Santé des seniors : la sécheresse vaginale

La sécheresse vaginale est l’équivalent au féminin de l’impuissance ou des problèmes d’érection chez les hommes. Ce trouble peut gêner la vie du couple. Il peut survenir au début d’un accouchement, lors de l’allaitement ou pendant les règles mais le plus souvent il apparaît à la ménopause. Pour rappel, l’arrêt de la menstruation ou l’arrêt définitif de l’activité de reproduction chez les femmes à la mi-quarantaine jusqu’à la cinquantaine. Zoom sur les signes de la sécheresse vaginale et le traitement approprié pour ce trouble.

Comme son nom l’indique, ce phénomène se traduit par le manque d’humidification du vagin. Ce qui entraîne la perte de son élasticité. Cela a pour effet de diminuer la libido en outre, il cause des douleurs lors des rapports sexuels. Ce trouble peut également causer la déprime des femmes qui en sont atteintes. Les signes de cette perturbation sont variés comme les irritations, les brûlures, les picotements vaginaux. En fait, l’équilibre de la flore du vagin est perturbé. Tout cela a un effet négatif sur l’excitation sexuelle, indépendamment de désir de la femme sujette à ce trouble. Même si elle a du désir, son corps n’en devient pas excité. Normalement, l’excitation sexuelle provoque l’afflux du sang dans la zone de reproduction. Ce qui entraîne à son tour le gonflement de tissus qui laisse passer le liquide vaginal à travers la paroi.
En règle générale, ce trouble est plus fréquent chez les femmes ménopausées que chez les femmes plus jeunes. Cependant, celles qui viennent d’accoucher peuvent également présenter ce dérèglement hormonal. Selon les sondages, 16 sur les 100 femmes déclarent souffrir de ce problème. On peut comparer la sécheresse vaginale à la panne sexuelle masculine. Ce problème apparaît souvent aussi chez les hommes andropausés. Chez les hommes, au moment de l’andropause, sous l’influence du déficit de testostérone, l’érection peut être rare également et l’homme devrait recourir à des médicaments pour pallier ce trouble. L’autre effet négatif d’une sécheresse vaginale non traitée, c’est qu’elle favorise la contraction des infections gynécologiques et peut gâcher l’harmonie sexuelle du couple.

Plus de 60% des femmes parlent de ce problème à leur médecin ou à leur gynécologue. Il s’agit donc d’un trouble fréquent chez les femmes. Toutefois, les spécialistes de l’étude des problèmes de sexualité n’arrivent pas à identifier clairement ses causes. Ils évoquent des problèmes hormonaux qui apparaissent souvent à la ménopause mais également pendant les premiers mois de la grossesse. D’autres facteurs entrent également en jeu tels que le stress, la fatigue, les infections de la zone sexuelle ou encore la prise de certains médicaments (pilules contraceptives, médicaments antihypertensions par exemple). D’autres causes sont aussi évoquées comme le tabagisme (la cigarette, le tabac) ou encore l’alcool. Evidemment, l’hygiène intime inappropriée peut aussi impacter sur l’état de la lubrification de la zone en question.

A la différence d’autres problèmes intimes, les femmes parlent plus ouvertement de cette sécheresse à leur médecin. Les chiffres des femmes sondées avancent que la grande majorité (80%) des femmes ayant ce problème n’a pas de tabou pour en discuter avec le professionnel de santé ou avec leur conjoint ou partenaire sexuel. Plus de la moitié des femmes moins de 40 ans se confient plus facilement à leur partenaire autour de ce sujet. Ce dernier se montre compréhensif selon le sondage car 65% des réponses montrent que la réaction de leur partenaire est légitime. Les réponses négatives ne font que 5%. Le fait de parler à son partenaire sexuel indique que le désir est là, mais qu’il faut une solution pour faire renaître le plaisir. Comparé à des sujets intimes comme les maladies sexuellement transmissibles comme le MST ou le problème d’incontinence urinaire par exemple, les femmes victimes de la sécheresse vaginale sont plus ouvertes. Mais en parlant du sujet entre les femmes ou avec leur conjoint, certaines d’entre eux préfèrent laisser le problème sans le soigner en pensant qu’il s’agit d’une indisposition passagère. 20% des femmes ayant ce trouble font partie de cette catégorie tandis que 65% des cas sont traités. Les effets néfastes de cette sécheresse vaginale ne sont pas pourtant moindres. Elle se répercute sur le vécu du couple, une relation sexuelle douloureuse pour 44% des patientes souffrantes de cette indisposition. La souffrance apparaît notamment chez les femmes sujettes au stress, dans 55% des cas. Celles au-dessous de 40 ans ressentent également cette souffrance. A part cette douleur physique, il y a également la douleur psychologique qui se traduit par un état de dépression nerveuse. Ce cas est observé chez 45% des femmes. Les rapports douloureux entraînent la diminution de rapports sexuels dans 85% des victimes. Quoi qu’il en soit, presque 60% des personnes interrogées déclarent que ce problème provient des problèmes du couple : mésentente, infidélité, indifférence etc. Mais ce sont également les moins de 40 ans qui sont les plus concernées.
En ce qui concerne les femmes ménopausées, le déficit en œstrogènes provoque plusieurs signes cliniques comme la prise de poids, le vieillissement de la peau, la prise de chaleur, mais également la sécheresse vaginale. Mais une sexualité satisfaisante et une activité sexuelle épanouie aident à passer ce cap avec moins de difficulté. Les femmes cinquantaines de la génération de pilule n’acceptent pas la vieillesse et veulent rester toujours actives sur le plan sexuel. Elles traitent ainsi facilement cette maladie comparées à des générations qui les ont précédées. Du point de vue médical, la ménopause signifie l’arrêt de la reproduction, mais non pas l’arrêt de la sexualité. Elle n’entraine donc pas obligatoirement l’arrêt du désir. Si certaines femmes considèrent l’acte sexuel comme obligation, c’est qu’elles devraient avoir un problème sexuel avec leur conjoint depuis leur vie commune. La connaissance de ce phénomène amène les femmes à se traiter pour avoir un regain de leur désir.

Il existe le traitement local avec l’utilisation des lubrifiants tels que les crèmes ou les gels et le traitement médical chez le professionnel de santé. 68% des victimes adoptent la première alternative. Les médicaments permettent d’améliorer l’hydratation de la zone sexuelle tout en améliorant la muqueuse. Pour bénéficier d’un remboursement avantageux lors du traitement médical pour ce problème ou pour toutes autres maladies, il est conseillé à la senior de se souscrire à une mutuelle santé. Cette assurance santé propose le remboursement avantageux de ses soins chez le gynécologue ou le spécialiste. Lors de la souscription, il est même possible de choisir les postes de soins qui s’adaptent mieux à ses besoins. Une petite précaution s’avère toutefois nécessaire si la victime préfère se traiter elle-même avec les lubrifiants. Certains de ces produits provoquent l’irritation de la muqueuse. Il est conseillé d’opter pou ceux à base de silicone ou d’eau. Les produits contenants de la vitamine PP et du glycérol assurent à la fois la réhydratation et la lubrification du vagin. Pour faire le bon choix, n’hésitez pas à demander l’avis du pharmacien. Notons enfin que les plantes comme le soja la sauge ou le lin permettent d’atténuer ce problème. Cela parce qu’ils sont riches en phytoostrogènes, une hormone qui hydrate d’une façon naturelle le vagin.