Assurance santé, les remboursements indispensables des mutuelles

Le budget annuel des complémentaires santé se hissent à hauteur de 25 milliards d’euros, dont les 17 milliards sont ceux des mutuelles. Les remboursements indispensables concernent les biens médicaux, les soins de ville ainsi que les dépenses en hospitalisation.

Qu’en est-il des biens médicaux ?

Les complémentaires santé complètent en quelque sorte les dépenses non remboursées par l’Assurance Maladie telles que les achats de médicaments dont 15% sur les vignettes orange et 30% sur les vignettes bleues.  C’est dans ce cas que les mutuelles octroient des remboursements supplémentaires qui se soldent par un budget  annuel à hauteur de 3,5 milliards d’euros.

Cependant, un autre poste de dépenses de l’ordre de 5% annuel du budget est enregistré sur les remboursements des mutuelles, notamment  en ce qui concerne les analyses en laboratoire. Bien loin derrière se situent les biens médicaux divers, tels que les prothèses dentaires, les lunettes, les semelles orthopédiques. Ceux-là constituent 16% du budget annuel de remboursement d’une mutuelle, soit au total 2 milliards.

Que peut-on dire sur les soins de ville ?

Les Assurances maladies sont assez strictes sur les dépassements d’honoraires médicaux. C’est pour cela que les mutuelles tendent à pallier à ces remboursements. Au cas où votre actuelle complémentaire n’est pas satisfaisante sur cet aspect, dénichez une assurance santé qui vous convient avec l’aide d’un courtier en assurance santé.

En incluant le ticket modérateur, les mutuelles attribuent chaque année plus de 1,5 milliards d’euros en termes de complément de remboursement des consultations médicales. Les soins de ville se joignent aux soins dentaires qui génèrent le même budget.

Remarque : les soins de ville aussi nommés soins ambulatoires concernent tous les traitements accomplis dans un centre non hospitalier. Ils regroupent notamment à titre d’exemple les séances chez le kinésithérapeute, les cures thermales et les consultations d’orthophonistes.

Qu’en est-il des dépenses en hospitalisation ?

Les dépenses en hospitalisation bénéficient d’une prise en charge à hauteur de 100% de la part de l’Assurance Maladie  pour les soins de longue durée. C’est une des raisons qui fait que les mutuelles établissent une limite de 18% de leur budget annuel pour les remboursements complémentaires des dépenses en hospitalisation.

Ces dépenses en hospitalisation concernent le forfait hospitalier, obligatoire mais non remboursé par l’Assurance Maladie, ainsi que le supplément en chambre individuelle, souvent sollicité et en perpétuelle hausse. Une déflagration tarifaire qui encourage les mutuelles dans la négociation des prix conventionnés pour s’écarter de la hausse des cotisations.

Et qu’en est-il des dépenses non remboursées ?

Les mutuelles garantissent une couverture santé spécifiquement convenable. Malgré cela, les Français tendent à apprécier les médecines douces  telles la phytothérapie ou la sophrologie. Et il faut avouer que les remboursements peuvent connaître une variation en fonction de chaque mutuelle. Le budget annuel restant à charge des patients s’élève à 10%.

Toujours dans le cadre des médecines alternatives, les médicaments naturels (tisanes bio, compléments nutritionnels) montrent une enveloppe de 17% pour les affiliés à une mutuelle ce qui constitue 30 milliards d’euros annuels. Pour le cas des achats de prothèses dentaires ou des lunettes, les Français participent à hauteur de 22%.

Remarque : pour tout l’ensemble des soins, la part à charge des assurés est d’environ 9% du budget de santé général (Assurance Maladie et complémentaires santé).