Les seniors et les fractures du col du fémur

La fracture du col du fémur est une pathologie de seniors à ne pas prendre à la légère. Elle peut entraîner une perte d’autonomie voire le décès de la personne. Cette pathologie doit être traitée au milieu hospitalier. Une intervention chirurgicale ou une prise en charge orthopédique s’impose. Chez le sujet âgé, elle peut être causée par une chute simple alors que seule une pression très violente pourrait le provoquer chez les sujets jeunes. En effet, à partir de 60 ans, l’articulation de la hanche des seniors est plus fragile due à l’ostéoporose et à la ménopause. Ils sont ainsi plus fragilisés. Zoom sur les signes cliniques, le traitement et les préventions contre cette maladie.

Notons d’abord que cette maladie est assez courante chez les aînés. En France, on enregistre quelque 48 000 personnes victimes des fractures du col du fémur selon l’Inserm. Une douzaine voire jusqu’à une vingtaine de cas sur 100 n’en survivent pas. La mortalité augmente avec l’âge. Avant 65 ans, le nombre de décès pour les hommes est inférieur à 15 % mais à partir de 75 ans, le pourcentage environne 30%. Plus de 60% des seniors sont atteints de cette fracture. Chez la gent féminine, la mortalité est de 10% avant 70 ans et elle n’excède 30% qu’à partir de 90 ans tandis que seules 42% des femmes âgées en sont victimes. Le traitement de cette maladie représente ainsi une priorité. Les signes de cette pathologie peuvent arriver à l’occasion d’un traumatisme suite à une chute. La personne touchée ressent alors de douleurs aigües du haut de la cuisse et dans le bassin. Mais il est également fort possible que la maladie survienne d’une manière spontanée. Dans ce cas, elle entraîne la chute qui peut causer la fracture du col du fémur dans 5% de cas. A noter que les femmes âgées sont plus vulnérables que les hommes à ce risque à cause de la ménopause et la diminution de graisse et la faiblesse de la masse musculaire. Il y a aussi le fait qu’elles ont parfois de difficulté à marcher, quand elles font une chute, cela aurait des conséquences fâcheuses sur leur état général. Parmi les symptômes indiquant la survenance de cette fracture, son entourage remarque que le sujet âgé ne peut pas faire de mouvement immédiat après la chute. Il a ensuite des douleurs insupportables au niveau de la hanche et il lui est impossible de lever la jambe. Au toucher, il ressent la douleur sur le côté de la hanche atteinte qui devient gonflée. Il est normalement possible de tourner vers le côté la jambe, mais quelquefois cela n’est pas faisable. Chez les sujets jeunes, la fracture pourrait blesser les vaisseaux sanguins et les nerfs ou une fissure du col.

Les sujets âgés qui ont une démarche incertaine due à un problème de genoux ou de l’articulation, ceux qui sont sujets à des vertiges, ou à des troubles de vision sont les plus prédisposés à cette maladie. Les problèmes d’attention dans le cas des personnes souffrantes d’affaiblissement de facultés psychiques, la lenteur du réflexe et la faiblesse de musculature favorisent aussi la survenance de cette maladie. Enfin, certains seniors qui prennent régulièrement des médicaments, ceux qui ont une pression sanguine au-dessous de la normale sont aussi plus sensibles à la chute. A cela s’ajoute l’environnement inadapté comme un parquet glissant, la faiblesse de l’éclairage etc.

Lorsque l’accident ou la chute de la personne âgée est arrivé, il est essentiel que son proche prenne des mesures de soins surtout s’il est blessé ou s’il a des douleurs au niveau du col fémoral. Il doit emmener le sujet chez l’hôpital pour que le médecin puisse faire le diagnostic et les conséquences de l’accident. C’est le professionnel de santé qui décide s’il faut un traitement sans chirurgie ou avec opération chirurgicale. Mais dans la majorité des cas, une intervention est requise. L’âge, la description du patient sont des indications pour le médecin. Il confirme son diagnostic par la radiographie du bassin ou éventuellement un scanner. Il peut également opter pour une IRM. Suite à ces examens, il prescrit la thérapeutique adéquate. S’il préconise un traitement conservatif, il pourrait proposer le repos au lit du patient pendant 10 à 14 jours. La jambe touchée sera alors stabilisée. Le traitement consiste également à prévenir la formation de caillots dans le vaisseau sanguin. Une thérapie de respiration pourrait être aussi recommandée. Les quelques jours de rééducation apprennent au patient à supporter la charge sur sa jambe. Le patient pourrait prendre des médicaments luttant contre l’apparition de thrombose, des antibiotiques pour combattre l’infection ou encore des médicaments antalgiques.
Si une intervention chirurgicale s’avère incontournable, l’opération devrait alors se faire dans les 6 heures après le déroulement de l’accident. Sinon, le patient risquerait une nécrose de la tête de fémur. A souligner que le type de traitement dépend de l’état de santé de la victime de chute, de la densité de son os, ainsi que la zone concernée par la facture. L’opération chirurgicale varie selon la structure de l’os du patient. Si son os est assez dense, le chirurgien pourrait insérer une vis à l’aide d’une ostéosynthèse. Cette solution a l’avantage de ne pas endommager les zones voisines. La tête de fémur est aussi à sa place. Par ailleurs, ce traitement est très rapide mais ses points faibles c’est qu’il pourrait former une fausse articulation. La fracture pourrait aussi décaler et il se pourrait que la jambe ait du mal à supporter le poids du corps après l’opération.
Le chirurgien pourrait aussi une solution plus stable en l’occurrence le vissage dynamique de la hanche. Dans ce cas, le professionnel de santé met sur le haut de la jambe du patient une plaque de métal avec une vis sur la tête du fémur. Les risques sont identiques au traitement précédent. Un décalage de fracture n’est pas à exclure. La nécrose de tête de fémur pourrait aussi se produire.
En revanche, chez les sujets âgés souffrant d’ostéoporose, le chirurgien pourrait choisir soit l’ajout d’une prothèse de la tête de fémur sur le fémur, soit une prothèse totale sur la tête de fémur et la hanche. Cette solution a l’avantage de permettre au patient de supporter son poids. Ce dernier se rétablit aussi rapidement, mais en revanche la détérioration des zones avoisinantes à cause de la prothèse de la hanche pourrait arriver. Il serait alors nécessaire de faire une autre intervention.

Après l’opération, les dégradations telles que les lésions de vaisseaux, de tendons, l’infection, l’embolie de poumons, le décalage de la fracture, les saignements internes ou externes, la nécrose de tête de fémur etc. peuvent se produire. L’adage dit mieux vaut prévenir que guérir. Ainsi, le senior âgé doit faire des exercices physiques réguliers. Un régime alimentaire équilibré, la réduction des médicaments psychotropes comme les tranquillisants sont aussi nécessaires. Il aurait également à corriger ses troubles de la vue et aménager son intérieur afin d’éviter une éventuelle chute. La souscription à des garanties appropriées d’une mutuelle senior permet d’obtenir un remboursement plus satisfaisant de ses dépenses santé.