Les avantages, les inconvénients de l’accord sur les dépassements d’honoraires d’après la MGEN

Le 23 octobre dernier, tous les acteurs dans le domaine de la santé ont tous approuvé par une signature l’accord sur les dépassements d’honoraires, à citer les Médecins, l’Assurance Maladie et les complémentaires santé. Suite à cet accord, les avis se sont partagés : les uns pensent que c’est un véritable progrès, tandis que les autres pensent que cette situation ne ferait qu’empirer les choses. En tout cas, le président de la Mutuelle Générale de l’Éducation nationale (MGEN), Thierry Beaudet a livré son avis sur le site leplus.nouvelobs.com.

Les avantages de l’accord

D’après le président de la MGEN, l’accord tripartite est très favorable si l’accord en question est réellement opérationnel, apte à optimiser vraiment l’accès aux soins. Cet accord est effectué dans le but d’arrêter la majoration des dépassements d’honoraires, et même jusqu’à “renverser la situation qui a durée depuis trente ans”.

S’il se trouve que les dépassements d’honoraires s’arrêtent concrètement, l’accord permettra ainsi de réduire le cas de renoncement aux soins pour pouvoir ensuite établir à nouveau des prix appelés “opposables”, autrement dit, des tarifs de santé pris en charge par la Sécurité Sociale.

Celui-ci admet également que la rémunération des médecins concernant leur “travail de coordination des soins effectués par les généralistes sans la présence de leur patients” est un impact positif de cet accord.

Quoi qu’il en soit, Thierry Beaudet n’hésite pas à cacher ses doutes vis-à-vis de la réalisation des principaux points de l’accord, “ne soyons ni dupes ni naïfs” poursuiva-t-il, après ces déclarations.

Les inconvénients de l’accord

Pour la MGEN, l’accord est certes une avancée mais souligne qu’il s’agit surtout d’un « pari à minima » dont les termes doivent être bien pesés.

En ce qui concerne la MGEN, l’accord est sans doute une avancée, mais celle-ci mentionne en même temps que c’est surtout un “pari à minima” dont les clauses doivent être bien étudiées.

Pour commencer, le président dénonce avant tout le fait que l’accord est effectué dans un premier temps sans la présence des mutuelles santé. Mais ces dernières ont après assisté à la signature pour prouver leur engagement concernant l’accès aux soins.

Ensuite, d’après ses remarques, il se pourrait qu’il y ait des difficultés de mises en oeuvre d’un dispositif avec des acteurs qui n’ont pas l’habitude ” d’appliquer le tact et mesure”.

La conclusion de Thierry Beaudet évoque qu’il serait d’abord mieux de bien étudier les termes de l’accord. L’accord consistait en fait à fixer un plafond de dépassements abusifs, qui ne doit être respecté au nom de l’accès aux soins. Une fois que cet accord est effectif, ce plafond ne servira que de repère, encore trop approximatif. La MGEN n’est pas encore très convaincue sur le point de l’efficacité des consécrations prévues pour les médecins, qui font des excès en matière d’honoraires.

Ainsi, l’accord n’a pas une fin absolue, jusqu’ici, mais il représente tout de même une première étape pour l’accès aux soins destinés à tous les Français.