La prise en charge de l’IVG par les mutuelles

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) ou avortement est un acte médical régi par des dispositifs légaux. La décision revient à chaque femme décidant de le faire, mais il faut tout de même respecter plusieurs conditions pour que ça ne vire pas à un acte illégal. Des conditions temporelles doivent principalement respectées. Seule l’intervention au cours des 12 premières semaines peut être permise, en France.

L’interruption volontaire de grossesse ou IVG est un avortement déclenché pour des raisons non médicales. L’IVG est pratiqué jusqu’à la fin de la 12ème semaine de grossesse soit 14 semaines après le 1er jour des dernières règles. Il existe deux types de méthode pour cette interruption : la méthode médicamenteuse qui consiste à prendre deux médicaments pour expulser le fœtus. Et la méthode chirurgicale, est le fait d’aspirer le fœtus. Elle se fera sous anesthésie locale ou générale. La première ne nécessite pas d’hospitalisation mais l’aménorrhée doit être de cinq à sept semaines. Au-delà de cela, il faut pratiquer la deuxième méthode. C’est une décision personnelle ou familiale. Les avortements provoqués concernent toutes les femmes en âge de procréer dans tous les milieux sociaux.

Dans certains cas, l’IVG est pratiqué chez les femmes utilisant un moyen de contraception. En effet, si la méthode contraceptive s’avère un échec. Cependant dans les pays en développement, le manque de connaissance et l’absence totale de moyen de contraception mènent à la grossesse non désirée d’où la pratique de l’IVG. L’IVG est également pratiqué chez les mineures. La précocité de l’acte sexuel est une des premières causes de l’avortement chez les mineures.

Suite à un manque d’information sur les moyens de contraception, la plupart d’entre elles tombent enceintes. Pour l’avenir de l’enfant ou pour l’honneur certains parents prennent la décision de procéder à un avortement provoqué. Notamment, les femmes ayant déjà plusieurs enfants décident de se faire avorté volontairement. Mais également, si la femme tombe enceinte assez rapidement après une grossesse. L’IVG est légal dans certains pays comme en Inde. L’avortement se fera pour la sélection du sexe du bébé car la naissance d’un garçon est privilégiée. Cependant, il est important de ne pas oublier que l’IVG n’est pas une méthode de contraception.

Comme elle n’est pas une intervention médicale anodine, il y plusieurs étapes à ne pas sauter.

Première étape : la consultation
Comme le cas de toute intervention, cette première phase consiste à informer la patiente du déroulement de l’intervention, plus précisément sur la méthode médicale adoptée, les risques qui peuvent y avoir.
Pendant cette consultation, le médecin délivre à la patiente un guide contenant les règles et les pratiques sur l’IVG.

Seconde étape : l’entretien psycho-social
Cette phase n’est facultative que pour les femmes majeures. Toutefois, cette étape sert à avoir des conseils sur le cas de la femme ainsi que d’une assistance en cas de besoin.

Troisième étape : 2ème consultation médicale
Cette étape est indispensable puisque pendant l’entretien la patiente donnera sa décision définitive, si elle veut procéder vraiment à l’IVG ou pas. En effet, c’est là qu’elle dressera son accord pour l’IVG, puis le remet à son médecin. Une fois que le médecin ait reçu ce document, il est désormais en mesure de faire l’intervention légalement.

Il est à savoir qu’il y a deux procédés d’IVG. Il y a la méthode chirurgicale ou par aspiration. Elle doit être pratiquée uniquement à l’hôpital et elle nécessite l’injection d’une anesthésie locale ou générale. Il y a aussi l’intervention par médicaments. En effet, c’est une méthode qui nécessite deux prises de médicaments. Le premier médicament étant pour l’IVG et le second est conçu pour l’expulsion de l’embryon.

La visite de contrôle
Comme avec toutes les interventions après l’IVG, une visite de contrôle postopératoire est nécessaire. Ce contrôle doit se faire entre le 14e et le 21e jour après l’intervention, pour vérifier si tout est en ordre.

Le prix de l’IVG peut être différent selon l’endroit et la méthode choisie. En ce qui concerne la méthode chirurgicale, le prix pour les établissements publics ou privée varie de 250 à 450 euros. Pour l’intervention à médicament, le coût est d’environ 200 à 270 euros. Bien évidemment, ces tarifs peuvent être différents selon certains éléments de durée, complications, etc. Cette intervention est prise en charge par la Sécurité Sociale.

Dans les hôpitaux, le taux de remboursement par la Sécu pour la méthode chirurgicale est de 80% du tarif de l’IVG. En ce qui concerne les interventions effectuée dans les cabinets médicaux de villes (méthode médicamenteuse) l’Assurance Maladie rembourse 70% du tarif. Par contre, le ticket modérateur n’est pas compris dans sa couverture. Pour ce qui est d’une intervention sur une mineure sans l’accord parental, le remboursement se fait de façon discret.

Le ticket modérateur non couvert par la Sécu est remboursé par la mutuelle santé. D’autres prestations sont aussi couvertes par les mutuelles santés. En fonction du contrat, il faudrait donc les consulter pour cela. Pour se faire aider à la recherche de la mutuelle qui convient totalement aux attentes et dont le prix est raisonnable, il serait mieux d’utiliser un comparateur de mutuelles. D’autres prestations peuvent aussi être couvertes à part l’IVG, comme les frais de contraception. Pour ce faire, il faut choisir la meilleure mutuelle au meilleur prix. Seulement en quelques minutes, le comparateur de mutuelles santé compare toutes les offres disponibles existantes en vous suggérant les meilleures.