Santé seniors après 50 ans le cancer de colon

En France, le cancer de colon est la deuxième cause du décès de la gent féminine après le cancer du sein. La grande majorité de cette tumeur maligne survient après l’âge de 50 ans. C’est pourquoi, dans la lutte contre cette pathologie, il existe en France un test de dépistage pour les seniors âgés de 50 à 74 ans. Or, cette maladie est curable si elle est dépistée à temps. Le point sur les symptômes, les causes et le traitement du cancer colorectal.

Rappelons d’abord que cette maladie a été toujours considérée comme une pathologie qui touche uniquement les personnes âgées de plus de 50 ans. Mais les chercheurs américains de l’université de Muchigan ont démontré qu’elle peut toucher également les personnes plus jeunes. Cela est dû au fait que ces patients n’ont pas réagi face aux symptômes révélateurs de la maladie et celle-ci a évolué. Le pourcentage des malades souffrant de ce type de cancer dans cette tranche d’âge est 15 %. En revanche, pour eux, dans la plupart des cas, la maladie n’apparaît plus après le temps de guérison. Et ces patients ont la chance de vivre plus longtemps. Il importe ainsi de connaître les signes qui pourraient développer cette maladie cancéreuse afin de recevoir au plus vite le traitement adéquat de son médecin traitant.

  • En premier lieu, le patient susceptible de développer le cancer colorectal peut montrer des signes de saignements du rectum. Il peut remarquer du sang de petite ou d’une plus grande quantité dans les selles à l’œil nu. Cette présence du sang peut être vue au microscope.
  • Des troubles de digestion notamment pour les personnes âgées de plus de 40 ans. Le patient souffre de transit intestinal irrégulier avec des diarrhées et des impossibilités d’aller à la selle accompagnés de douleurs des abdominaux.
  • Le patient peut sentir des besoins fréquents et urgents d’aller à la selle mais ce sont des fausses envies qui produisent de brûlure rectale. En palpant la région abdominale ou rectale, on peut sentir aussi une masse.
  • Si le cancer n’est pas traité, son évolution peut provoquer l’occlusion de l’intestin. D’où l’intérêt de faire le dépistage pour le repérage des lésions bénignes et la détection d’un cancer maligne au stade initial.

Le colon est la partie du gros intestin qui commence au caecum jusqu’au rectum. Cette tumeur maligne du colon ou de rectum est souvent causée par une multiplication anormale d’une muqueuse. Il commence toujours à partir des tumeurs bénignes baptisées polypes adénomateux. Ces adénomes se développent dans la partie interne du rectum ou du colon et ne sont pas forcément des tumeurs malignes. La dégradation en cancer dépend de cellules d’origines et de taille des polypes. Cette transformation en cellules cancéreuses peut prendre des mois à plusieurs années. Si le résultat de dépistage d’un patient est négatif, mais il présente les symptômes évocateurs ci-haut, il importe de se rendre chez un autre médecin pour faire une autre consultation.
L’apparition de ce type de cancer est surtout favorisée par le mode de vie et le régime alimentaire. Les Africains et les Asiatiques ne sont pas des populations à risques. Mais les Américains, et les habitants des pays industrialisés qui mènent un mode de vie sédentaire et qui ont une habitude de consommation des aliments saturés en graisse, en calories et en alcool y sont plus prédisposés. La consommation de tabac décuple aussi le risque de contracter cette maladie de 2 à 3 fois. C’est pourquoi, il est toujours conseillé aux seniors âgés et même aux plus jeunes la pratique d’une activité physique régulière ou activité sportive pour éviter le surpoids et pour réguler la vitesse de fonctionnement de l’organe et freiner l’émergence de divers troubles.
Outre ces facteurs inhérents aux habitudes alimentaires et à la mode de vie, l’apparition de cette maladie peut être aussi favorisée par l’origine génétique. 10 à 15% des malades atteints du cancer du côlon ont des causes héréditaires. Ainsi, si un membre de famille au premier degré a déjà développé ce cancer, le risque d’avoir cette maladie est multiplié par deux. Les personnes qui présentent de syndrome de Lynch et ceux qui ont des polyposes dans leur famille sont également prédisposés à 1 à 5 % des cas dans cette maladie. Enfin, la présence des maladies inflammatoires intestinales comme la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragiques augmente aussi le risque de transformer les cellules bénignes en tumeurs cancéreuses.
Bon à savoir : comme les seniors âgés sont quelquefois sujets à des problèmes financiers à cause de la baisse de revenues et la retraite, il leur est conseillé de se souscrire à une mutuelle santé senior. Cette assurance santé leur permet de bénéficier d’une meilleure prise en charge lors du traitement de différentes maladies liées à l’âge.

Le traitement et le dépistage du cancer colorectal sont importants car en 2015, cette maladie a fait 17 830 victimes et 43 068 cas de patients. Cette pathologie touche en grande partie (dans 94 % des cas) les seniors âgés de plus de 50 ans. En France, les sujets âgés de 50 à 74 ans doivent effectuer tous les deux ans un test pour repérer les traces de sang dans les selles. C’est lors de la consultation que le médecin traitant propose ce test. Mais on peut également faire ce test chez soi avec l’auto-test hemocheck disponible en pharmacie ou auprès d’un biologiste. Le dépistage permet de repérer le début de la maladie et de repérer et d’enlever par la suite un polype intestinal avant son évolution en cancer.
A l’issue de ce test, le médecin oriente le patient vers le traitement adéquat. Si le test est positif, ce qui est possible dans 4 % des cas seulement, cela ne signifie pas forcément la présence d’un cancer. Car le sang fécal peut être causé par l’hémorroïde. Il faut effectuer une coloscopie pou déterminer l’origine du saignement. Ce dernier peut être dû à une lésion cancéreuse mais le plus souvent il est causé par des polypes bénins qui pourraient évoluer en cancer. La maladie dépistée à son stade précoce présente un risque de survie de 91 % mais si elle est dépistée à son stade de métastase, le risque de guérison est de 11 %.
Le traitement thérapeutique varie selon le type de cellules, sa taille et sa localisation. Le médecin évalue la prise en charge adéquate et la soumet à son patient. En règle générale, le traitement comporte 3 axes : soit le médecin opte pour l’intervention chirurgicale, la chimiothérapie ou la radiothérapie. La première méthode thérapeutique consiste à retirer le ou les polypes qui se développent dans la partie rectale ou colorectale. Avant la chirurgie du tube digestif, le médecin fait un lavement du colon du malade. L’intervention chirurgicale peut se faire par voie rectale, par le passage d’un système optique dans l’abdomen du malade, ou par l’ouverture du ventre du malade par l’incision. Tandis que la radiothérapie aide à détruire les cellules cancéreuses après l’intervention chirurgicale ou à réduire la taille de ces tumeurs avant l’opération. Enfin, la chimiothérapie se fait par voie orale (sous forme de comprimés) ou injectable. Cette thérapie anticancéreuse permet de lutter contre la multiplication de la tumeur.