Santé des seniors : le vaccin contre la grippe

La population âgée constitue une part importante des pays industrialisés. Cette population cumule des facteurs les prédisposant à des agents infectieux. En France, les personnes âgées de plus de 65 ans sont les plus susceptibles aux grippes saisonnières. La grippe peut provoquer le décès de 2 à 8 millions de personnes. La grippe est une maladie respiratoire considérée bénigne mais peut s’avérer dangereuse pour les seniors âgés qui souffrent déjà des problèmes cardiovasculaires, rénaux, ou des troubles respiratoires. Si l’infection contagieuse se guérit sans complications et sans recourir à des médicaments chez les personnes jeunes, chez les sujets âgés, il n’en est pas souvent ainsi. C’est pourquoi, il faut faire un vaccin contre la grippe pour la tranche d’âge présentant un risque.

L’épidémie de grippe arrive souvent pendant l’hiver. Il est plus dévastateur lorsqu’il sévit dans les établissements d’hébergement ou dans les collectivités. La majorité des gens hébergés dans ces institutions sont en effet des sujets âgés de plus de 70 ans. Certains d’entre eux sont dépendants. Les résidents qui n’ont pas été vaccinés sont les plus sensibles à l’infection. Avant que la personne grippée soit confinée dans sa chambre, le virus de la grippe est déjà transmis. Or, le vaccin constitue un filet de sécurité pour prévenir la contagion. Une personne vaccinée ne peut plus transmettre la maladie. Parce que les parties de virus dans l’infection sont tuées ou amoindries. Si la personne âgée refuse de se faire vacciner parce qu’il a peur ou pour toute autre raison, la grippe pourra le tuer. Elle ne le tue pas directement mais provoque de compensation fonctionnelle et d’infection pulmonaire. L’impact de ces derniers peut provoquer la mortalité. En outre, si le patient fait déjà état de syndrome infectieux, la vaccination est impossible. Pour lutter contre la micro-épidémie de grippe, que ce soit dans les institutions d’hébergement ou pour une personne âgée vivant seule, la seule solution à recommander est donc le vaccin contre la grippe.

Les aînés ne doivent pas d’abord s’inquiéter car le personnel qui fait ce type de soins observe le protocole sanitaire. Il porte un masque et se lave les mains avec une solution hydro alcoolique. La vaccination se fait une fois par an. Le vaccin peut se faire par voie intranasale ou par voie injectable. L’efficacité de la vaccination n’est visible qu’après deux semaines. Sa protection dure au minimum 6 mois, mais cela varie d’une personne à l’autre. Cette couverture vaccinale annuelle permet la fabrication des anticorps pour lutter contre la grippe. Mais puisque les nombres d’anticorps peuvent diminuer l’année suivante notamment chez les seniors âgés, il doit être administré chaque an. La cause de cette diminution est l’affaiblissement du système immunitaire d’une personne au fur et à mesure qu’il prend de l’âge. C’est un processus normal de vieillissement mais on peut évidemment améliorer le système immunitaire avec un régime approprié.
Par ailleurs, parmi les maladies respiratoires des sujets âgés, la grippe figure au premier plan, que ce soit par son ampleur que par sa sévérité. Pour baisser la morbidité liée à la grippe, un vaccin antigrippal s’avère indispensable. En outre, il faut souligner que le virus porteur de grippe change continuellement. Les chercheurs revoient toujours la composition et la qualité d’un vaccin antigrippe en y incluant les souches de virus qui pourraient infester pendant la saison de la grippe. Pour toutes ces raisons, la vaccination est fortement recommandée aux sujets âgés. Les jeunes enfants dont le système immunitaire est encore affaibli doivent également être vaccinés.
Bon à savoir : l’entrée en institution ou le départ en voyage, ou le traitement d’une maladie infectieuse sont des occasions pour proposer au sujet âgé la nécessité d’accepter la vaccination.

Il faut d’abord faire la différence entre la grippe et le rhume. Le premier est une affection contagieuse provoquée par un virus et caractérisée par un état de fièvre et d’inflammation aigüe de muqueuse. Le rhume quant à lui est caractérisé par l’inflammation de muqueuse nasale accompagnée de toux. L’efficacité du vaccin chez le senior âgé dépend de plusieurs facteurs. Il y a d’abord son âge, il y a aussi l’état de son système de défense contre les infections. Les degrés de parenté entre les souches de virus et celui du vaccin jouent également un rôle important dans l’efficacité du vaccin. Enfin, le statut nutritionnel et le statut de la sérologie du patient influencent également sur l’efficacité du vaccin.
Cela revient à dire que le vaccin contre la grippe n’est pas efficace à 100%. Son efficacité avoisine 4% à 60% chez les personnes n’ayant pas de problème de santé particulier. Et cela si les souches de virus qui circulent sont les mêmes que ceux dans le vaccin. Car comme on l’a dit, les virus évoluent continuellement. Plus la personne âgée présente un signe d’affaiblissement immunitaire, moins le vaccin est efficace. Cependant, elle a l’intérêt de diminuer le risque d’hospitalisation ou de mort. C’est pourquoi, il est toujours prudent pour une personne âgée de se faire vacciner chaque année.

Dans certains cas, le personnel soignant peut reporter le vaccin ou choisir une autre solution. En guise d’exemple, si le sujet âgé fait beaucoup de sécrétion nasale car il a contracté en même temps le rhume, le médecin peut opter pour le vaccin injectable. Par ailleurs, si le patient âgé souffre d’une maladie grave qui pourrait entraîner des réactions après la vaccination, le médecin peut envisager le report du vaccin. Car le système immunitaire du sujet âgé doit être en bonne fonction pour produire des anticorps lui permettant de se protéger.
Remarque : le taux de vaccination des seniors âgés institutionnalisés en France est encore très bas. Le taux recensé n’arrive même pas à 10%. Le fait est que la majorité des résidents en institution sont des gens fragiles. Ils souffrent de troubles cognitifs, d’insuffisance cardiaque, de problème de bronchite chronique, d’insuffisance rénale etc. C’est pourquoi, les résidents se montrent quelquefois réticents à la vaccination car ils craignent une complication de leur état de santé. Or le médecin est apte à décider de faire ou non le vaccin antigrippe.

C’est une question qu’on peut se poser car évidemment il y a des gens qui sont sensibles à une dose intranasale ou injectable. Dans des cas rares, selon le système de défense de la personne vaccinée, il peut montrer des signes tels que les rougeurs, l’irritation de la peau allant jusqu’à la cicatrice chéloïde quelquefois, le malaise etc. Mais après quelque temps, ces complications disparaissent spontanément.

Les sujets âgés présentent un risque majoré d’infection respiratoire dû à l’affaiblissement de leur système immunitaire. A cela s’ajoutent les conditions de vie en collectivités s’ils y vivent. Les recherches ont montré l’efficacité d’un vaccin antigrippal pour réduire le taux de morbidité causé par la grippe dans ce milieu. Ce vaccin s’adresse à des personnes de plus de 65 ans et se fait annuellement. Le rappel annuel est indispensable car la réponse vaccinelle est moins importante chez les seniors âgés que chez les jeunes personnes.