Santé des seniors : l’ostéo-arthrite

L’inflammation chronique de l’articulation appelée par le terme ostéo arthrite est une pathologie fréquente qui touche bon nombre des Français. En général, l’affection concerne les régions des téguments humains comme le genou, la hanche ou la colonne vertébrale. L’arthrose peut également toucher d’autres endroits du corps humain. Quels sont les signes évocateurs de cette affection ? Quelles sont ses causes et son traitement ? Explications.

L’arthrite englobe plus d’une centaine de pathologies dont les symptômes s’articulent autour de douleurs des ligaments, des tendons, des articulations, des os etc. Certaines formes de l’affection provoquent des inflammations. Cette réaction organique de la défense se caractérise par la rougeur ou l’enflure de la zone atteinte.

Usure du tissu élastique des articulations
L’affection peut survenir à la suite de l’usure du tissu élastique des articulations. Cette perte de souplesse du cartilage apparaît au fur et à mesure qu’une personne prend de l’âge. Elle engendre des douleurs chez le patient souffrant. L’affection atteint non seulement les articulations du genou, de vertèbres mais aussi l’épaule, la cheville ainsi que les poignets. Les syndromes varient ainsi d’un patient à l’autre.

Chez certains, ils peuvent sentir une douleur insupportable de l’articulation par exemple lorsqu’ils soulèvent un objet ou ils montent un escalier. Chez d’autres, l’arthrose ne produit qu’une sensibilité au toucher ou une gêne lorsque la température monte ou descend. Plus les articulations deviennent moins souples, plus elles deviennent moins flexibles. Le patient pourrait alors montrer des petites proliférations anormales des os au voisinage des inflammations. Ces petites protubérances sont appelées ostéophytes.

Destruction du cartilage
Dans des cas plus rares, cette affection va jusqu’à détruire le cartilage. Des petits segments peuvent alors se détacher et loger dans la poche des articulations. Ce qui entraîne les « poussées inflammatoires sporadiques ». Ces douleurs à intervalles irréguliers prennent la forme d’une douleur, accompagnée d’une rougeur voire une enflure de la zone atteinte à cause de la sécrétion anormale du liquide.

Par ailleurs, il faut noter que la maladie peut également toucher les os et les vaisseaux sanguins dans le voisinage. Quand le cartilage devient mou, des fissures apparaissent provoquant ainsi l’ulcère et la décalcification des os aux alentours. Le manque de calcium engendre une autre maladie fréquente chez les aînés, l’ostéoporose. Une inflammation d’une membrane synoviale s’ensuit. L’os dépourvu de la protection de cartilage peut également être sujet aux à-coups et à des pressions.

Les maladies articulaires peuvent survenir à la suite d’untraumatisme, ou d’un développement demicrobe pathogène dans la zone. L’usure naturelle peut en être aussi la cause. Il s ‘agit d’une affection auto-immune pendant laquellele corps s’attaque à ses propres tissus. L’excès de poids augmente également le risque d’attraper cette maladie des seniors. En outre, les mouvements mécaniques répétés des articulations comme les gestes d’un carreleur ou d’un maçon peuvent causer à la longue de traumatismes aux articulations.

Le trouble hormonal est également susceptible d’entraîner l’arthrose, surtout chez les femmes ménopausées. En effet, selon les études, l’affection est plus fréquente chez les femmes âgées que chez les hommes. Elle ne survient rarement aussi avant 40 ans.

Enfin, comme la plupart des maladies, la génétique entre également en jeu, surtout dans le cas de l’arthrose des mains. Un patient qui a un des parents souffrant de cette pathologie représente plus de risque de contracter lui-même l’affection. Dans ce type de la pathologie inflammatoire de doigts et des mains, outre l’influence héréditaire, l’origine auto-immune (polyarthrite rhumatoïde) est aussi attribuée dans sa cause. L’affection touche en particulier certaines origines ethniques comme les Caucasiens que la race asiatique.

Bon à savoir : bon nombre des pathologies arthrites sont chroniques, mais il y a l’arthrite aigüe dont la durée ne dépasse pas trois mois et l’arthrite chronique qui dure pendant des années. Au fur et à mesure que l’affection envahit la zone, les structures des articulations se détériorent. Ces dernières deviennent plus raides et moins mobiles, ce qui accélère la dégradation de la maladie. Au fil du temps, l’effritement et l’usure du cartilage entraînent sa déformation.

Lorsque le patient se rend chez le professionnel de santé, ce dernier le consulte et lui pose certaines questions qui lui permettent d’évaluer le degré de la maladie. Il effectue ensuite un examen clinique en faisant une légère pression sur une articulation par exemple ou en essayant de la mobiliser. Si le patient ressent une douleur vive, cela pourrait indiquer une arthrose.

L’IRM et la radiographie
Pour confirmer son diagnostic, il aurait besoin d’une radiographie qui montre les signes des symptômes de l’affection. Seule cette radiographie peut déterminer la gravité de l’affection. Une prise de sang pourrait être utile même si la pathologie ne touche pas normalement les vaisseaux sanguins, sauf les vaisseaux du voisinage si l’affection est grave. Dans tous les cas, le médecin peut prélever un échantillon de sang, d’urine ou du liquide des articulations. Le médecin peut ensuite faire le diagnostic en effectuant une imagerie médicale (IRM, échographie etc.) ou des tests cliniques et radiographiques. L’imagerie médicale aide à avoir une idée précise des détails de l’usure du cartilage, des os ou des ligaments.

L’arthroscopie
S’il s’agit d’une arthrite infectieuse, le professionnel de santé fera une hémoculture qui lui permet de déterminer la nature du germe de l’affection. L’arthroscopie pourrait être aussi efficace dans l’évaluation de cette pathologie. Cet examen consiste à l’insertion d’un tube fin dans l’articulation, ce qui permet d’avoir des images. Le médecin peut aussi faire une intervention chirurgicale via ce moyen.

Remarque : si l’ostéoarthrite n’est pas traité, la qualité de vie du patient âgé pourrait en être impactée. Lorsque les membres s’atrophient, le mouvement articulatoire s’en trouve alors perturbé. Ce qui cause la déformation de la posture et la perte de la fonction de locomotion de certaines régions du corps.

Le traitement dépend du type de la maladie. Dans le cas d’une arthrite inflammatoire, le médecin peut préconiser la prise de médicaments anti-inflammatoires comme le diclofénac. Dans une arthrite infectieuse, la prise des antibiotiques et des anti-douleurs (indométacine…) est toujours le traitement approprié. Ces médicaments peuvent être sous forme de comprimés, de crèmes ou de pommades.
Dans le cas de polyarthrite rhumatoïde, le médecin peut prescrire des antipaludéens, du médicament antirhumatismal comme le méthotrexate etc. Dans certains types d’arthrite, la prescription médicale peut être un traitement avec de la cortisone. Selon le degré de l’atteinte de l’articulation, le professionnel de santé peut aussi proposer la kinésithérapie ou l’intervention chirurgicale. Les plantes médicinales comme l’arnica, la griffe du diable, le saule, la grenade etc. à prendre sous forme de gel, de comprimé, ou de jus selon la plante permettent également d’atténuer les douleurs.

L’arthrite et l’arthrose se développement plus facilement chez les sujets âgés. Il importe ainsi de prévenir ces maladies. Premièrement, ces seniors devront éviter de soulever ou de porter des poids lourds. L’exercice comme la marche ou le sport convient également à cette tranche de la population. En revanche, les sports néfastes pour le genou comme le squash ou le foot sont peu recommandés même pour les personnes plus jeunes à risques. Le choix d’un régime alimentaire riche en vitamines, produits laitiers, minéraux, fruits et légumes permet également de réduire les risques de contracter cette maladie articulatoire. Enfin, le contrôle de l’hypertension et du taux de cholestérol ainsi que le port des chaussures adaptées à ses pieds constituent aussi des solutions de prévention de l’arthrose.

Pour les patients atteints d’arthrose, il n’existe pas de prescription standard au niveau d’un centre thermal, bien que le médecin traitant ait prescrit la cure. A noter qu’il existe de la cure généraliste en rhumatologie et il existe également de cure ciblée sur l’arthrose. La cure thermale pour soigner l’arthrose se déroule comme toute autre cure généraliste, c’est-à-dire avec une durée minimale de 18 jours avec quatre soins par jour qui cumulent 72 séances durant le traitement. Pour l’arthrose, des modules spécialisés sont proposés en sus, entre autres un atelier de gestion de stress, surtout si les douleurs sont localisées dans la colonne.

Les spécialistes concluent parfois que le mal de dos ou les douleurs dans la colonne est dû à un stress. En général, les modules complémentaires sont également un atelier diététique, un atelier « bouger-gym » ou « mieux-bouger ». Les mouvements appris sont à effectuer hors de l’eau thermale. Il y a aussi l’école de dos pour améliorer les gestes au quotidien. En général, les dépenses de soins en cure thermale sont couvertes à hauteur de 65% par la Sécurité sociale, tandis que les modules complémentaires sont à la charge exclusive du patient, dont le prix varie entre 150€ et 250€.

Au passage, il est à noter que la cure thermale ne peut être efficace qu’avec l’assiduité du patient durant les traitements. Par ailleurs, le patient est pénalisé s’il manque 2 jours successifs du traitement thermal. Comme pénalisation, il y a entre autres le non remboursement des frais, sauf s’il présente un justificatif de la part de son médecin traitant. Neuf mois après la cure, le patient peut être sûr de rester sans crise, sous réserve de respecter et de suivre les mouvements appris lors du séjour thermal.