Santé des seniors : quels risques après la ménopause ?

La ménopause est caractérisée par la fin de la période de fécondation chez la femme ou l’arrêt définitif de la menstruation sans prise de contraception. Elle survient généralement à partir de 45 ans à 55 ans selon le type de femme et le mode de vie. 1% de la gent féminine souffre également de la ménopause précoce. C’est-à-dire, qu’elles ont un arrêt de règles bien avant 40 ans. Cette période inévitable dans la vie des femmes s’accompagne de divers symptômes plus ou moins gênants. Après la cinquantaine, la femme risque de contracter divers maladies. Découvrez les risques des maladies qui pourraient arriver après la ménopause et les moyens préventifs pour éviter les complications.

Le changement hormonal définitif qui se traduit par l’arrêt de l’activité génitale et de la production touche toutes les femmes. En ce qui concerne la ménopause précoce, elle est due à la présence de certaines maladies auto-immune, au mauvais fonctionnement endocrinien, à l’anorexie ou encore au traitement chimiothérapie contre le cancer. Des symptômes tels que les transpirations nocturnes, les bouffées de chaleur, les douleurs des articulations, la sécheresse vaginale, le dérèglement des règles indiquent l’arrivée de cette période. Cela est causé par la chute d’hormones. Après la ménopause, les risques de développer certaines maladies peuvent également arriver. Les troubles gynécologiques liés au changement hormonal après la ménopause doivent faire l’objet d’une consultation médicale.

Même si la femme a la forme après cinquante ans, elle aurait à s’occuper de sa santé, car les modifications du fonctionnement des organes sexuelsentraînent la vulnérabilité à diverses pathologies.

Les cancers
Parmi les maladies les plus courantes, il y a les cancers. Chaque année, on enregistre en France 42 000 cas de patientes victimes d’un cancer de sein, 19 000 malades souffrantes de cancer de colon et plus de 4400 cas victimes de cancer de l’ovaire. Et la plupart de ces patientes sont des seniors âgées. À titre de rappel, le cancer est une tumeur maligne formée par la multiplication désordonnée des tissus ou des organes. Il peut être prévenu grâce à un dépistage régulier. C’est pour cette raison qu’on conseille aux seniors âgés de souscrire à une mutuelle senior afin d’obtenir un remboursement satisfaisant de ses soins santé. Le cancer du sein ou le cancer de l’ovaire ne sont pas les seules pathologies à craindre pour les femmes âgées. Il y a également le cancer du col de l’utérus, du côlon et du poumon bien que ces deux derniers ne sont pas très fréquents. Les femmes qui ont des problèmes d’hypertension, de diabète ou de surpoids sont plus susceptibles au développement d’un cancer de l’utérus.

Les problèmes urinaires
Après le cancer, les sujets âgés peuvent également souffrir de problèmes urinaires. Presque un tiers des seniors âgées sont sujettes à des troubles de l’émission des urines ou des matières fécales. L’incontinence urinaire est causée par la diminution de muscles de la vessie et le vieillissement des organes. Cela pourrait aussi avoir un rapport avec l’insuffisance du sphincter ou par la présence de pathologies démentielles comme la maladie d’Alzheimer. La prise de certains types de médicaments peut également favoriser la perte du contrôle de miction. L’incontinence pourrait s’aggraver jusqu’à la dépendance. La consultation chez le professionnel santé est à recommander.

L’ostéoporose
Les complications de l’après ménopause entraînent également l’ostéoporose. A partir de 80 ans, on recense 70% des seniors âgés ostéoporotiques. Cette complication se définit par la perte de la résistance des os. Ce qui favorise la chute du sujet âgé. Cette perte pourrait être due à des multiples facteurs comme le manque de calcium, de phosphore ou d’autres oligo-éléments. Il y a également le déficit en œstrogènes qui s’installe dans les 10 ans après la ménopause. Les os deviennent poreux et peuvent se fracturer même si la personne fait une chute banale. En fait, il ne s’agit pas réellement d’une maladie, mais d’un processus normal dû au vieillissement des organes.

Les cas de fractures les plus fréquentes sont la fracture de la hanche, la fracture de vertèbres, mais aussi la fracture du poignet. A noter que les conséquences de ce trouble sont multiples : le patient ressent de douleurs, il perd son autonomie et il a aussi une mauvaise qualité de vie. De plus, les femmes sont les plus touchées par l’ostéoporose. Une senior âgée sur trois de plus de 50 ans en souffre contre un sur sept pour les hommes. Seuls l’examen médical et le dépistage pourraient indiquer s’il s’agit d’un cas d’ostéoporose ou d’une autre maladie. La consultation chez le médecin permet également d’avoir des médicaments qui peuvent freiner cette dégénérescence des os.

La maladie cardiaque
La maladie cardiaque vient en quatrième position parmi les pathologies des seniors âgés. En raison de la baisse de la production d’œstrogènes et de progestérone de l’organisme, le risque de contracter de maladie cardiovasculaire ou de l’AVC est fréquent chez cette tranche de la population.

Les troubles cognitifs
On note également les troubles cognitifs causés par la diminution de coordination entre le cerveau et les muscles. Citons entre autres les maladies de Parkinson, la démence à corps de Lewy, la maladie d’Alzheimer. Toutes ces pathologies sont dues à une atteinte des fonctions exécutives. La détérioration des facultés mentales affecte l’autonomie de la personne. Ces maladies démentielles s’accompagnent aussi des problèmes de sommeil. Une prise en charge médicale est à préconiser dès lors qu’on observe des signes précurseurs de démence tels que les troubles amnésiques, les troubles visuels et spatiaux etc. Enfin, la dégénérescence maculaire peut également survenir à partir de 55 ans.

Le traitement varie de la maladie de la patiente. Si elle souffre d’une chute de taux d’hormones, le médecin prescrit un traitement hormonal. Cependant, le problème avec les femmes qui prennent des œstrogènes et des progestérones, c’est qu’elles présentent plus d’accident cardiovasculaire et du cancer du sein que les femmes qui prennent un placebo. La prise de THS peut également induire de cancer de l’ovaire ou de l’endomètre.

En ce qui concerne le risque d’ostéoporose, les médecins conseillent un régime alimentaire approprié riche en calcium et en protéine. Le supplément en vitamine D et l’activité physique régulière permettent également de contourner ce problème qui apparaît après la ménopause. Dans tous les cas, même dans le traitement de cancer, le professionnel de santé prescrit souvent un régime sain et équilibré ainsi qu’une activité physique pour lutter contre la prolifération de tissus malignes. Le tabac et l’alcool sont à proscrire dans le régime.

Ces conseils sont également valables pour le traitement des maladies démentielles. En outre, le patient ne doit pas être isolé. Les médicaments prescrits par le médecin traitant peuvent atténuer les symptômes et les troubles des hallucinations.
Dans le cas de traitement contre le cancer, le moyen le plus efficace de le prévenir, c’est de faire un dépistage spécifique. Le docteur décide ensuite sur le traitement à préconiser après les examens.Passé le cap de la cinquantaine, les seniors âgées ont à faire face à des risques de contracter diverses maladies. La bonne hygiène de vie, le dépistage précoce, la consultation médicale, et la prise en charge de proche du senior âgé constituent les mesures préventives contre l’aggravation des pathologies.

L’arrêt de production d’hormones ovariennes marque la période de ménopause qui touche les femmes entre 45 et 55 ans. Cette période ne se présente qu’après avoir marqué des symptômes pendant quelques années.C’est la période péri-ménopause durant laquelle la progestérone et les œstrogènes deviennent de plus en plus rares. On dit que la femme est ménopausée lorsqu’elle n’a plus ses règles depuis plus de 12 mois. Cet arrêt des règles est parfois accompagné d’effets indésirables, voire le développement de certaines maladies. Comme cas particuliers, la ménopause peut être provoquée par l’ablation des ovaires de par une intervention chirurgicale qui s’imposait.

Que ce soit une provocation d’origine chirurgicale ou d’un arrêt naturel des règles, un suivi gynécologique est toujours indispensable pour que la femme âgée ménopausée puisse vivre une période plus paisible. A noter que certaines femmes traversent cette période sans avoir besoin de traitement médical.

Pour toutes les femmes dans cette tranche d’âge [45-55ans [, le suivi gynécologique est toujours nécessaire pour prévoir l’apparition des maladies énumérées ci-haut. Les effets indésirables comme les bouffées de chaleur, l’insomnie, la fatigue, les douleurs articulaires, la sécheresse vaginale, l’augmentation de la sudation pendant le sommeil, les infections urinaires, peuvent être amoindris plus vite si on pratique de suivi gynécologique appuyé par des traitements spécifiques, comme les traitements hormonaux. En cas d’absence de suivi, la femme ménopausée risque de contracter certaines pathologies.

La prise en charge médicale, outre les traitements hormonaux (sous forme de patchs cutanés ou de comprimés) qui sont remboursés entre 30% et 65% de la BRSS, consistent en des examens médicaux, par exemple l’ostéodensitométrie pour mesurer la densité osseuse qui est remboursé à hauteur de 70% du tarif de base de la Sécu. Un autre exemple plus fréquent est la mammographie pour dépister les cellules cancéreuses au niveau du sein. Les actes médicaux qui s’ensuivent peuvent être remboursables, et peuvent être inclus dans les garanties d’une mutuelle senior.