabriques ce composant très dangereux. Et le pire dans cette histoire c’est que certains victimes sont des gens qui n’ont presque pas le choix et qui doivent vivre dans un environnement amianté et qu’après 40 ans, se retrouvent avec un cancer de l’amiante.

L’amiante est dangereuse rien que sa texture poussiéreuse. Suite à l’inhalation des fibres, l’asbestose se forme qui conduit au cancer du poumon, à celui de la plèvre et aussi de l’appareil digestif. Ce qui est grave, c’est que certains symptômes ne se montrent qu’après 30 ou 40 ans du moment où la personne a été intoxiquée. Il semble incroyable et flippant qu’une personne soit atteinte d’un cancer grave, alors qu’elle ne s’en aperçoit qu’après environ un demi siècle, et ce n’est qu’à partir de ce moment la que les traitements nécessaire pour la guérison commencent, il faut dire que l’amiante est encore plus dangereuse que le sida. Cependant, en France, les victimes de l’amiante sont indemnisées par l’état ainsi que leurs ayants droits.

Au niveau des usines qui utilisent de l’amiante parmi leurs matières premières, l’employeur a le devoir de réduire au niveau le plus bas l’exposition des ouvriers et la durée d’exposition, selon l’article R-4412-108 du Code de Travail. Cependant, la prise en priorité des mesures de protection collective est la meilleure prévention pour réduire au maximum le nombre de morts chaque année (Jusqu’ici, on enregistre plus de 3000 morts par an à cause de l’amiante). Pour ce faire, il s’agit de mettre en place le traitement de l’amiante sur place (désamiantage). Il faut noter que la meilleure protection est de ne pas utiliser de l’amiante qui est d’ailleurs interdit en France depuis 1997. Toutefois, s’il est strictement nécessaire d’utiliser des matériaux contenant de l’amiante, il faut les encapsuler afin qu’ils n’émettent pas de fibres. L’analyse des risques s’impose pour l’employeur et maître de l’ouvrage.

Normalement, toutes les victimes de l’amiante déclarées bénéficient automatiquement d’une indemnisation. Toutefois, une preuve que la maladie est vraiment liée à l’amiante est nécessaire. Ainsi, des consultations, analyses et des enquêtes doivent être effectuées, et si le dossier est accepté, le patient figure parmi la liste des victimes des malades professionnels. Malheureusement, la plupart des victimes de l’amiante meurent. En France, le FIVA (Fond d’Indemnisation des Victimes de l’Amiante) a été créé, dans lequel chaque victime et ses ayants droits bénéficient d’une indemnisation de 1 643 milliards d’euros. Selon la loi promulguée le 23 décembre 2000 de l’article 53, les professionnels victimes de l’amiante ont droit à une réparation totale de leurs préjudices, c’en est aussi le cas pour ceux qui sont victimes d’une exposition à l’amiante en France. En ce qui concerne la somme de l’indemnisation des victimes et ayants droit, un taux fixé en fonction d’un barème défini au préalable par le FIVA est proposé. Dans le cas où la victime accepte la somme mentionnée, la transaction se fait instantanément pour le paiement. Dans le cas contraire, c’est-à-dire les deux côtés ne se conviennent pas sur la somme mentionnée, la victime peut avoir recours aux entités juridiques compétentes.