Santé des seniors : les familles d accueil pour les retraités

Le troisième ou le quatrième âge est quelquefois difficile à traverser. Il y a d’abord la santé morale et physique défaillante des seniors, à cela s’ajoute leur solitude. Lorsqu’ ils ne peuvent plus vivre seuls à cause de leur état de santé, ou tout simplement ils veulent avoir de la compagnie, les personnes âgées peuvent se tourner vers l’alternative de famille d’accueil. L’avantage de ce type d’hébergement, c’est qu’il est peu coûteux comparé aux maisons de retraite et il constitue aussi une source de joie pour l’aîné. Découvrez ci-après le fonctionnement de cet encadrement et comment adhérer à cette option.

Ce système qui a déjà existé depuis plus de deux décennies en France encore méconnu par beaucoup de gens. Son fonctionnement est le même que celui d’une maison d’accueil pour enfants. La famille d’accueil est rémunérée pour accueillir et prendre soins du retraité à son domicile 24h/24. Les pensionnaires peuvent choisir une résidence temporaire ou permanente chez la famille d’accueil. Cette dernière peut héberger des seniors âgées de plus de 60 ans à condition de respecter les conditions requises pour l’hébergement. Cela implique entre autres le cadre chaleureux et propice à l’épanouissement physique et psychique du retraité. Pour aider les retraités, les rémunérations versées bénéficient d’une réduction d’impôt. Les aides financières versées par les enfants de la personne accueillie sont aussi déductibles des impôts dans le cadre de pension alimentaire. Ce type d’encadrement est une alternative à la prise en charge à domicile des retraités. Il s’adresse aux personnes qui ont besoin ou non d’une assistance et qui veulent en finir avec leur isolement. Si les maisons de retraite n’attirent pas le senior, mais aucun de ses proches ne peut l’héberger, cette solution pourrait lui être aussi d’un précieux secours. La famille d’accueil peut être composée d’une personne âgée de plus de 65 ans ou d’un couple.

Une famille d’accueil peut d’abord accueillir une ou trois retraités âgés de plus de 60 ans ou plus. Elle peut aussi accueillir une personne handicapée physique ou mental. En échange du salaire, la famille s’engage à loger et à s’occuper du confort et du bien-être de ses résidents 24 h sur 24 pendant la durée de leur hébergement. Cette profession nécessite le respect de certaines conditions imposées par le Code de l’action sociale et des familles. Pour le candidat au foyer d’accueil, il doit avoir déposé d’abord un dossier administratif auprès des autorités compétentes. Celui-ci comprend un extrait du casier judiciaire, une pièce d’identité et un certificat médical. Plusieurs points sont étudiés tels que la superficie de la chambre, la largeur de porte, la qualité du chauffage, le placement du point d’eau ou l’aménagement de la salle de bain etc. A titre d’exemple, la chambre de chaque pensionnaire doit avoir au minimum 9 mètres carrés. L’environnement doit être sécurisé et conforme au règlement. Les visites de reconnaissance et les entretiens des personnels médico-sociaux permettent de vérifier si le logement en question s’adapte aux conditions requises. Par ailleurs, le responsable du foyer d’accueil devra aussi proposer des solutions de remplacement au cas où il tombe malade ou il devrait s’absenter de son logement.
En dehors des conditions des lieux d’hébergement, le foyer d’accueil doit également s’occuper de la bonne santé de ses pensionnaires. En règle générale, ces derniers ne souffrent pas d’une perte d’autonomie totale ou d’autres maladies graves et handicapantes. Mais la maison d’accueil a aussi le droit de fixer ses propres conditions. Dans tous les cas, les repas doivent être partagés en famille afin d’offrir un cadre convivial et chaleureux à la personne accueillie. Les accueillants doivent également accompagner les pensionnaires qui ont besoin d’aide dans l’acte de la vie au quotidien comme la toilette, le coucher, la compagnie à l’extérieur etc. L’essentiel est que le pensionnaire peut vivre dans un cadre chaleureux qui l’aide à s’épanouir. A noter que c’est le Conseil Général de chaque département qui agrée les familles d’accueil. Cet agrément doit être renouvelé tous les 5 ans afin d’assurer une prise en charge adéquate aux pensionnaires. Les départements se chargent également de l’organisation et de financement des formations des aidants. Cet encadrement constitue le cadre légal de cette profession. Concernant le coût de cet accueil, les pensionnaires auront à déverser entre 1400 euros à 2100 euros environ selon les services proposés. Ce coût englobe le salaire pour le service rendu, y compris l’indemnité de logement, l’indemnité d’assujettissements particuliers au cas où la pensionnaire est complètement dépendante, l’occupation du logement, les frais de nourriture et les frais d’entretien (linges et habits de la personne accueillie). Le prix peut être négocié entre l’accueillant et le retraité mais il existe un tarif réglementaire. Les deux parties concernées doivent établir un contrat d’accueil conforme au modèle national. Les conditions de l’accueil (temporaire, permanent ou à temps partiel), les conditions de rémunérations et l’assistance humaine doivent y être indiqués. Le conseil départemental doit avoir une copie signé de ce contrat. Le contrat est établi dans le cadre d’un salaire direct versé par le pensionnaire, sauf dans le cas où l’accueillant accueille un retraité à la charge d’un organisme. Dans ce cas, le contrat est fait entre l’organisme et le foyer d’accueil. En 2015, on dénombre plus de 9700 familles d’accueil agréées dans le territoire français. Plus de 7800 personnes handicapées et 6700 seniors âgés sont à la charge de ces accueillants.

Les anciens aidants familiaux qui ont la vocation de venir en aide à leurs proches malades ou en situation d’handicap peuvent s’orienter vers cette profession. Celle-ci n’exige pas diplômes particuliers. Mais ils ne doivent pas seulement avoir des liens familiaux avec les pensionnaires qu’ils accueillent. Le conseil départemental accorde son agreement si l’ancien aidant ou l’accueillant est apte à accueillir les retraités ou les handicapés et si les conditions sociales et matérielles de l’accueil sont bénéfiques à la santé et la sécurité du pensionnaire. L’accueillant doit s’engager à maintenir l’autonomie de son pensionnaire tout en garantissant son bien-être et son intégration à la famille. Pour ce, il aurait également à suivre la formation délivrée par le conseil départemental et il doit s’engager à assurer la continuité de l’hébergement au cas où il partirait en vacances par exemple. D’ailleurs, tous les trois mois, les travailleurs sociaux rendent visite dans les familles pour s’assurer du bon déroulement de l’accueil

Pour les accueillants familiaux, la profession permet de travailler chez soi, mais elle exige une bonne condition physique. Le sens de communication et le sens d’écoute ainsi que la patience sont également des qualités incontournables. En revanche, elle exige un investissement personnel et financier pour s’adapter aux conditions décentes d’un logement d’hébergement. Pour la personne accueillie, l’hébergement dans une famille d’accueil lui permet de son côté d’avoir une vie plus riche et plus gaie. Elle se sentirait moins seule et éprouverait moins d’ennuis due à la proximité de l’accueillant. Cette solution permet ainsi aux personnes âgées de vieillir heureuse. L’autre avantage pour la personne accueillie, c’est qu’elle pourrait aussi négocier le coût de l’accueil pour un long séjour par exemple. En bref, le placement dans le foyer d’accueil est une alternative intéressante en cas de problème de dépendance.