Santé seniors après 50 ans : éviter le tabac

Une étude a montré que l’abstinence au tabac a un impact sur la réduction de la mortalité des seniors âgés. En effet, la dépendance au tabac est la cause de diverses pathologies pouvant causer un décès prématuré. Sans mentionner son effet sur son portefeuille et la qualité de ses dents. Les fumeurs de plus de 50 ans ont donc intérêt à se débarrasser de son tabac et de ses cigarettes. Cela est d’autant vrai puisque les femmes menopausées font aussi état d’une baisse progressive de leur œstrogène. Ce qui les rend prédisposées aux maladies cardiovasculaires. Mais arrêter la consommation du tabac n’est guère facile surtout si on a cultivé cette habitude depuis des décennies. Dans l’article suivant, nous allons voir les avantages de cette prise de décision pour sa santé ainsi que les conseils pour réussir son sevrage tabagique.

Selon l’OMS, 6 millions de personnes meurent chaque année à cause de la consommation du tabac. Pour ce siècle, les feuilles de cette plante a déjà causé donc plus d’un milliard de victimes. L’étude a révélé qu’un fumeur chronique sur 2 trouve le décès à cause d’une maladie provoquée par la prise de tabac et son espérance de vie en est réduite de 12 ans. En revanche, ceux qui arrivent à briser la chaine et qui ont arrêté cette habitude à trente ans ne courent plus aucun risque de baisse d’espérance de vie. Tandis que les seniors de plus de 50 ans qui ont cessé de fumer réduisent à moitié ce risque. Ce qu’il faut noter, c’est qu’au fur et à mesure qu’une personne vieillit, elle peut montrer des signes de modification du fonctionnement de certains organes. En effet, les femmes

menopausées sont sujettes à la prise de poids, au développement du mauvais cholestérol et à l’hypertension artérielle. Mais si ce symptôme de vieillissement naturel est aggravé par la consommation de tabac, des complications pourraient survenir. Dans la liste des pathologies engendrées par la consommation du tabac, on retient ainsi les maladies cardiovasculaires, le cancer du poumon, la bronchite, l’infarctus de myocarde… Lorsqu’une personne fume souvent, ses artères font état d’une accumulation de plaques. Le rétrécissement des artères et la formation des caillots de sang dans les vaisseaux sanguins sont imputables à ces plaques. A part cela, le fumeur peut aussi montrer des troubles du rythme du cœur lorsqu’il fait des efforts. Ces risques cardiovasculaires peuvent favoriser le développement d’hypercholestéromie, de maladie coronaire, des facteurs de risque de décès chez le sujet âgé. En dehors des troubles cardiovasculaires, le fumeur pourrait développer aussi 17 types différents de cancer.
Selon les recherches, la personne qui fume un paquet de cigarettes chaque jour présente des centaines de mutations dans chaque cellule de ses poumons. Les poumons, la gorge, la vessie et le foie sont les principaux organes touchés. Le risque de contracter ces tumeurs malignes dépend du nombre d’année de sa dépendance tabagique ainsi que le nombre de cigarettes fumées. Par ailleurs, il faut noter que l’entourage n’est pas non plus épargné des dommages à l’ADN à cause de la fumée de cigarette.

On retrouve trois types de fumeurs. Il y a ceux qui fument occasionnellement en fonction des circonstances ou du lieu. Il y a aussi ceux qui recourent au tabac pour des raisons psychologiques. Ils peuvent par exemple se sentier stressés, ou ils cherchent quelque chose à stimuler leur appétit. La cigarette constitue pour eux un moyen de consolation, un moyen qui leur permet de se donner une contenance. Enfin, on retrouve également les gros fumeurs qui sont devenus addictifs de la nicotine. S’ils ne fument pas, ils peuvent se montrer irritables, anxieux, déprimés. Ou ils peuvent avoir des maux de tête, de difficultés de concentration et d’insomnie.
En fait, l’arrêt de sa dépendance tabagique dépend notamment de sa motivation et de l’aide de son entourage. Le médecin, le tabacologue, les amis non fumeurs peuvent offrir leur soutien au senior qui souhaite déraciner cette habitude de longues années. Les petits soucis de santé et l’arrivée des petits enfants peuvent aussi motiver la personne âgée à arrêter le tabac, si la pression de son entourage n’apporte rien de bon pour son sevrage. La solution la plus conseillée serait l’arrêt définitif du jour au lendemain au lieu de réduire progressivement sa consommation de tabac. Pour ce, le senior peut choisir un jour qui est significatif pour lui, à titre d’exemple, son jour d’anniversaire, le premier jour de l’an, le jour du Noël etc. Sinon, dans le cas où le senior n’a pas encore assez de motivation pour arrêter son tabac, la diminution progressive de sa consommation est une solution à envisager. Cela réduirait les effets néfastes du tabac sur son organisme.

Il pourrait aussi recourir à des substitutions nicotiniques comme les gommes, les patchs etc. qui atténuent les signes de sevrage. Mais ce ne sont pas des remèdes miracles car le fait d’arrêter sa dépendance tabagique dépend en partie des aspects psychologiques et sociaux. En revanche, certaines techniques d’autohypnose permettent de gérer à long terme son arrêt tabagique. Les séances d’hypnose sont assurées par un thérapeute. Concernant les médicaments permettant d’éviter le tabac, on peut citer par exemple le champix et le Ziban. Les deux sont délivrés sur ordonnance médicale. Le premier est conseillé pour ceux qui souhaitent arrêter le tabac. Il nécessite un suivi car on lui soupçonne de provoquer quelques effets secondaires. Il en est de même pour le ziban qui peut causer des effets secondaires comme des crises épileptiques, d’absence de sommeil etc. Dans tous les cas, l’aide de son médecin traitant ou d’un tabacologue n’est pas non plus inutile. La spécialité de ce dernier s’articule autour de la mise en place de soutien pour les personnes qui souhaitent arrêter le tabac. Il peut mettre en place des stratégies efficaces afin de lutter contre ce petit plaisir mortel. Enfin, le senior devrait se défaire également des objets qui lui rappellent son habitude (briquet, cendrier, paquet de cigarettes, taffes en société…).
Rappelons aussi qu’un dixième des personnes âgées fumeurs pensent qu’il est trop tard pour arrêter cette habitude parce que le mal est déjà fait. Or, à partir de cinquante ans, si on souhaite améliorer son espérance de vie et avoir une meilleure santé, la décision de suivre un sevrage tabagique a des effets bénéfiques sur la santé. Ces effets sont immédiats car dès l’arrêt, le risque de thrombose ou des accidents coronaires est annulé. L’appareil respiratoire du senior s’en trouve également amélioré. Pour les personnes touchées par le broncho-pneumatique chronique, l’efficacité de l’arrêt tabagique est la même que la mise sous oxygène. Cette maladie atteint 15 % des seniors fumeurs de plus de 60 ans. Par ailleurs, le fait de sous-estimer sa dépendance tabagique n’aide pas à prendre des mesures efficaces pour se débarrasser de ses cigarettes. Il vaut mieux donc regarder la réalité en face et entamer l’arrêt de tabac car même une cigarette par jour aurait un effet néfaste sur sa santé.
Bon à savoir : certains contrats de santé mutuelle senior proposent de prise en charge de sevrage tabagique et de forfaits de médecines douces.

La consommation de tabac n’a que des effets néfastes sur l’espérance de vie et la santé des personnes de tous les âges. L’aide psychologique ou l’accompagnement d’un coach constitue la solution la plus efficace pour se débarrasser du tabac si le senior ne peut pas y arriver tout seul.