Santé des seniors : maladies endocriniennes des troubles du rythme cardiaque

La fréquence des pathologies apparaît avec l’âge. Plus une personne vieillit, plus elle peut souffrir de maladies diverses. Ainsi, trois quarts des personnes âgées qui résident en institution souffrent de problèmes cardiovasculaires. 47 % d’entre eux sont atteintes d’hypertension artérielle. Or les battements irréguliers du cœur risquent à son tour le déclenchement d’un accident vasculaire cérébral. Ces troubles du rythme cardiaque peuvent être une affection modérée qui ne nécessite qu’un traitement mineur, mais ces maladies endocriniennes peuvent également exiger une prise en charge lourde. Zoom sur les maladies cardiovasculaires des seniors âgés.

La première cause de morbidité des aînés vivant dans les établissements d’hébergement est l’affection cardiovasculaire. Cela est révélé lors d’une enquête menée auprès des personnes hébergées dans ces institutions. Les affections les plus courantes sont l’hypertension artérielle et l’insuffisance cardiaque. Mais les pathologies cardiovasculaires englobent également d’autres maladies comme la coronaropathie, la phlébite, l’embolie ou la thrombose artérielle, l’hypotension, l’artériopathie chronique et enfin les troubles du rythme cardiaque. Les personnes souffrant d’insuffisance cardiaque constituent 29 % des résidants et ceux atteints de troubles de rythme 23 %. Tandis que les souffrantes d’hypertension artérielle sont 47 % des résidents. Ces chiffres montrent l’importance des troubles du rythme pour les seniors avancés en âge. Ces troubles font partie des maladies endocriniennes. Ils sont dus au mauvais fonctionnement des glandes endocriniennes ou à la présence d’une tumeur bénigne ou maligne qui touche l’une des glandes. Pour rappel, la glande endocrine est un organe qui sécrète des hormones qui remplissent le sang et agissent sur les autres glandes. L’hypophyse commande les autres glandes endocrines du corps humain comme la thyroïde, les gonades ou les surrénales. La thyroïde améliore la consommation d’oxygène dans le cœur ou les muscles du squelette. Ainsi, lorsque la production des hormones thyroïdiennes diminue ou s’accroît, cela a un effet sur la fonction respiratoire la fonction du cœur et de l’intestin, ou encore le système nerveux. Voici les symptômes de ces deux dysfonctionnements de la thyroïde :

  • Si la production de la thyroïde est en hausse, la personne peut avoir un goitre. La fréquence des battements de son cœur augmente et ces battements deviennent irréguliers. Lors de l’auscultation, le médecin remarque également une hausse de la pression artérielle et de la température de la peau. Les mains de la personne tremblent, sa peau devient moite et elle devient agitée. Ces signes sont accompagnés par une transpiration abondante, la fatigue et une faiblesse des muscles ainsi que des insomnies. L’appétit de la personne atteinte d’hyperthyroïdie augmente également alors qu’elle affiche une perte de poids sous la balance. En plus, elle va souvent à la selle et montre de signe de diarrhée. La personne atteinte pourrait avoir aussi éventuellement un problème des yeux et de peau. Tous ces syndromes n’apparaissent pas forcément ensemble. Chez les seniors, la hausse de la production de la thyroïde se manifeste notamment par les troubles du rythme du cœur.
  • En cas de baisse de la production thyroïdienne, les signes d’alerte sont complètement différents. Le patient montre un visage sans expression avec des paupières tombantes. Il a les cheveux épars et secs tandis que sa peau devient plus épaisse, et rugueuse. Lors de l’auscultation, le professionnel de santé remarquera l’épaississement de la langue, la baisse de la température du rectum, des épandages et une baisse du réflexe du tendon. Le patient lui-même peut sentir des picotements des mains et des pieds. Il peut également avoir de difficulté à aller à la selle. Ces signes peuvent aussi s’accompagner de perte de mémoire, et de troubles de personnalité ou de maladie mentale. Le patient peut être aussi anémique. Parmi les pathologies de la thyroïde, on peut citer le goitre qui pourrait survenir à la puberté, au cours de la grossesse ou à l’arrêt de la menstruation chez la femme.

Le volume de la glande s’accroît à cause d’une baisse des hormones thyroïdes. La privation ou la manque d’iode peut aussi provoquer l’apparition d’un goitre chez la femme. La prise de certains médicaments et le stress affectif peuvent également déséquilibrer l’hormone thyroïdienne. Le goître n’exige pas souvent une intervention chirurgicale. Mais lorsqu’il s’agit d’un goitre toxique avec plusieurs nodules, la chirurgie est inévitable. Le patient peut guérir en un jour. Chez les personnes plus jeunes, la prise des médicaments amincissants à base d’hormones thyroïdiennes peut aussi causer des problèmes du métabolisme. Car la personne perd à la fois le poids et la fonte du muscle. Certains médicaments iodés peuvent également déclencher des troubles thyroïdiens. C’est pourquoi, il est conseillé à une personne âgée de se rendre régulièrement chez son médecin traitant pour faire un suivi de sa santé. L’inflammation de la glande thyroïdienne peut toucher également 2 % de la gent féminine entre 30 à 50 ans. Elle peut aussi se développer avec le diabète ou l’insuffisance des grandes surrénales.

Comme on l’a vu précédemment, ces troubles sont notamment dus à un mauvais fonctionnement de thyroïde ou à la prise de certains médicaments. Le médecin traitant vérifie d’abord la tension artérielle et la fréquence cardiaque du patient âgé. Puis, il vérifie le réflexe, la caractéristique de la peau et de voix du patient (peau sèche et voix rauque). Il palpe également s’il y a un goitre qui est à l’origine du ralentissement du rythme du cœur et de voix. Il fait ensuite une prise de sang pour s’assurer s’il s’agit d’une hypothyroïdie ou d’hyperthyroïdie.

La fréquence des battements trop longs ou trop vite, ou d’une façon irrégulière du cœur est aussi une des anomalies qui touche les sujets âgés. Elle ne provoque pas de nombreux signes comme les troubles thyroïdiens. En revanche, lorsqu’il s’agit d’un cas grave, le malade peut avoir des vertiges ou de douleur dans la poitrine. Une forme plus grave peut se répercuter sur l’apport du sang et nécessite une intervention immédiate car elle peut entraîner un AVC ou une mort subite.
La fibrillation auriculaire est la forme la plus courante de cette pathologie appelée arythmie. Elle n’est pas mortelle comparée à la fibrillation des ventricules qui fait perdre conscience le patient. Le décès survient rapidement s’il n’y a pas de défibrillation qui lui permet de reprendre son rythme.
L’arythmie peut survenir à la suite d’une hypertension, une maladie des coronaires ou une ancienne crise de cœur. Des formes d’affections du cœur congénitales, les troubles endocriniennes, le diabète, la consommation excessive d’alcool, de café et de tabac peuvent également causer l’arythmie. Le stress, certains médicaments (antidouleurs) ou compléments alimentaires favorisent également l’apparition de cette affection. L’électrocardiographie permet de détecter les problèmes du rythme cardiaque.

Il existe des médicaments qui permettent le ralentissement du rythme cardiaque et aident à avoir une fréquence normale. Mais le professionnel de santé est le seul apte à prescrire ces médicaments car ils peuvent causer de troubles secondaires pour le sujet âgé. L’implantation d’un stimulateur cardiaque peut aussi atténuer les troubles. Dans tous les cas, le sujet âgé devrait changer ses habitudes de vie comme la consommation de tabac, d’alcool. Il devrait aussi faire d’activité et perdre du poids et essayer de réduire son stress.